MARS 1000. ARRIVÉE DE TROIS CHEFS CONSIDÉRABLES
morceau de corail de la grosseur du doigt, aussi bien que les orcilles, dans lesquelles ils mettent un certain morceau de bois de la grosseur du petit doigt. Quant à leur nourriture, ils ne vivent que de pain de bled d'Inde et fort peu de viande, n’en mangeant que lorsqu'ils vont à la chasse aux bœufs et aux ours, qui sont quelquefois esloignés de leurs villages de plus de vingt lieues au bas de la rivière. Les chefs ont leur terrain borné pour la chasse, et lorsqu'on vient anticiper sur leurs terres, ils se font la guerre. Nous tirasmes, sur le soir, un coup de pierrier, qui les fit tous tomber en admiration. Leur village peut cestre esloigné de l'embouchure de soixante lieues. [ls disent à tout moment : « Aflero », qui signifie leur estonnement.
Le dimanche 15°, sur les quatre heures, trois Sauvages des principaux d’entre eux vinrent de leur village, chantant ct hurlant une chanson avec leur calumet, qu'ils présentèrent à M. d'Iberville pour fumer, ensuite aux autres Messieurs et à tous ceux qui se trouvèrent là. Il leur fit boire à chacun un coup d’eau-de-vie. Sur les six heures on dit la messe, Ayant desjeuné, nous allasmes au village voir le chef avec des présens, que nous luy portasmes, comme un juste-au-corps d’escarlate avec un galon d’or faux, des bas rouges, deux chemises, des haches, des couteaux, rassade et miroirs. Estant arrivés au village, ils nous firent asseoir sur des nattes. Après avoir fumé, ils nous apportèrent du bœuf, de l'ours boucané et du pain, dont nous mangeasmes un peu; ensuite nous allasmes voir le village et le temple, dans lequel ils tiennent un feu qu'ils entretiennent continuellement; il y a des figures de bestes dessus, quelques marques de leurs sacrifices, deux
chevelures de leurs ennemis, qui y pendent pour marque de
e les eau irripeu aux eurs hefs intisur imiaure
qui
des it ct nt à et à 1 un yant préd’eschcestant près cané s alat un ures deux
ie de