‹ Découverte de l'Albert N'YanzaChapitre 46 sur 73 · RETOUR A LA SARTÉ. — LE LAC ALBERT · texte numérisé non relu

RETOUR A LA SARTÉ. — LE LAC ALBERT

Lorsque je me réveillai le soleil était levé. J'avaii? dormi et je tremblais d'horreur à l'idée qu'elle avait pu mourir pendant mon sommeil. Elle était étendue sur son lit, pâle comme un marbre, avec cette sérénité que les traits prennent lorsque les soucis de la vie n'agissent plus sur l'esprit, et que la mort est arrivée. Cette pensée terrible m'obsédait, mais tandis que je la contemplais, avec eOroi, je vis sa poitrine se soulever doucement, non pas sous les convulsions de la fièvre, mais d'une manière naturelle. Elle dormait; un bruit soudain lui fit ouvrir les yeux; son regard était calme. Elle était sauvée!... Quand tout espoir semblait évanoui, Dieu était venu à notre aide. Je n'essayerai pas de décrire mes sentiments de gratitude.

Il y avait heureusement beaucoup de volaille dans ce village ; nous trouvâmes de plus des nids d'oeufs frais dans la paille dont la butte était jonchée ; ces provisions nous arrivaient opportunément après notre diète austère, et nous pûmes nous procurer du bouillon en abondance.

Après un repos de deux jours nous repartîmes; Mme Baker portée dans une litière. Nous étions alors sur un plateau élevé au nord d'une vallée dirigée de l'est à l'ouest; elle est fort marécageuse et a environ seize milles de largeur. Les roches composant la chaîne le long de laquelle nous marchions vers l'ouest, sont de quartz et de gneiss ; çà et là se trouvent des solutions de continuité formant d'étroites vallées

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