‹ Déchéance Sociale et ÉducationChapitre 24 sur 28 · Surezen Médecine et hygiène devant la morale · texte numérisé non relu

Surezen Médecine et hygiène devant la morale

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Loin de nous montrer ravis de la précocité des jeunes gens et de nous extasier à la première chaude pisse d’un garnement de quatorze ans, empêchons-les de se vanter de tels antécédents, efforçons-nous de pousser les parents à se montrer plus sévères :.de leur volonté dépend l’avenir de leurs filles.

Qu'on ne vienne pas surtout invoquer ce prétexte invraisemblable, qu’il est impossible d’inculquer au garçon le respect de lui-même et de l’habituer à rendre sa raison maîtresse de ses instincts. Ne croyons pas en outre qu’en pareille matière un speach moralisateur, une capucinade décousue prêchés au lycée un jour de Saint-Charlemagne, parmi la chaleur communicative des banquets, puissent avoir une influence sérieuse.

À dix-huit ans, en général garçons et filles sont malicieux, ces dernières surtout. On pouffera au nez du. frater en habit à queue de morue qui viendra raconter des histoires de malades et dévider,devant un auditoire impatient de gagner la porte, des kilomètres d’une éloquence indigeste et médicale. On se tordra huit jours en y repensant ; on esquissera quelques caricatures

‘absurdes qui feront la navette derrière les pupitres, et ce sera tout.

Nous verrons toujours, au jour des fiançailles, le garçon vérolé et la fille ignorante comme devant.

Cette amicale condescendance que nos fils nous connaissent pour leurs écarts, parfois leurs vices, les encourage à y persister. Point n’est besoin d’être un profond penseur pour prévoir les suites de ce iong entrai-

nement moral ; les débordements permis avant le ma-

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