Mre G. Sropez, Th. Paris
les quatre autres épouses légitimes ont bien peu de chances d’y échapper, étant donné l’extrème diffusion du gonocoque dans le sexe masculin. |
Sur tout ce qui la touche de près, la femme est done laissée dans l'ignorance ; on occupe toute son attention à des sujets qui sortent de sa compétence. On la pousse dans une voie où elle sent elle-même le danger à chaque pas, mais, l’amour-propre aidant, loin d'avouer que la route lui semble dure et triste, elle continue de s’y enfoncer pour le simple plaisir de montrer à l’homme qui l’observe sans aménité, qu’elle est aussi adroite, aussi forte que lui.
Et ainsi ce mode d’élevage nouveau qui nous a donné des femmes-cochers, des femmes-politiciens, qui bientôt nous dotera, modernes amazones, de femmes-sergents de ville, nous donne en attendant un produit mixte,une sorte de femme-homme métissée moralement et physiquement de mâle et de femelle, qui de l’une garde la faiblesse et perd la grâce tandis que de l’autre elle prend la lourdeur sans en avoir la force.
La femme, vraiment femme, cet ètre frèle, délicat, fluet dont la légère et gracieuse présence se trahit dans le ménage par mille petits détails, cet ètre de luxe qui de l’homme d’humble condition serait le seul joyau, et du riche, le plus précieux des trésors, cette compagne idéale que chantent les poètes, tend à disparaître.
Elle s’efface peu à peu du tableau de la vie moderne, remplacée par une sorte de monstre dont on ne pourra même bientôt plus dire, si l’évolution persiste, qu'il possède un visage aimable.
Lavabre 5
Et cependant cette femme savante, cette précieuse ridicule qui se mue en harpie dès qu'on l’excite tant soit peu, reste d’une indéfinissable naïveté sur tout ce qui l’intéresse le plus vivement ;elle s'inquiète de toute science, elle affronte la politique, ne redoute point le droit, n’ignore rien de la médecine pour autrui et, pour elle-mème c’est en vain qu’elle chercherait dans cet arsenal de connaissances dépareillées une arme de défense; avec son aspect où se mèlent la joie du triomphe, la malice, l’orgueil satisfait, elle demeure comme par le passé, la dupe de cet être nigaud et inférieur : son
mari.
Il est toujours bien entendu que nous laissons iei de côté les exceptions ; je n’entends pas en effet examiner séparément chaque cas, mais bien une moyenne. Notre champ d’investigations est assez vaste, entre la femme du monde et la pauvresse. C’est de la jeune fille d’éducation et de rang moyens que cette thèse s'occupe.
Toute petite déjà, elle est soumise à cette bizarre formule qui veut que la femme ne soit dans son rôle vraiment, qu’en ignorant en quoi il consiste.
« En classe, dit fort bien un de mes prédécesseurs féminins, /a fillette a entre les mains un volume d'histoire naturelle. Elle y apprend et presque toujours avec un grand intérêt, quelques notions d'anatomie et de physiologie humaines. Elle connaît un peu le squelette, les
avpareils digestif, circulatoire, respiratoire et nerveux,
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mais là s'arrêtent ses connaissances sur la machine humaine ; U n'est pas question dans son livre, de l’appareil génital, puisqu'elle doit ignorer son existence (1). »
En effet, tout ce qui a trait à ce malheureux groupe d'organes est, par on ne sait quelle aberration, systématiquement éliminé des livres destinés à la jeunesse.
On va bien dans l’étude de l'anatomie, jusqu'aux reins ; quelques audacieux auteurs même, descendent en leurs ouvrages jusqu'à la vessie, mais c’est déjà, dans esprit général, un viscère si inconvenant qu’on n’oserait, sans provoquer une véritable insurrection, parler de son orifice naturel et de ses rapports.
