LES BALLSTHADHS ET LES BAL<;ONS
français : ce sont des baliislindes ainsi tracées qni conronnent les chapelles absidales de la calhédrale de Léon en Kspagne et des tracés analogues, quoique plus compliqués, ont été adoptes pour les appuis à la base du clocher de l'église Saint-Pierre de
Fi(,', 113. — Appui crjtiliiiii ru piorri' ù lu hui^i^ ifcs cimiblcs du lu rnlIiC-iIrulR <]c Paris.
(laen ; à la cathédrale de Tréguifr, les g.ileries à deux étages du transept, qui datent du xiv'' siècle, ont aussi leuis appuis ajourés eu forme de quatre lobes (lig. 114) : un reconnaissait l'utilité des appuis pour les circulations intérieures. Dans les châteaux, l'appui lit pai'lie du chemin couvert et fut construit en pierre sur mâchicoulis quaiul la forlilicalion permanente remplava les hourds mobiles en bois iChàteau de Snlly, Loirell.
l.'Arl spiiliijué au-r Mi^lifrx. — I. n
194 DliCOIl DI-: LA PIEHHE
Au xv** siècle les appuis sont, comme les meneaux des croisées, soumis à des tracés linéaires 1res ingénieux mais aussi 1res compliqués. On en fail emploi généralement pour les chapelles basses, qui sont comprises entre les contreforts des basses nefs, comme on le voit aux églises Sainl-Gervais et de la Trinité à Falaise.
A Téglise Saint-Michel de Bordeaux, oîi la disposition des couvertures basses nécessitait une surveillance active à cause de la multiplicité des cheneaux, les balustrades ajourées se poursuivent sur lout le périmètre et, sur les pignons du transept, elles sont portées en encorbellement afin d'élargir le passage.
A Tancienne cathédrale de Hazas, dont le portail est du XIII'' siècle, on refit, à la fin du xv"* siècle, les contreforts de la façade et le remplissage de la rose. La balustrade qui couronne le portail date de cette époque.
Ces tracés se maintinrent au début du xvr siècle, comme on le voit à la chapelle du Saint-Ksprit de Rue (Somme) dont la décoration, extrêmement riche, éveille le souvenir de Fornementation adoptée vers la même époque dans nos provinces du Nord, en Espagne et en Flandre.
Les balustrades de la galerie intérieure, à la cathédrale de Séville sont, comme celles de nos cathédrales françaises, à réchelle humaine, et composées comme les nôtres de grandes dalles ajourées que renforcent de ])etits piliers. Une disposition analogue existe à l'église de Sainl-Jean-des-Hois de Tolède. Les balustrades de la grande tribune des orgues n'existent plus, mais celles des tribunes de la nef et du chœur sont encore en place, et leur décoration ajourée est d'une extraordinaire richesse. Ces tribunes sont isolées les unes des autres, et, dans les travées intermédiaires, c'est une ciéle, dentelée à jour, qui les réunit.
La même richesse est à signaler dans les jubés qu'on édifiait simultanément vers la fin du xv'' siècle, à Troyes, dans Téglise