LE CL'IVHI- ET LE H H ONZE
sont remplacés par des outils en ter. Dès le premier hallage, il est nécessaire de recnire conlinuellemeni le métal pour éviler récrouissage.
Les assemblages ont été faits de dillerentes manières
on les
a réalisés d'abord par coutures en juxlaposanl les feuilles et en
opérant sur les feuilles assemblées par la brasure du cuivre jaune additiouné de borax et fondu au chalumeau après échauffemenl au rouge de la pièce.
Aujourd'hui on se sert de la soudure autogène en faisant seulement quelcpies points de suture. La soudui'e est continuée sans interru])lion en suivant les joints.
On utilise la chaleui- de racétvlène ou de Ihydroîrène combiné avec Foxv-
iter ToxNda-
,Fig. 83. — Reliquaire de la Couronne d'Épines, à N.-D. de Paris (Composition de VioUet-le-Duc. exécution de Poussielguc .
tion du cuivre on fait apport dun fil de cuivre dans lecpiel entre un réducteur comme
le phosphore. Le cuivre est si bon conducteur (piil faut échauffer
foute la pièce.
Lorscpie le travail est assez délicat pour nécessiter la ciseluie
au repoussé on garnit les évidements intérieurs, correspondant
aux développements du métal de la face, en mastic de fontainier
additionné de graisse et de goudron.
Un autre procédé, celui de la ciselure dite " arrachée ». résulte
du reperçage fait au ciseau et donnant un relief d'épaisseur
appréciable. Le procédé, peu coûteux, donne d'excellents elfefs
APPLICATIONS D[ CLIVHi: MARTELE A LA STATl AIRE
lorsqu'il est complété par la ciselure icihorium du maître-autel et abat-voix de la chaire à la basilique de Montmartre).
Lorsque les pièces sont de très grandes dimensions, comme celles exécutées pour le Grand Palais des Beaux-Arts ou pour le pont Alexandre, il est indispensable de diviser le modèle en
Fi^. si. — Figures en cuivi-e l'epoussé, ornant la souche de la flèche de Notre-Dame de Paris. Composition de VioUet-le-Duc, exécution de Mondait.
pièces tondues séparément qu'on assemble ensuite. On a réalisé ainsi en feuilles n'ayant pas plus d'un millimètre ou un millimètre et demi d'épaisseur des figures et même des groupes de dimensions colossales, formant le couronnement de combles.
Au milieu du xix'^ siècle, lorsque l'art du Moyen Age fut remis en honneur, des artistes tels que Lassus et ^^iollet-le-Duc firent revivre le procédé de martelage du cuivre. Ils eurent pour collaborateurs des orfèvres, tels que Poussielgue.
LE CUIVKE ET LE BRONZE
Sans don le les premiers essais, par exemple la châsse de sainte Radegonde par Lassus ou le reliquaire de Notre-Dame de Paris par ^'iollet-le-L)uc (fig. 83), nous apparaissent un peu trop comme des pastiches du Moyen Age.
Paul Haiitlrv au
icui\i-c marlelcde la (lloire, couroiinaiil k' tcunbeau di im('li(''i-e du Pèro-Lachaise. iSMivre trAnInnin Mercii'.
Il faut, pour apprécier ces ouvrages à leur valeur, se rappeler (jue depuis la lin du xviii" siècle la tradilion française t^ail rompue et qu'il était douhlemcnl méritoire de la reprendre en composant des ouvrages dont la composition s accordait avec la destination, et qui liraient de la technique du métal leur piiucipal effet.
APPLICATIONS DU CUIVRE MAHTELi: A LA STATUAIRE
CV'sl au plombier Moiuluit que revient 1 honneur d'avoir rétabli dans ses ateliers ce travail de martelage dont on lit la première application pour la flèche de Notre-Dame, reconstituée par ^'iollet-le-Duc (11g. 84 1.
Fig-. 86. — Statue eu cuivre martelé de saint Michel, couronnaut la llèche de l'église du Mont-Saint-Michel. ( Suivre de Frémiet.
Depuis cette époque, les meilleurs parmi nos statuaires, Mercié et Frémiet, comprenant la valeur de ce procédé de travail, n'hésitèrent pas à lui fournir des modèles d'un beau caractère et parfaitement appropriés à la technique.
La Gloire (fig. 85) qui couronne le monument funéraire de Baudry au cimetière du Père-Lachaise est un chef-d'œuvre aussi