‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 121 sur 504 · D'IBERVILLE VA SONDER LA RIVIÈRE DE SON NOM · texte numérisé non relu

D'IBERVILLE VA SONDER LA RIVIÈRE DE SON NOM

aller au village des Bilocchy, Pascoboulas et Moctoby, que deux jours et demy, à ce que les Sauvages nous ont dit, desquels on pourra facilement tirer du secours.

Le 1° avril il a fait un gros vent de sud-est; le 2, les felouques sont revenues à bord. Les officiers qui estoient dedans rapportent n'avoir trouvé que quatre à cinq pieds d’eau, ce qui n’est pas suflisant pour y entrer les traversiers chargés. Je suis parti à midy avec les deux felouques pour aller sonder l'entrée de la rivière, par où je suis venu du Malbanchya, et l’espace d’icy là, qui n’est qu’à huit lieues d’icy à l'ouest. Depuis un mots de séjour des navires icy, un peu de curiosité eust bien deu engager les personnes qui y ont resté de faire souder lesenvirons de cette rade, ayant des traversiers et des chaloupes ', J’ay gagné, des vaisseaux, à la nage, le vent debout, l'entrée de la rivière sur les huit heures du matin. Du 3, d’un temps de brume et le vent à l’ouest-nord-ouest, à dix heures, j'ay sondé l’entrée de la rivière et dedans, où j'ay trouvé partout trente-six pieds d’eau. J'ay tousjours sondé, m'en revenant à bord avec un gros vent de nord-nord-ouest; de la pluye et brume. Il m'a esté difficile de suivre le chenail. J'ay trouvé des hauts fonds, où j'ay trouvé vingt-cinq et trente pieds d’eau. Je me suis aperceu, ne trouvant point l’isle qui est à l’ouest des navires, que le vent et le courant me jetoient

à la mer. J'ay fait nager le bout au vent, où j’ay trouvé l’isle,

à l'abry de laquelle j'ay marché, et me suis rendu à bord à dix heures de nuit avec bien de la peine, au risque d’estre jeté à la mer. Le vent et le courant, en traversant de l’isle aux vaisseaux, m'avoient jeté au large la nuit.

Le 4, il a venté tout le jour un gros vent de nord, la mer

1, Cette phrase est rayée.

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