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La flottille, composée de trois navires, portait cent soixante hommes et des bestiaux. Il s'agissait d’une exploration sérieuse et de l'établissement d’une colonie.
Au printemps de 1007, les Normands mirent à la voile de l’Eriksfjord. Ils furent portés au nord, dans le Vesterbygd par la branche encore tiède du Gulf-Stream, qui baigne la côte occidentale du Groenland. Dépourvus d'instruments nautiques, ils cherchaient dans le détroit de Davis l'endroit le moins large pour passer à la terre de Baffin. Comme le remarque M. Beauvois, ils remontèrent peut-être un peu trop au septentrion. Enfin sollicitéstout à la fois par le courant polaire et par un vent du nord, ils mirent le cap au sud, descendirent le long des côtes américaines et parvinrent, en vingt-quatre heures de navigation, au Helluland, alors rempli de renards.
Ils reconnurent ensuite le Markland, puis une île où les chasseurs tuèrent un ours et qui, pour cette cause, fut appelée Bjarnar ; ile aux Ours) :.
Malgré le vague des renseignements que donnent les Sagas sur la route suivie, on suppose que, pour chercher la : tombe de Thorvald, l’expédition longea les côtes. On sait d’ailleurs qu’elle prit terre au cap Kjalarnes, puisqu'elle y recueillit une quille de vaisseau. La tombe du fils d’Erik ne fut pas retrouvée, bien que plusieurs des compagnons de ce capitaine dussent monter les navires de Karlsefn.
! Terre-Neuve, Anticosu ou Saint-Jean. (M. E. Beauvois, op. cit., p. 56, note 2.) — Tu. Torræus, Historia Vinlandiæ antiquæ, p. 50.
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