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les Communautés à changer leurs usages, les choses resteraient au chœur de la Paroisse, comme elles étaient avant la Visite. Maison ne l’invitait pas à y revenir. Et on lui écrivait cela, après lui avoir dit dans son Mémoire abrégé qu'on lui avait adressé dans sa Visite, que des ignor ants trouvaient mauvais que le Séminaire voulût être maître dans son Eglise ; et l’on expliquait plus cluirement quels étaient ces ignorants, en disant à Monseigneur, dans la Lettre qui accompagnait le Mémoire, qu'il avait jusqu'alors ignoré nos droits. On l'accusait dans ce Mémoire d’avoir usé de Voies de fait dans notre Eglise. On lui prescrivait dans la Lettre d'envoi, des conditions pour sa rentrée, savoir qu'il reconnaîtrait que cet état des choses serait sans préjudice aux droits du Séminaire ; qu’il ne durerait que jusqu'à la Visite de l’année suivante, et qu'il ne subsisterait jamais pour le successeur de l’'Evêque de Telmesso : c’est-à-dire, qu’en voulait faire avouer d'avance à cet Evêque, que jusqu’alors il avait eu tort ‘ans cette affaire qu’on venait de déferer à Rome; et qu’on cherchait à le compromettre pour l’avenir. Après cela est-il surprenant que l’honneur l'ait empêché de revenir à notre Eglise ? D'ailleurs, s’il y fut revenu le Dimanche suivant, croyant trouver les choses dans le même état qu'avant la Visite, il aurait été
trompé ; car le Trône n'avait pas été replacé, vu, disait-
on, l'opposition des Marguilliers. Muis comment imputer à ceux-ci seuls d’avoir ôté le Trône, quand on écrivait à Monseigneur, en lui enyoyant le Mémoire, que le temps de son absence pendant sa Visite, nous permettait d’ôter le Trône avec moins d'éclat ?
Après tout, quand on aura prouvé que Mgr. de Telmesse a usé de Voies de fait dans notre Eglise, il sera temps
d'examiner si véritablement elles méritent ce nom, et si
elles peuvent être comparées à celles dont il se plaint de notre part. En attendant je vais poser les Maximes que j'ai annoncées au commencement de ces Observations.
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I Maxime.
Il faut obéir au Pape.
Le Pape ayant donné à Mgr. de Telmesse l'autorité nécessaire pour gouverner le District de Montréal, ordonne par là même au clergé et aux Fidèles du même District, de le reconnaître pour leur chef, tenant à leur égard la place de l'Evêque de Québec ; et de l’honorer et lui obéir en ceïte qualité. Cet ordre du Souverain Pontife nous étant clairement manifesté par notre Evêque ; c'est une obligation très étroite et très importante de l'exécuter fidèlement ; et par conséquent ceux qui refusent de s’y soumettre sans raison légitime, péchent trèsgrièvement. Or les raisons que l’on prétend avoir, sontelles réelles ? sont-elles assez grandes ? C’est ce que nous n'avons pas droit de décider. Nous avons seulement le droit d'exposer ces raisons au Pape; c’est à lui seul de décider ces doutes, et de dispenser de l'obéissance, s’il le juge à propos.
Et qu'on ne dise pas que le Bref du Pape est contraire aux Canons ; que le Pape lui-mêmé est soumis aux Canons, et obligé d'y conformer ses décisions. Pour réponse, je me contente de transcrire les paroles suivantes de Muzzarelli: ‘ Est-il quelqu'un assez peu logi- ‘“ cien, pour unir ensemble ces deux idées, d’une puis- “ sance plénière,suprême et unive:selle dans toute l'Eglise, “ conférée par J.-C. au Pontife Romain, et de subordina- & tion, comme sujet aux Canons, non-seulement des Con- ‘ ciles, mais encore des Provinciaux, pour ne pas dire “ des Diocésains ?' Muzzarelli, l'origine de la juris diction des Evêques dans leurs Diocè es, page EG.
IT MaxiME.
Il faut obéir à l'Evêque.
L'obligation d'obéir à l'Evêque et de lui être soumis, est certaire et importante. Pour s'en dispenser, il faut
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