CARTOGRAPHIE RE LA RIVIÈRE SAINT- LAURENT
bien qu’à une petite échelle, la continuation en partie de la grande rivière et, à son entrée, deux grandes îles, dont une répond à Anticosti.
On est donc fondé à voir dans les cartes de Roze les configurations canadiennes rapportées par Cartier en i536, quoique sous une forme extrêmement fruste et abrégée.
C. — Le planisphère de Sébastien Cahot1 est une carte dressée par ce navigateur en i544i ;l Séville, et gravée, non en Espagne où la gravure cartographique sur métal n’existait pas encore, mais, ce semble, à Anvers, où l’on imprima en même temps les légendes longitudinales collées sur deux des côtés de la carte et qui ont été rédigées par un D‘ Grajales, du Port Sainte- Marie, d’Andalousie2 3.
Les configurations proviennent d’un dérivé du prototype de Desliens. Le curieux morcellement de Terre-Neuve est identique, Anticosti est également anonyme, bien que Cartier lui eût donné le nom de V Assomption ; lile imaginaire appelée par Cabot San Juan et par Desliens des arènes , figure dans les deux cartes à la même place; mais le fleuve Saint-Laurent se prolonge dans le Cabot au delà du lac Saint-Pierre : ce fait est à noter, car peut-être y trouverons-nous un indice de plus que la carte du pilote-major d’Espagne ne contient pas seulement des éléments empruntés au second voyage de Cartier, mais aussi au troisième.
La nomenclature a été traduite du français en espagnol, traduction défigurée par le graveur anversois qui évidemment ne connaissait pas cette dernière langue.
Les noms suivants se trouvent déjà dans les relations originales des voyages de Cartier :
Bresle = Brest.
Todo yslas ----- Toutes isles.