‹ Découverte et évolution cartographique de Terre Neuve et des pays circonvoisins 1497-1501-1769;Chapitre 100 sur 258 · VII. — SES TRACÉS DU LABRADOR · texte numérisé non relu

VII. — SES TRACÉS DU LABRADOR

Avant d’aborder la description de l'île de Terre-Neuve même, il est nécessaire de décrire révolution cartographique du Labrador. D’abord, parce qu’une partie en fut considérée pendant longtemps comme configuration tcrre-neu vienne, au point que certaines îles, plus ou moins imaginaires [cia Fortuna, du Tormenta, etc.) continuèrent à figurer parmi les dépendances immédiates de Terre-Neuve, alors que leur position première ne pouvait en faire que des configurations labradoriennes ; ensuite, à cause de la connexité historique qui a certainement existé entre les deux régions.

C’est même un problème curieux à résoudre que celui des premiers tracés du Labrador. Quelle en fut l’origine? A qui revient le mérite d’avoir relevé et nomenclaturé les côtes Est et Sud de ce pays, où et quand pour la première fois ?

Dans l’état actuel de nos connaissances , il n’est guère possible de répondre à ces questions. Tout ce qu’on peut faire, c’est d indiquer les cartes aujourd’hui connues où la région labradorienne commence à paraître dégagée du Groenland. Il est essentiel néanmoins de montrer d’abord la connexion qui, aux yeux des anciens géographes, existait entre cette dernière contrée et ce que nous appelons aujourd'hui le Labrador.

On voit dès le début apparaître, dans la carte de Cantino, à l’Est, une grande péninsule, laquelle était alors considérée comme un prolongement de l’Asie, ainsi que le montre la légende A ponta d \ as sia].

C’est la première terre de ces régions aperçue par Gaspar Corte-Real, mais où il ne put atterrir : E os que a descobriram nam chegaro a terra mais vironla.

Cette configuration, à notre avis, existait déjà telle quelle sur les cartes. Le Cantino ne fit que se l’approprier pour y marquer l’atterrage (non l’atterrissage1) de Corte-Real en i5oi.

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