AVRIL 1099. CHENAL TROUVÉ A LA BAIE DE BILOXI
assez grosse. Je me suis disposé à faire l'establissement à la rivière de Pascoboula, sur ce qu'un officier du Marin m'a dit qu’il y avoit de l’eau suffisamment à l'entrée pour les traversiers. Cette rivière est à neuf lieues d’icy, à l’est-nord-est, où nous allons facilement de nos vaisseaux, et de laquelle les navires peuvent aller mouiller à une lieue et demie de l’entrée. Estant dedans, elle est profonde de cinq etsix brasses partout, sans battures, et large de cinq cents pas.
Le 5, je suis parti à huit heures du matin dans ma felouque avec Surgères, Lescalette dans la biscayenne avec quarantecinq hommes, Villautrey dans l’autre du Marin avec trente hommes, mon frère avec les deux canots d’escorce. Les deux traversiers nous doivent venir joindre au premier vent avec tout ce qui est nécessaire pour l’establissement. A six heures du soir nous nous sommes rendus à la rivière, que j'ay sondée pendant plus de deux heures pour trouver et suivre un chenail entre les battures, sans en pouv: irtrouver un.Cette entrée est barrée de bancs d’huistres, et n’ay trouvé qu'un chenail, où il n’y a que trois pieds d’eau.
Le 6°, au matin, j'ay renvoyé ma biscayenne à bord et l’autre à une lieue en haut dans la rivière chercher de l’eau douce pour s’en aller delà à bord, où je m'en retourneray
aussy pour aller faire l'establissement sur le bord du lac de
Pontchartrain, où les traversiers pourront aller en passant. J'ay esté sonder l'entrée de la baye des Bilocchy; nous y avons trouvé un chenail de sept pieds d’eau. Jay envoyé la chaloupe advertir les traversiers qui s’en retournoient au vaisseau et la biscayenne du Marin de s'en venir mouiller à l'entrée de cette baye, dans laquelle nous avons entré, Surgères et moy, et esté coucher et chercher le lieu le plus com-
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