Quant aux ovaires, à l’utérus, au vagin, je vous prie de croire que peu de nymphes de dix-huit ans en ont entendu parler : pour elles, les petits enfants viennent toujours dans les choux pommés : c’est à la fois comique et navrant, et l’on peut se demander si un mari n’est pas quelquefois tenté, lui qui pourtant en a souvent bien vu d’autres, tenté de pleurer le soir même de ses noces, en présence de l’état mental de sa tendre et par trop naïve jeune femme. |
| Elle n’est pourtant coupable en tout cela, que d’avoir accepté en pension, au lycée, l'éducation que reçoivent ses compagnes ; bon nombre d'ouvrages ad usum puerorum sont en effet un tissu d’inéxactitudes anatomiques et« d’à peu près » physiologiques exprimés en phrases risibles ponctuées de-ci de-là, de citations il-
lustres tronquées au bon endroit:en histoire naturelle,
1, Mu G. Sronez, Th. Paris, 1900.
op la liberté de la Presse s’arrête aux frontières de l’organisme reproducteur.
Tout ce qui a trait à la perpétuité de l'espèce, à ses devoirs, à ses risques, ce serait un scandale sans précédent que d’en effleurer l’oreille de nos demoiselles ; bien préférable est sans doute le moyen qui consiste à leur laisser faire à leurs dépens une cruelle expérience, sous la direction d'un mari copieusement étrillé lui-même au cours de sa très libre existence de garçon.
Pour la jeune fille, on estime qu’elle saura toujours assez tôt, et comme d’autre part on craint grandement qu’elle ne sache attendre en restant bien sage, on la marie jeune, très jeune, quelquefois à peine nubile, à un homme mûr et sûr, bien éreinté, de tout repos, dont le physique décrépit nous est une garantie que quelques amabilités conjugales mensuelles lui seront un travail suffisant pour lui ôter à jamais toute velléité de gaillardise hors du ménage. Ainsi pensons-nous affermir une famille.
Ce sénile prématuré la prend donc naïve et naïve il la maintient le plus longtemps possible, car, pense-t-il, «on n’est pas de bois», et si quelque jour (en admettant par extraordinaire que l’impuissance, le gonocoque et le tréponème l’aient jusqu'alors épargné) si quelque jour un malheur génital lui arrivait, mieux vaut naturellement pour éviter des scènes, que madame son épouse ne se puisse apercevoir de rien.
Comme on est toujours sûr de la discrétion du médecin de la famille, on a beau jeu.
Nous les connaissons tous, ces excuses ; qui de nous
NOT ne les a entendu cent fois répéter : « Cet écoulement, ce petit bouton, cette éruption, c’est à la suite d’un effort pendant mes derniers vingt-huit jours. Cet enfant mort et macéré, ces deux avoritements... ma femme a eu froid, elle a eu une indigestion ! Cette migraine, ces che-
veux qui tombent... arthritisme familial! »
Et madame croit, madame admet, madame a confiance et continue de croire à quarante ans comme elle croyait à vingt, et elle se laisse tromper, traiter, « retromper », et même, en fin de compte, enterrer avec sérénité.
Et si par hasard se sentant souffrante, elle a des doutes, quelque lecture, si de ce qu’elle éprouve elle s’ouvre à sa maman, comme celle-ci n’en sait pas plus long qu'elle, comme monsieur son père a le plus souvent précédé dans la carrière monsieur son mari et, par suite est tenu à une certaine réserve sur certains sujets, l’ignorance la plus crasse remplace peu à peu cette virginale innocence qui nous réjouit tant !
Vide de l'esprit, paix du cœur !
Joignons-y la plénitude du ventre, pour ceux qui aiment les familles nombreuses, et nous pourrons dire : Voilà le viatique de la femme ; c’est avec cette formule éloquente autant que fruste que l’on compte raffermir la famille qui s’effrite, dit-on, sous la poussée des idées nouvelles, et régénérer la race !
Marions donc nos filles, messieurs, fiançons-les en un tour de main à l’homme rassis ou au jeune homme
d'avenir qui veut faire une fin, et qui n'ont plus l’un et
2. 98 — l’autre de contamination à chercher hors du mariage, pour les avoir toutes subies depuis longtemps.
