‹ Déclaration et observations presentéesChapitre 31 sur 36 · Des Parlements de France · texte numérisé non relu

Des Parlements de France

On fait valoir contre nos Evêques l'autorité et la conduite des Cours de Parlements. Mais en France même, on regardait l'autorité des Parlements comme opposée à l’autorité de l'Eglise. En effet, sous prétexte d'Appel comme d'abus, ils s’emparaient des causes du for Ecclésiastique, et décidaient contre les Evêques et les Abbés, en faveur de leurs inférieurs. Les Evêques étaient heureux que le Roi prît leur cause en main, et cassât les sentences des Parlements.

Les Parlements, disait-on ici autrefois, avaient pour principe de protéger les inférieurs contre leurs Supérieurs, les Religieux contre leurs Abbés, les Curés et les Chanoines contre leurs Evêques; les Marguilliers contre leurs Curés ; et en général les Laïcs contre les Ecclésiastiques. Comment donc leur Arrêt peuvent-ils être des modèles de justice à suivre ?

(1) C’est Jules II qui proscrivit la Pragmatique, et Léon X qui mit en force le concordat. t J. J. Ev. de T.

(2) Ce n’est pas à Alexandre VIII, imais à Innocent XII, que Louis XIV, ércit ainsi. t J. J. Ev. d&T.

(3) Il n’y est pas parlé de décliration, mais d’ordres donnés. t J. J. Ev. de T,

(4) En joignant Clement XII et Benoît XIV, aux quatre autres Papes, ci-dessus nommés, ce ne sera pas moins de six Papes qui ont donné leur sentiment contre la. déclaration. t J. J. Ev. de T.

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