LD A
had
RE BEA mc ne ce 0 ©
LE g .
di RARE fran Pre AE
mare El ns sa 260 re sit at Su
fendant avec vigueur ilsétaientgrandement inquiets. Quand la baliste méla son sifflement au bruit du combat, leur inquiétude devint de l’effroi; ils lâchèrent pied et se sauvèrent en désordre dans la forêt.
Les Skrellings trouvèrent une hache auprès d’un mort. Plusieurs l’essayèrent sur du bois et furent émerveillés de ses effets. Un autre n'ayant pu lui faire couper une pierre la jeta dédaigneusement.
D’après les Particula de Grænlandis et l'Heimskringla. celui qui trouva cet outil le considéra curieusement, puis, pour juger de sa valeur, en frappa de toutes ses forces, à la tête, l’un de ses compagnons. Un chef, homme de haute taille et de belle prestance, s’en empara, l’examina fort attentivement et la jeta dans la mer.
Ces deux versions, également enfantines, prêtent aux Skrellings une naïveté qu'ils n'avaient certainement pas, qu'on ne trouve chez aucun des anciens peuples de l’Amérique.
En voyant fuir les Normands, Freydisa sort de sa demeure et s’écrie: « Comment, hommes de courage, osez- « vous tourner le dos à ces guerriers inhabiles que vous « pourriez tuer comme des bêtes! Si j'avais des armes, je « combattrais mieux que n'importe lequel de vous ». Ils ne l'écoutent point. Elle les suit, mais lentement, à cause de son état de grossesse avancée.
Dans le bois, elle trouve Thorbrandus, fils de Snorre, qui avait été tué d’un coup de pierre à la tête. Elle prend son épée. Quand les Skrellings arrivent près d'elle, ils reculent
d’effroi, courent à leurs barques et s’éloignent rapidement. La poitrine nue, la chevelure au vent, la lèvre frémissante, l'œil en feu, elle leur avait fait l'effet d’une divinité terrible tombée du ciel au secours de leurs ennemis :.
Karsefn et ses compagnons louèrent son courage. Elle fut certainement peu sensible à leurs éloges, et Thorvard, son époux, qui l'avait abandonnée, perdit encore dans son esprit.
En considérant qu’ils n'avaient que deux morts, que la
! Rafn traduit ainsi la Saga de Thorfinn (Ant. Amer., p. 154):« Illa extractam e vestibus mammam nudo gladio illidit ». M. E. Beauvois traduit ainsi le même passage (op. cit., p. 43): « Elle se dépouilla le sein, se coupa les mamelles avec le glaive (et les jeta sur les naturels\ ».
Cet exploit merveilleux est tout à fait inadmissible. Une femme, surtout une femme enceinte, ne survivrait pas à pareille amputation. On ne voit même pas que Freydisa ait souffert des horribles blessures qu’elle se serait faites. La fuite des Skrellings prouve qu’elle n’a même pas tourné la pointe de l'épée vers son sein. Une femme de son caractère ne pouvait penser qu’à se défendre.
Dans la Découverte de l'Amérique au ro° siècle, p.13,Rafn dit qu'elle avait la poitrine nue et brandissait un glaive contre les ennemis. Th. Torfæus approche de !a vérité, mais moins que
Rafn, quand il dit: (ist. Vinl. Ant., pp. 57, 58): « Ut vero complures occurrentes videbat, exertam mammam gladio admovebat. Id metuentes Skrælingi ad naves fugiebant ocyusque abscedebant: En voyant plusieurs accourir, elle approcha le glaive de son sein nu. Les Skrellings effrayés s’enfuirent à leurs barques et s'éloignèreut rapidement ».
PRE Re Le
PT re
So
æ Si Een ES ae 2h 9 des
arbres
CN
Jess ME De
nr RAP LOS A on PRE A D cars CR RER ERE
baliste ne leur avait fait aucun mal, qu'ils n'avaient eu à combattre que la troupe venue en canots, ils reconnurent que les Skrellings qu’ils croyaient derrière eux étaient l'effet d’une illusion d'optique.
De ce jour, cependant, Thorfinn nese crut plus en sûreté dans le pays et résolut de retourner dans sa patrie !. Toutefois, il ne voulut pas s'éloigner sans avoir soigneusement exploré les environs de Hop, sans laisser une trace durable de son passage et de ses aventures.
! Particula de Grænlandis, pp. 63, 64. — Historia Thorfinni Karlsefnii, pp. 152-156, 181, — SNORRE STURLESONS, Op. cit., cap. cx, p. 221. — Eyrb; ggia Saga secundum ms. Arnæ- Magnæana, num. 448, 449, 450 a, in-49, citée par Rafn, Antig. Amer., pp. 197, 198.— Tu. Torræus, Historia Vinlandiæ Antiquæ, pp. 18-22, 56-58.
i 1 FFT RE tt de
vu in ALU MMA AAA En LORS