LE PÈRE FRANÇOIS DU PERRON
des Ours, dans lu résidence de l’Immaculée-Conception. Il n’y resta qu’une année, avec les PP. Ragueneau et Chaumonot, mais son zèle y produisit de grands fruits. Ses supérieurs l’appelèrent à Québec. C’était pour le charger, avec le P. Isaac Jogues, de la nouvelle mission de Sainte-Marie, qui comprenait quatre bourgades, chez les Ataronchronons, tribu huronne établie au centre même du pays. Il y demeura jusqu’en 1644, époque à laquelle il fut transféré à la mission de Saint-Michel. En 1657, il se trouvait à Onnontagué, principale bourgade de la Montagne, l’une des cinq tribus Iroquoiïses. Enfin le Père du Peron fut nommé aumônier du fort Saint-Louis, bâti à dix-sept lieues environ de embouchure de la rivière Richelieu, appelée alors la rivière des [roquois ; et ce fut dans ce poste qu’il mourut, le 10 novembre 1665. Voici ce qu’on lit sur sa mort, dans le Diaire de Ja résidence des jésuites de Québee : “ Le 15 novembre, un bâtiment “ arrive de Richelieu, qui nous apporte le corps du P, Francois du Peron, mort le 10, au fort Saint- # Louis, le 13 de sa maladie. M. de Chambly, ‘“ gouverneur de la place, me mande qu’il est mort ‘en bon religieux, en la manière qu’il a vécu. “ Cinq soldats, dès le soir, ont apporté le corps, ‘“ dans un coffre de planches que M. Sorel, gouver- “ neur de Richelieu, lui a fait faire, après l’avoir “ été recevoir, au bord de l’eau, avec tous ses soldats ‘ sous les armes, Nous avons aussi appris qu’il la
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