Des considérations pécuniaires seront le seul poids qui devra dès lors nous faire choisir entre ces prétendants de valeur morale et physique équivalente.
Ne prenons conseil que de nous-mêmes, et présentons à notre demoiselle le fiancé que nous lui avons choisi. Ne nous effrayons pas de son teint blafard, de ses yeux caves et ternes, de sa bouche au mobilier payable à tempérament, de son crâne morne comme la banquise. |
Ne soyons pas troublés à la vue de sés clavicules saillantes sous l’habit impeccable, de ce pantalon qui flotte lamentablement autour de ses cuisses étiques et torses, comme un drapeau en berne autour de sa hampe.
Il tousse, ce jeune homme ; bah ! qu'est-ce que cela ? Un peu de bronchite. Il a des amnésies intermittentes, des tics, des crises de nerfs : il est un peu nerveux, voilà tout, et si son frère a des crises de haut mal, ce n’est pas sa faute ; et Puis, et puis... vous finissez par nous ennuyer avec vos réflexions désobligeantes ; seriez-vous envieux, sinon jaloux ? |
C’est un parfait gentleman qui pianote agréablement, sait conduire, a eu des maîtresses à n’en savoir le nombre, et a mangé son patrimoine en moins d’un an ; il est bien tranquille aujourd'hui, pourvu d’ün bon conseil judiciaire ; bref, vous dis-je, c’est un parfait gentleman. Il cause fort bien de toutes choses et de bien d’autres encore ; ma fille l’a vu une fois cet hiver dans
un bal, et elle en raffole. Elle a COmpris tout de suite
que c'était pour elle un parti excellent et inespéré. Et voilà ! ce sera une victime de plus qui se sera laissée voler sa chance de bonheur, et le voleur, le fiancé qui se sait malade et le cache, qui.ne craint pas d’affronter le mariage en dissimulant des tares dont le seul soupçon suffirait à rompre tout projet, ce malhonnête homme qui sait d'avance que toute la vie il lui faudra feindre, ruser, mentir, subir le mépris de ceux qui savent, de ses amis de débauche même, cet homme a pour consommer son abus de confiance, des complices (complices plus ignorants que mal intentionnés, soit !) mais complices pourtant dans la famille de sa future femme elle-mème.
J'ai fait remarquer plus haut combien était délaissée la culture esthétique du jeune homme ainsi que son éducation morale. Ce relâchement de ses mœurs joint à son manque de goût, lui prépare un avenir de perpétuel souffreteux peu fait pour égayer son foyer le jour où il se décidera à en fonder un.
L'éducation morale, la culture de l’amour-propre et de la dignité personnelle sont affaire d'exemple familial, rien de plus. Mais l'éducation artistique, où la prendre ; tous les pères ne possèdent point l'instruction nécessaire pour redresser les erreurs de leurs enfants en matière d'art. Fort heureusement, nous possédons assez de merveilleuses productions des siècles passés
pour n'avoir pas besoin de donner du beau des des-
T0 criptions fort longues xc’est le musée qui fera cette éducation.
Pour le garçon qui quoi qu’on fasse, gardera toujours une liberté d’allures plus grande que sa sœur, c’est tout ce que l’on peut tenter ; mais, chez la femme, une autre étude s’impose : il faut réformer (et cela n'ira pas sans diflicultés) sa crédulité. Ce sentiment la perd en nombre de cas, et ce serait bien souvent lui donner contre elle-même et contre les autres une protection efficace, que de l’imprégner d’un peu de ce scepticisme dont Lersxiz disait qu’ « & gâte ce qu’il dit de bon en le portant trop loin ». ‘
Quelle œuvre utile,que la confection d’un opuscule, sorte de vade-mecum des jeunes filles à marier, dictionnaire des mots aimables et de leur équivalence au fond de l’âme de ceux qui les prononcent. Ces serments qui ont iraîné dans les coins, ces fadaises qui sentent encore le manuel de banalités mondaines dont on les a tirées une heure avant de les servir, perdraient vite la grosse valeur qu'ils ont toujours dans l'esprit des jouvencelles.
