‹ Déchéance Sociale et ÉducationChapitre 9 sur 28 · Mae pe Sragc. De l'Allemagne, tome 4, ch. XIX · texte numérisé non relu

Mae pe Sragc. De l'Allemagne, tome 4, ch. XIX

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elle ne donne rien du tout, mais en revanche elle reçoit, le plus souvent, des gages d'amour d’une durée bien supérieure à celle de cet amour même. Mais, de ce triste retour des choses d’ici-bas l'écrivain n’a cure ; trop de réalisme déposséderait Cupidon de son prestige et jetterait le trouble dans les scènes pathétiques et le discrédit sur l’ensemble de l'ouvrage. C’est donc sur ce fond romanesque que la jeune fille bâtit ses projets d'avenir et va comme une aveugle au-devant de désillusions et, chose plus grave, de véritables désespoirs, sans même soupçonner leur existence.

« On ne lui enseigne pas, dit Mme G. Sropez dans sa thèse, que sa santé est menacée chaque jour par de nombreux dangers, plus nombreux pour elle que pour l'homme, de par sa grande fonction générairice ; On ne lui indique pas les moyens de lutter contre ces dangers (1). »

D’après ce que nous savons du jeune homme, de son éducation et de ses mœurs aujourd hui, je crois pouvoir affirmer, et c’est triste à dire, que le plus gros des dangers qui menacent la femme c’est encore le mariage et les malheurs qui, à notre époque, deviennent pour la femme mariée l’apanage presque normal et admis de ses fonctions d’épouse. | |

Il est en effet peu rassurant de voir établi par la statistique que, sur cinq femmes mariées, une est syphilisée par son époux. Pour ce qui est de la blennor-

ragie et de ses redoutables conséquences, je crois que

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