Nympluea Lotus, (—M
sent pas la moindre trace d'hostilité. Je ne puis m'empécher de croire que la conduite des naturels dépend beaucoup de celle des voyageurs. Arrivée à Gondokoro, dont au moyen d'observations astronomiques je fixai la position : latitude 4" 55' N. Longitude 3P46' E. (méridien de Greenwich'}.
Gondokoro vaut mieux que lès marécages dont nous sortions. Le sol en est ferme, et élevé d'environ vingt pieds au-dessus du niveau du fleuve. Les montagnes dans rarriëre^plan récréent la vue fatiguée par les surfaces plates des bords du Nil Blanc; et après un voyage long et ennuyeux, on salue avec joie ces petits villages disséminés sous les arbres verts qui animent le paysage. L'endroit où nous sommes était autrefois une station missionnaire; on voit encore les ruines du poste et de l'église de briques, et les vestiges de ce qui fut jadis un jardin , avec des bosquets de citronniers et de limoniers, — seuls vestiges d'un essai fait pour introduire la civilisation dans ce pays lointain. « Semence jetée le long du chemin^. » Il n'y a point ici de ville; Gondokoro n'est qu'une station de marchands d'ivoire, habitée pendant deux mois de l'année. Elle devient déserte lorsque les bateaux repartent pour Rhartoum, et que les autres expéditions se mettent en route pour l'intérieur du pays. Le nom de Gondokoro est porté par une demi-douzaine de cabanes misérablement construites en gazon. Climat malsain et chaud. Thermomètre de 90^ à 95\ Fahr. à l'ombre à midi.
Je débarquai tous les animaux en excellent état, et charmés, en apparence, de pouvoir pattre librement.