‹ Découverte de l'Amérique par les Normands au Xe siècle [microforme]Chapitre 20 sur 78 · PR TRE ERP PR EN ET TE PTEE N URE · texte numérisé non relu

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D'après les observations qu'il fit, le jour le plus court du Vinland commençait à sept heures et demie et finissait à quatre heures et demie, ce qui lui donnait une durée de neuf heures '. Cette observation s’accorde avec les données géographiques et les récits des chroniqueurs pour placer Leifsbudir près de Providence, par 41° 24 10” de latitude nord 2.

Au printemps, quand les vents furent favorables, il reprit la mer.

En vue des montagnes du Groenland, il aperçut dans le lointain un roc ou un navire sur lequel on distinguait des hommes qui faisaient des signaux de détresse. Il s’en approcha et recueillit à son bord quinze norvégiens commandés par Thorer, premier mari de la fameuse Gudrida.

teres dixere aceris quandam speciem, sive betulæ nodosæ, quæ magni apud eos pretii habebantur, canthares, poculis, cultrorum manubriis aliisque rebus fabricandis apta ». (SNORRE STUR- LESONS, Op. Cil., Cap. CVII, p. 311, note d).

Rafn pense que ce bois est le même que lacer rubrum ou acer saccharinum, nommé par les Anglais Bird’s eye (œil d’oiseau) ou curled maple (érable bouclé). L'intérieur, dit-il, en est marbré, ce qui le rend très-propre à la confection des meubles. Les anciens Scandinaves l’estimaient beaucoup. (Découverte de l'Amérique au 10° siècle, pp. 21, 22).

Harald Hardrade, roi de Norvége, offrit à Thorer Steig une petite jatte faite de ce bois et garnie d’anses et de bandes en argent doré. (SNORRE STURLESONS, op. cit., Cap. Cx11, p. 325).

! SNORRE STURLESONS, op. cit., Cap. cvi, p. 309. — Particula de Grænlandis, p. 32.

2 RaArN, Découverte de l'Amérique au 10e siècle, pp. 23-26.

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Ce sauvetage et la découverte de Vinland-la-Bonne lui valurent dans la suite le surnom de Fortuné. « Ainsi, » dit un ancien, « son voyage ne lui rapporta pas moins d’hon- « neur que de profit ! ».

Erik ne croyait pas que son fils eût mérité le surnom de Fortuné. « Leif, disait-il, « a sauvé quelques naufragés « d’une mort certaine, mais il atransporté en Groenland un « méchant homme (le prêtre norvégien) ».

La Saga d'Olaf Tryggvason ajoute qu'ilcéda sependantaux instances de Leit et reçut le baptème en même temps que toute la colonie 2. L'auteur des Particula prétend à tort, cesemble, qu'Erik mourut avant l'introduction duchristianisme en Groenland 3.

D'après la Saga de Thorfinn, Leif présenta cette religion

! Particula de Grænlandis, pp. 26-39. — Rarn, Antiquitates americanæ, PP. 191, 192. — SNORRE STURLESONS, OP, Cil., Cap. CV, pp. 311,312. — Tu. Torræus, Historia Vinlandiæ antiquæ, P. 9.

2 « Sed Eirikus, pater ejus (Leifi), constare dixit Leivo rationem, qui naufragos quideni servasset et a morte liberasset, sed noxium hominem (sic presbyterum appellavit) secum in Grœnlandiam deportasset; consilio tamen et hortatu Leivi Eiririkus omnesque Grœlandiæ incolæ baptisati sunt ». (Historia Olavi Tryggvii filit, pars. post., cap. 231, pp. 229, 230. — Cf. RarN, Antiquitates americanæ, pp. 193, 194).

3 « Eo tempore (1004) Grænlandis christiana erat facta, Eirikus tamen Rufus ante introductam religionem christianam mortuus est. » (Particula de Grænlandis, p. 46).

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