Terre-Neuve, selon Veliio, i 56i
dérivé du modèle que Sébastien Cabot a copié en i544- A cet égard, il faut notei' qu ici les régions boréales de l’Amérique, au lieu de se prolonger à leur point extrême vers 1 Ouest, de façon à atteindre l’océan Pacifique, comme dans toutes les cartes clieppoises, la côte bifurque au contraire à l’Est, de manière à reprendre les régions arctiques de l’Europe. Quant à l’Amérique du Sud, elle présente la forme renflée de cette partie comme l’expose le Desliens de ioZji.
Nous espérions que la nomenclature, reproduite par un cartographe lusi-
laissê sa naturel patrye, femme, enfans et tous ses biens pour venir faire service a Vre Mat0 et principallement pour le remonstrer les partyes des terres incognues... » Sousa Viterbo, Trabalhos Nauticos dos Portuguezes nos seculos AF/ e XVII. Lisboa, 1898, fol., p. 3 1 5 et 322. Aelho, « insigne mathematico e geômetra », mourut à Nantes, le 22 février r 568.
du globe, faite par Velho pour le roi J0Â0 III et terminée en i5Ô2. Pour une reproduction en photographie de P Amérique du Sud du Velho de 1 56i-64, voir l’atlas Rio Branco, pl . 14.
« Bartholoinieu Vieil Portugais, très humble serviteur de Vre Mate [Charles IX] le faict entendre que pour raison de promesses que Vre Mate luy a faict, à intercession de francoys dalbagno lucquoys, suivant Vre commandement, a
tanien fameux, cosmograpko insigne, comme l’appelle Barbosa Machado, et dressant des mappemondes pour le roi de Portugal, nous donnerait la véritable orthographe des noms portugais si dénaturés pour la plupart dans Desliens, l’Harleyenne, le Cabot et les Desceliers. 11 faut en rabattre. Ses désignations sont aussi inintelligibles, sinon davantage. C’est même la raison pour laquelle malgré les numéros portés sur notre fac-similé, les noms sont ici omis.
11 y a cependant deux légendes qui sont dignes de remarque au point de vue de l’origine des configurations canadiennes, qu elles démontrent provenir d’un prototype français, probablement dieppois. Ce sont, à l’extrémité occidentale de ce qu’on connaissait alors du fleuve Saint-Laurent, au delà des premiers sauts ou rapides, Tutunagi : témoignage de la troisième expédition de Jacques Cartier, et, comme dans le Cabot de 1 5 4 4 •> Pora quino pde pasar' : allusion à l’impossibilité où se trouva le navigateur malouin, le 28 septembre io35, lorsqu’il voulut franchir l’extrémité occidentale du lac Saint-Pierre.
Nous retrouverons bientôt ces configurations mêmes adoptées par les cartographes italiens, avec la nomenclature traduite dans leur langue.
1 Pour par ai/ui no puede pasar.