Plus méfiante quant aux discours, plus instruite quant aux apparences, la femme nous donnera enfin ce spectacle aussi nouveau que désirable, d’une créature sachant choisir son compagnon, sachant limiter son idéal mâle à des proportions saines, sachant enfin éviter ces deux extrêmes lamentables : Le mariage avec un belläre minus habens d'intelligence, n° ayant-d’ auire avantage à exhiber qu’une anatomie déformée par des
sports intempestifs, ou le mariage avec un raté qui
UT NDS masque adroitement ses bas-reliefs anormaux sous un bagout de placier en vins.
Cette sorte de mise en défense de son esprit, malgré son importance, ne saurait suffire à la femme ; ce n’est pas tout de connaître les autres, il faudrait aussi qu’elle se connût elle-même. Or, sur ce point, il n’est pas à l'heure actuelle un ètre à qui le y: savroy de Socrate soit plus étranger.
Elle ignore presque jusqu’au jour de son mariage, jusqu'aux plus grossiers détails de son organisation, et. une fois le mariage consommé, elle continue.
On ne peut même pas dire que sa constitution est pour elle pleine de mystères. elle l’ignore : elle n’en a jamais oui parler.
Comment dès lors lui faire à elle aussi un cours prophylactique qui la mette en défiance et la fasse réfléchir?
Les mêmes objections se présentent que dans l’édu-
cation du garçon; les dangers directs qui la menacent vers la puberté lui serontexposés quand ilen sera temps, étayés d'eux-mêmes sur la longue leçon de tous les jours que les parents lui auront donnée depuis son enfance, car iei encore je veux voir dans le père et la mère les éducateurs naturels de l'enfant, éducateurs accomplissant leur difficile mission avec d'autant plus de joie et de persévérance que leur amour paternel et maternel est plus profond.
Si, grâce à ce sentiment de pudeur si particulier à l'être humain, le rôle du père sera moins grand avec
la fille qu'avec le garçon, il n’en subsiste pas moins
tout entier, soutenant la mère de toûte son affectueuse autorité.
Certains peuples, comme les Anglo-Saxons, laissent à leurs filles une liberté d’allures qui nous étonne et même nous scandalise un peu. Je ne puis voir là un progrès car la jeune fille anglaise est pratiquement aussi ignorante que la Française. Elle n’échappe plus souvent qu’elle aux accidents visibles de l'amour (si l’on peut employer sans profanation ce substantif en une telle occurrence) que grâce à la froideur plus grande dont jouit l’homme du Nord, comparativement au Français. Cela n’empèche pas d’ailleurs quelques tendres oiselles de laisser des plumes parfois dans un : flirt » qu’il n’est pas toujours possible de maintenir éternellement platonique. |
Voilà donc sur quoi je fonde l'espoir de régénérer ou plus simplement d’épurer la race : enseignement esthétique, physiologique, naturel, de l'enfant quel que soit son sexe, el depuis l’âge où il est en état de le comprendre ; relever en même temps son niveau moral en l'arrachant aux promiscuités louches. Au moment opportun, cet enseignement sera complété par une incursion dans le domaine de la pathologie ; il ne comportera pas de termes ambigus, pas de pudibonderie déplacée, pas de silences inquiétants ou. aguichants à des endroils déterminés.
Si l’on veut élaguer, si l’on veut forger une anatomie de salon, une physiologie de fantaisie, drapées de feuilles de vigne, et où chaque orgäne ne serait nommé qu'avec force circonlocutions, en un mot, si l’on ne veut pas
tout dire, autant vaut ne rien dire du tout et continuer à faire de nos filles et de nos garçons de grands niais et de petites sottes voués avec leur descendance à toutes les tares imaginables.
