‹ Débuts de l'imprimerie [microforme]Chapitre 4 sur 14 · Histoire de Rhejngau (en allemand, Mayence, 1819, t · texte numérisé non relu

Histoire de Rhejngau (en allemand, Mayence, 1819, t

ei D. 156) cite l'extrait de vente de l'an 1508 d'après lequel

A cette antique imprimerie fut vendue la nême année : Ë par les frères de la vie commune à Frédérie Hewman

+ ou Hauman de Miremberg, imprimeur à Mayence. n ë Gutenberg ne put jouir longtemps de la pension qui Le : lui avait été accordée en récompense de services rendus is à l'électeur de Mayence et à son chapitre, car il mourut le au commencement de l'année 1468. 11 fut inhumé le | dans l’église des F anciscains, à Mayence, et l’inscripe. ü tion suivante, composée par Adam Gelth, rappelle au 5. e souvenir du visiteur la mémoire de celui à qui nous ; 3 devons les bienfaits de l'imprimerie :

: Fa In felicem artis impressariæ inventorum

ri es D. O, M. 8.

1, “ Joani Genstleisch,

+ Artis impressoriæ repertori, F "e A De omni natione et lingua optime merito, 7 # In nominis sui memoriam immortalem,

# Adam Gelthus posuit,

Ossa ejus ecclesia D, Francis: moguntiva feliciter cubant. Fe Sur l’heureux inventeur de l’art d'imprimer, n Consacré à Dieu, très bon, très grand, = À Jean Gensfleisch, Qui a découvert l’art d'imprimer,

Qui a bien mérité de toute nation et de toute langue, e ë Pour l’immortelle mémoire de son nom, $ Adam Gelth a élevé ce monument, Ses os reposent heureusement dans l’église de Saint-François, A Mayence,

Gutenberg est reconnu universellement aujourd'hui comme le fondateur de l'imprimerie, et la ville de Mayence comme ayant été le berceau de la typographie. De mème que l'honneur d'avoir donné naissance à Christophe Colomb a été réclamé, avec plus ou moins de raison, par une vingtaine de villes jalouses de la gloire de Gènes, et que le berceau d'Homère s'est vu disputé par sept villes, de même aussi l'honneur d'avoir été le berceau de l'imprimerie a été revendiqué par au moins quinze villes, Tour à tour Mayence, Strasbourg, Harlem, Augsbourg, Bâle, Cologne, Dordrecht, Fletri, Florence, Goude, Kœnisberg, Lubeck, Nuremberg, Rome, Venise, et même Bologne, Schelestadt et Russembourg ont prétendu qu’elles avaient donné naissance à l'imprimerie.

“ Mais l’honneur de cette découverte, dit Dupont que j'aime à citer, est resté à Mayence : les monuments de l’art, les documents de l'histoire, ie lui assurent à jamais.”

Après la mort de Gutenberg, quelques-uns de ses associés réclamèrent pour eux la gloire d’avoir découvert la typographie ; mais, comme le dit avec raison un bibliographe, “tant que Gutenberg a vécu, ni Jean Fust ni Pierre Schæffer n’ont dit un mot, dans la souscription de leurs ouvrages, qui put attenter à la gloire

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de celui qui, en leur communiquant sa découverte, avait fait leur fortune, Mais, plus tard et lorsqu'il ne redoutait plus les dénégations de (intenberg, Schæffer, dans des vues d’ambitions personnelles, chercha porter tout le mérite de la découverte à lui-même et à son beau-père, (Jean Fust, celui-là même qui avait si malmené Gutenberg), Cependant, sou fils, Jean Schæffer, dans la dédicace du T'ite-Live en allemand, présenté en 1505 à l'empereur Maximilien I, déclare que l’art d'imprimer fut inventé par Jean Gutenberg, en 1450, et ensuite corrigé par la réflexion, le travail et la dépense de Jean Fust et de Pierre Schæffer à

Mayence, d'où cet art s’est répandu dans tout l’univers.”

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