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clochers français édifiés aux xii** et xiii*" siècles. C'est une œuvre moderne dont la décoration caractérise bien notre école contemporaine de sculpture.
Après avoir étudié la décoration des supports, il importe de faire une étude des ouvertures ménagées dans les supports continus, dans les murs, soit pour Taccès des salles, soit pour leur éclairage et où les colonnes et les arcs interviennent encore.
1" Portes à linteaux et chambranles (Antiquité).
Les supports conlinus comportent nécessairement des ouvertures, dont le mode de construction s'accorde avec celui des supports. Le système le plus simple, employé dès la plus haute antiquité, consiste à interrompre les assises du mur dans la largeur de la porte, qu'on limitait par deux piédroits monolithes, supportant une traverse horizontale ou linteau.
Les monuments les plus anciens de TEgypte témoignent de l'emploi, pour ces piédroits et linteaux, de matériaux lapidaires (calcaire, grès ou granit). Cependant, si Ton considère les portes figurées sur les parois des salles funéraires (mastabas) d'époque memphite, il semble que la construction reproduite soit une construction en charpente, mettant en (cuvre des poteaux et des traverses.
Dans les premiers temples dé Tlièbes (temple de Gournah) (fig. 54) les piédroits de la porte sont monolithes comme le linteau. C'était un moyen de bien accuser la fonction des supports adossés aux assises du mur. Dans des monuments moins soignés, par exemple au temple de Wady-Seboua, les piédroits sont construits par assises comme le mur. II en est de même pour les monuments d'époque romaine, en Egypte, notamment pour la porte du petit temple de Médinet-Abou, édifié sous Ptolémée Lathyre, pour celle du grand temple d'Edfou, commencé par Ptolémée Evergète I^' et pour la porte du grand temple de l'île
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de Philae. dû à Ptolémée Philomelor. Lorsque les portes étaienl exlérieiires, elles s'annonçaient toujouis au loin par des tours quadrangulaires ou pylônes : ils encadraient la porte couronnée.
comme les pylônes, par une grande corniclie à profil de gorge, tels qu'on les voit à l'entrée du li>m])Ie de Louqsor.
La goi^e est justifiée par l'abri qu'elle donne à la décoration qui se développe généralenienl dans le sens du membre d'arcliilecture auquel elle s'applique. Les piédroits ont leur décoralion, le linteau a la sienne : la première se développe en hauteur par