‹ Découverte de l'Amérique par les Normands au Xe siècle [microforme]Chapitre 11 sur 78 · DÉCOUVERTE DE L’ISLANDE · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTE DE L’ISLANDE

Naddod aborde en Islande et lui donne le nom de Terre de Neige. — Les Irlandais. — Preuve de leur séjour en Islande. — Gardar fait le tour de l'Islande et lui donne son nom. — Floki-Rafna vient en Islande pour y fonder une colonie. — Le froid et l'aspect du pays lui font abandonner son projet. — Il luidonne le nom de Terre de Glace. — Dans les pays scandinaves, cett” îic passe pour fertile et agréable. — Ingolf, forcé de quitter la Norvége, fait rechercher l'Islande

et s'y rend avec Hjorleif. — Mort de Hjorleif. — Ingolf

transporte sa demeure du sud-est au sud-ouest. — Son tombeau et ruines de la maison d’un de ses fils. — Emigration des Norvégiens après la bataille d’'Hafurjord. — Toute l'Is-

lande est colonisée. — C’est dans cette île que sont rédigées et conservées les traditions scandinaves.

À EC R 861, Naddod, pirate norvégien, mit à la < RDS voile pour les Feroë. La tempête le porta loin { D vw de sa route, à neuf cents kilomètres des côtes

L Da) . , de sa patrie, en vue d’une terre blanche de

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neige. Il atterrit à l’orient de cette terre, gravit une mon-

tagne et découvrit d'autres sommets dont plusieurs lançaient de la fumée; mais il ne vit aucune trace d'habitations, et ne put savoir, comme Pythéas, si cette terre était île ou continent.

Il baptisa le pays du nom de Snæland (Terre de Neige). Cependant, de retour en Norvége, il en vanta beaucoup les richesses, la verdure et le climat :.

En 795, c'est-à-dire soixante-cinq ans avant le voyage de Naddod, les Irlandais avaient visité, peut-être colonisé l'Islande, surtout les cantons de Papeya et de Papyli, sur la côte orientale. Ils portaient le nom de Papæ ou Papars. « hommes d’occident professant la religion chrétienne ». « Ce qui prouve leur séjour dans cette contrée, » disent les chroniqueurs, « c’est que nous y avons trouvé des livres « irlandais, des sistres, des clairons et autres objets. Les « livres anglais, » ajoute la saga d’Olaf Tryggvason, « pré- « tendent même que la navigation fut jadis très-fréquente « entre l’Angleterre et l'Islande 2. »

‘ Islands Landnamabok, pars 1, cap. 1, pp. 5, 6. — Historia Olavi Try ggvii filit, pars 1, cap. 113, p. 261.

2 Islands Landnamabok, prologus, p 11.— Historia Olavi Tryggvii filit, pars prior, cap. 110, p. 260.— Rarn, Antiquitates americanæ sive scriptores septentrionalesrerum ante-colombianarum in America. Hafniæ, 1837, pp. 204-206. — Hum- BOLDT, Op. Cit.,t. 11, Pp. 90, 91. — M. BRASSEUR DE BOURBOURG, Popol Vuh. - Le livre sacré et les mythes de l'antiquité américaine, avec les livres héroïques et historiques des Quichés. Dissertation, etc., pp. Lit, Lix, LxI. Paris, Bertrand, 1861.

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