Brouarpez Le martage
ne fes tout, être légalement voué à l'avortement thérapeutique !.
Certains des États d'Amérique semblaient l'avoir compris il y à quelques années en proposant la castration des criminels récidivistes ; c'était, si je m ose ainsi exprimer, couper le mal par la racine. Depuis, celte phobie des dégénérés s’est adoucie, on laisse à nouveau ces messieurs s’unir et faire souche comme par le passé.
C’est tout juste si l’on ne stimule pas les condamnés à mort en vue d'obtenir d’eux avant leur exécution quelque vigoureux petit rejeton susceptible de remplacer quelque jour son papa sur les bancs des tribunaux.
Quant à nous autres Français, âmes tendres et pleurnicheuses, notre façon de voir nous fait considérer avec horreur tout procédé de répression, et la castration plus encore que tout autre. Dans un homme abject, nous voulons encore voir un homme, mieux encore, un homme malheureux que nous considérons comme une victime dominée toute sa vie par la fatalité de son instinct, de son atavisme morbide ; cet infortuné commet-il quelque crime atroce, nous en géluissons sans sévir autrement que par un séjour de quelques semaines dans la tiédeur ouatée d’un asile, juste le temps de guérir la crise... et d’en préparer une autre à laquelle nous opposerons le mème traitement.
Ce n’est plus dela justice, moins encore du châtiment, c’est du vaudeville en attendant que cela devienne franchement de la pitrerie.
Nous savons maintenant quelle influence profonde
ont sur l'individu lies malformations congénitales ou
acquises, de quelle empreinte elles marquent sa vie de relation, ne les laissons donc pas se perpétuer à plaisir. Tuons le mal avant même qu’il ne soit en œuf, et plutôt que d'employer des moyens qui transformeraient aux yeux des moins prévenus le médecin en délateur et l’accoucheur en exécuteur des hautes œuvres, faisons appel à l’instruction, à l’édueation rationnelles, à la confiance en la parole et en l'expérience du père et de la mère.
Ne marions nos enfants qu'avec quelque chance de bonheur et de prospérité et surtout, sans craindre qu'ils nous restent pour compte, ne les marions pas trop jeunes. Méditons cette parole de HurELAnND :« Les parents qui marient leurs enfants trop jeunes, leur inoculent la vieillesse. »
Déniaisons, puisque ce mot est admis dans plus d’une circonstance où son rôle est bien moins indiqué, déniaisons l’esprit de nos jeunes filles, arrachons de toutes nos forces de l’âme des mères cette tolérance basée sur je ne sais quelle folie, et qui profite au futur mari tout seul, à savoir que « l’on se marie quand on a jeté sa gourme en cent nuits de débauche, quand on a sans mesure ‘profané l'amour, abusé de l’innocence, épuisé ses forces et son honneur dans des ‘unions impures ; qu'on apporte au nouveau foyer des sens émoussés et un cœur flétri,qu'on ne donne à sa jeune et naïve épouse que les restes d'un amour honteusement. gaspillé aux
quatre vents du ciel el des serments déjà prêtés et toujours violés(1). »