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surtout chez les Grecs. Dans une- série de nomenclatures de noms divins que je publie au tome [II du Spicilége de Solesme, p. 427, parmi les noms du Christ, se trouvent les suivants, ainsi rangés : oüc, voÿs, Xdyos, mveüux. M. Boissonade a publié une de ces listes, où les mêmes noms se rencontrent (Anecd. Gr., t. IV, p, 460) et il renvoie en note à Tertullien et à d’autres auteurs. Un formulaire latin des noms du Christ, publié par Arevalo à la suite de son édition de Sedulius, renferme ce passage : Leo, quia rex. petra, quia firmamentum. flos, quia electus. propheta, quia futura revelat. sprritus enim sanctus non est patris tantuminodo spiritus, sed patris et filu. Cette dernière phrase, évidemment défectueuse, pourrait se compléter ainsi : Spiritus etiam : Sanctus enim non est Patris tantummodo Spiritus, sed Patris et Filir. »
P.18. Ce titre de serviteur de Dieu... semble imdiquer.… l'adoption de la vie religieuse.
Pour établir cette proposition, même avec les prudentes restrictions dont je l’ai entourée, j'aurais besoin d’une discussion plus étendue que ne le comporte cet essai. La formule famulus ou servus Dei est au nombre des expressions auxquelles l’usage chrétien des premiers siècles donna à la fois l’acception la plus étendue et un sens tout à fait restreint. [l en est de même des mots ecclesia, papa, apostolicus, abbas, etc... Je me contenterai de citer ici, à l'appui de mon assertion, deux phrases tirées de la charte de fondation d’un monastère dans le diocèse de Vaison, en 683, c’est-à-dire à une époque encore rapprochée de celle où dut vivre saint Suron. « Eo modo » servorum Dei monachorum culminis fastigia alta proceritate attol- » luntur... si cum Petro Apostolo sanctis ovibus pascua præparamus. » unde ipsi servi Dei delectentur. » (Copie du x siècle aux archives des Bouches-du-Rhône, communiquée par M. Delisle:) J'ajoute ici, puisqu il est question de saint Suron, le texte dont j'ai parlé, p. 15, et où se trouve la mention des reliques de ce personnage : « 4205.
» Inventio reliquiarum Sancti Taurini, tempore Philippi Regis Fran- » corum, et tempore Lucæ, episcopi Ebroïcensis, et tempore Johan- » nis, abbatis Sancti Taurini; et corpus prædicti Sancti Taurini in » cute cervi jacebat, et corpus Sancti Syrini in quodam pallio, et » multæ aliæ reliquiæ cum illis. » Le manuscrit latin 4861 de la Bibl. Imp. a été copié, dit M. L. Delisle, dans l'abbaye de Fécamp, ou d’après un manuscrit de cette abbaye. A la fin se trouvent de courtes annales auxquelles, dans le cours du x siècle, diverses additions ont été faites, par un ou plutôt par plusieurs moines de saint Taurin. — Le texte que nous venons de citer est de ce nombre.
P. 16. Le monogramme de Cluldebert... rend une autorité singulière à des combinaisons du même genre, émanées de Clovis Ier et de Clotaire I‘, etc.
Il s’agit ici de deux monogrammes, l’un de Clovis [*, l’autre de Clotaire Ier, placés au bas de deux chartes souscrites par ces princes, en 497 et 526, en faveur du monastère de Moustier-Saint-Jean au Tonnerrois. Le fac simile de ces monogrammes fut publié à la suite du texte des chartes qu’ils servaient à confirmer, par Pérard, ÆRecuerl de plusieurs pièces servant à l'histoire de Bourgogne, Paris, 1664, fo pp. 2 et 3, et c’est là que Du Cange les a pris pour leur donner place sur Ja planche qui accompagne le mot Monogramma dans son Glossaire. Ces deux chartes qu’on voyait à la Chambre des comptes de Dijon, et qui n'existent plus, ont été discutées par les éditeurs du Nouveau recueil des chartes et diplômes, et ceux-ci se prononcant en faveur de l’antiquité du texte, concluent à reconnaître, dans les documents recueillis par Pérard, au moins d’anciennes copies des monuments originaux (t. 1, p. 80, n. 4). S'il en est ainsi, on admettra sans peine que, suivant l’usage, le copiste, après avoir fait la transcription de la pièce avait imité les monogrammes placés au-dessous. Nous donnons ici notre monogramme de Childebert, entre ceux de son père et de son frère, après avoir restitué celui de Clovis L®, de manière à y comprendre toutes les lettres de son nom. J’y joins,
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d'après la charte authentique de Clovis IT de l’an 653, le moncgramme de ce dernier prince (V. N. de Wailly, Zléments de paléographie, pl. XI), non précisément tel qu’il est tracé sur la charte par la main tremblante et indécise du Roï, mais tel qu’il devait être formé, quand on voulait donner à ce signe un aspect correct et monumental. On verra avec quelle régularité le nouveau monogramme de Childebert vient se placer dans la série de ces combinaisons, où la croix qui domine d’abord devient ensuite un acces soire, pour reprendre son importance dans le Signaculum de Charlemagne. ( V. N. de Wailly, tbid., pl. XII.)
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