I. verde
Maida.
R. primairo.
R. segumdo.
R. de rrad0 (?)
B. dos bertôes.
Iles adjacentes :
lie du Cap-Breton :
Rio dos fondos.
Sam Joam.
Do bretà.
Il est à remarquer que dans les cartes dieppoises plusieurs de ces noms sont portés non sur Terre-Neuve mais au Labrador supposé, et vice versa.
Il reste à lixer la date de cette carte. Cela nous paraît impossible. Au premier abord, elle paraît antérieure à i535, puisqu’on n’y relève pas les configurations que Cartier lit connaître lorsqu’il revint en France après sa découverte du détroit de Belle-Isle. Mais pour qu’elles figurassent dans une carte, la première condition serait que le cartographe en eût vu au moins les épures ; et rien ne prouve que ces renseignements techniques furent connus à Lisbonne en même temps qu’à Dieppe ou à Saint-Malo. On peut aussi supposer que les Portugais, par exemple, apprirent d’une façon générale seulement la découverte faite par Cartier, à l’Ouest de la côte labradorienne de Reinel et de Viegas, d’une entrée conduisant à un grand golfe. Ainsi s’expliquerait le Go/ fa/n da Tromenta de l’atlas de la Riccardiana, tracé hypothétiquement d’après un vague rapport, et qui peut avoir continué à figurer sur des cartes portugaises, tel que nous le voyons, pendant plusieurs années après le retour de Jacques Cartier à Saint-Malo. Les portulans de Joam F reire et de Diego Gutierrez exposent une configuration de la partie septentrionale de Terre-Neuve qui semble confirmer notre hypothèse et expliquer la présence sur des cartes lusitaniennes et espagnoles de contours similaires jusqu’au milieu du xvie siècle.