AIIMES DÉFENSIVES DU XV® AU XVIII® SIÈCLE
Louis XIV enfant et celle qui fut offerte au jeune duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, par la ville de Nancy.
La même évolution se produisit en Espagne. L'Armeria de Madrid est riche en armures équestres du xvi® siècle ; les unes simples, d'autres extrêmement riches comme Tarmure que portait Charles-Quint pour son entrée à Tunis et qui s'accordait avec un harnais de parade à écailles d'un admirable dessin.
Cette belle armure comporte principalement un décorde côtelures qui, prolongées sur le plastron et sur les brassards, en accusent l'ajustement parfait (fig. 123).
Une autre armure de Charles-Quint, qu'on date de 1543, est traitée k peu près de même ; une jaque de velours a remplacé la jaque de mailles ; quant au cheval il ne conserve du harnais de guerre que la têtière et les bardes de crinière et de poitrail.
En Espagne comme en France, c'est l'armure blanche, Tarmure de fer poli, qui donne la mesure de la perfection dans l'exécution.
On en peut juger par celle de don Juan de Padilla, celui qui souleva les Communeros contre Charles-Quint et fut exécuté en J522.
L'armure de Gonzalve deCordoue, l'adversaire de Charles VIII en Italie, a presque la même forme et laisse à peine apparaître le semis d'ornements gravés qui enrichit la surface.
Parmi les nombreuses armures de Charles-Quint, il en est une dont les grandes surfaces polies ne sont enrichies que sur les rives d'une sorte de dentelure gravée. Le même ornement se répète sur un bouclier rond qui complétait l'armure.
Les artistes qui travaillaient le fer au repoussé n'avaient pas toujours la même réserve.
A partir du xvi® siècle c'est par le luxe, plus encore que par la beauté du décor, que se distinguent les armures dont le caractère défensif est de moins en moins compris et dans lesquelles les
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garnitures d'éloffe commencent à joner un rôle : elles débordent du colletin, des spalières, des cuissards et forment, oomme sur l'armure de Philippe III offerte par la ville de Pampehme, le complément d'un vêlement d'apparat.
Il en est de même de la décoration des casques qui en se
Fig. lîT. — Casqiie de Dun Juan d'Autriche, à vrnîtTC formant tëti; d'uif^eau. Armeriade Madrid.;
compliquant exagère souvent le luxe aux dépens du goût et de l'art véritable.
Ainsi le décor d'un cabasset de Ferdinand le Catholique est un exemple de Tapplicalion d'un ornement souple à une forme traditionnelle qui caractérise l'un des modes de défense de la lète, tandis que le décor d'une bourguignote de Charles-Quint, cou* verte d'épisodes de batailles exécutés au repoussé, n'éveille en rien l'idée de défense et, malgré le talent du ciseleur, prête à la critique.
("est une concession à la décoration italienne traitée sans