‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 150 sur 504 · FÉVRIER 1609. RIVIÈRE DES PASCOBOULAS · texte numérisé non relu

FÉVRIER 1609. RIVIÈRE DES PASCOBOULAS

cinq lieues dans le Mississipi. Ils sçavoient que M. de La Salle s’estoit battu contre eux.

Le samedy 21°, M. le marquis de Chasteaumorant mit à la voile à six heures du matin pour Saint-Domingue. A midy nous vismes la fumée au mesme endroit que les Sauvages nous avoient marqué; aussitost M. d'Iberville, qui disnoit au Marin, fit tirer trois coups de canon; au soir on en tira encore deux. On disposa les deux biscayennes pour partir.

Le dimanche 22° au matin, M. d'Iberville, M. de Lesquelet, lieutenant de la Badine, et tous les Canadiens de son bord, M. de Surgères, M. de Sauvolle, enseigne du Marin, avec les Canadiens du mesme bord, partirent pour le festin à sept heures du matin, avec un vent d'est,

Le lundy 23° et le mardy 24°, grand vent de nord, ce qui fut cause que les Sauvages ne vinrent pas, nos messieurs les ayant attendus.

Le mardy 25°, M. de Surgères, M. de Lesquelet et M. de Sauvolle revinrent à quatre heures du soir, M. d'Iberville estant resté pour attendre. Les Sauvages estant arrivés, on disposa les deux felouques pour partir de grand matin pour aller reconnoistre la Rivière des Pascoboulas, avec des vivres pour dix ou douze jours. M. de La Villautrey, des Jourdis, enscignes, et Cateau, pilote, sondèrent autour de nos vaisseaux; on trouva dix-sept pieds d’eau au large, et plus à terre jusqu'à cinq brasses.

Le jeudi 26°, M. de La Villautrey, des Jourdis, enseignes, avec deux pilotes, partirent dans les deux felouques pour aller reconnoistre la rivière ci-dessus, qui est à l’est de nos navires. Il ont esté à la grande terre trouver M. d'Iberville pour

prendre ses ordres. Cette rivière est dix lieues à l’est-nord- IV. 16

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