Si, pour atteindre ce but je persiste à réclamer le concours entier, primordial, de la famille, c’est que sans lui l’enseignement de l’école reste une incompréhensible absurdité ; c'est que lorsque l’exemple ne vient pas du foyer familial, je crois qu’il est inutile d’espérer. Je n’en veux pour preuve que la lutte inégale que quelques hommes d'élite ont entrepris contre l'alcool.
Quel résultat a-t-on obtenu depuis vingt ans ?
Il est puéril d’escompter l’effroi causé par l’exhibition dans les écoles primaires, de ces tableaux en imagerie d'Épinal où, grotesquement, voisinent un foie cirrhotique, une moralité de mirliton et un électeur fètant Bacchus à plat ventre dans le ruisseau.
Et encore, pour ce qui est de l’alcoolisme, ce jumeau de la syphilis et de la tuberculose, nous avons le pouvoir d’user, pour faire entendre la voix de la raison, de moyens de coercition. Si nous ne les employons pas, c’est que nous ne le voulons pas.
Mais pour la syphilis elle-mème, pour la neisseriose, ‘puisqu'on a donné ce nom avec raison à la gonococcie, quelles mesures administratives inventer qui les puissent juguler ? Il n’en est point et d’autre part, il n’est pas d'artiste, pas d'imagerie, si schématisants soientils, qui puissent affronter ces sujets sans être taxés
de pornographie, voire de sadisme |
Fecunda culpæ sœcula nuptias Primum inquinavere et genus el domos.….
Horace. Ad Romanos.
Le principe admis de la nécessité de prévenir filles et garçons, il faudrait encore, sous peine de passer pour un songe-creux, essayer d’en tirer une conclusion.
Ce n’est pas comme on le pourrait croire une affaire d'appréciation personnelle, car ici nombre de sentiments, d'intérêts, de préjugés élevés à la dignité de Code de morale et de bienséance, peuvent être ébranlés d’un coup.
On hésite en général à entrer dans une lutte où l’on se devine des adversaires supérieurs en nombre et aux arguments desquels on craint de ne pouvoir toujours répondre avec assez de promptitude et d’à-propos, d’autant que, de ces arguments, certains sont au moins inattendus.
Dans l'esprit du plus grand nombre, un enseignement n’est complet qu'autant qu'il a été saisi. Or,ce critérium de l'utilité des leçons c’est l’examen, examen de fin d'année, de fin d’études. Sous quelle forme se présentera en l’espèce, l'examen attendu ? I] est bien
évident qu'il ne saurait S'agir ici d’un interrogatoire
cd LS | PRO
médical ou autre se répétant tous les ans à la veille des vacances jusqu'à la majorité ou l’émancipation de notre progéniture. Non, iei le seul contrôle possible est essentiellement pratique.
Oh ! ne criez pas encore au scandale ; il ne s’agit de rien moins que d’un conseil de révision familial ayant pour examinateurs le père et la mère flanqués du medicus familiaris ; pour patients, les fils et les filles.
C’est seulement au moment du mariage que pourrait intervenir une telle formalité dont l'utilité n’est malheureusement pas à démontrer.
Or je n’ai pas la prétention de rendre honnête ét vertueuse l’humanité tout entière simplement par un enseignement naturel et par le développement des connaissances anatomiques. Si beaucoup d'individus tirent de cet enseignement un bénéfice moral et physique, il est hors de doute qu'un grand nombre me traiteront d’évangéliste, d’illaminé et continueront à se jouer des familles et de leurs enfants en leur apportant comme par le passé dans la corbeille de mariage, outre quelques bijoux à valoir sur la dot, les honteux et redoutables reliefs d’un passé de débauche et d’abjection.
C’est ceux-là qu'il importe d'empêcher de nuire, c’est à ceux-là qu'il convient d’appliquer une sanction efficace, et la seule qui soit possible dans le cas qui nous occupe, est une visite médicale dont le résultat sera consigné par écrit. Je veux nommer ce ‘certificat de santé, cette patente nette qui fut proposée il y a nombre d'années par plus d’un médecin qu’effrayaient
alors déjà les progrès de la syphilis et de la tuberculose.