‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 190 sur 504 · MAI 1609. ‘ADIEUX DE M. DE SAUVOLLE · texte numérisé non relu

MAI 1609. ‘ADIEUX DE M. DE SAUVOLLE

ne les avoient point faites; on continua à travailler fortement au fort et à déterminer ceux qui y devoient demeurer. On choisit pour cela les meilleurs hommes des deux détachemens de soldats, pour mettre avec les Canadiens les ouvriers et les matelots qui devoient servir aux traversiers, M. de Sauvolle, lieutenant de compagnie et enseigne de vaisseau, pour y estre gouverneur; M. de Bienville, garde de marine, après luy, et M. Levasseur, Canadien.

Le vendredy 1° jour de may etle samedy 2°, on ramena ceux qui avoient travaillé au fort. Il y a quatre bastions; deux sont faits de pièces de bois quar:ées, de deux à trois pieds de large, les unes sur les autres, avec des embrasures pour mettre des canons et un fossé à l’entour. Les deux autres bastions sont faits de pieux gros, en sorte qu'il falloit quatre hommes pour les porter. Il y a douze pièces de canon montées à l’entour.

Le dimanche 3°, M. de Sauvolle vint dire adieu à bord, sur les huit heures du matin. 11 s’embarqua dans sa biscayennce. En desbordant, on cria trois fois : Vive le Roy ! Après sa sortie, M. d'Iberville déferla son petit hunier, et aussitost nous appareillasmes, quoyque le vent fust contraire. Nous mouillasmes au soir. Nous continuasmes nostre route fort lentement, estant obligés de faire lof de tems en temps. Il ne se passa rien de considérable jusqu’au 20°, sinon que nous vismes un petit vaisseau anglois; nous vismes ensuite les Tortues-Sèches, et puis Matanzas.

Le vendredy 23°, nous aperceusmes trois vaisseaux. Nous les attendismes pour les suivre, parce que personne de nous n'avoit encore passé le canal de Bahama. Estant proches de nous; ils arborèrent le pavillon anglois, et nous pavillon

fran proc disn du EF à l’a estic Miss dion les d pend

il fit En e acco!

nure rend là no oblig

Le à mi d'unc aussi

avioi

qu'il dism

comt

aprè Nous

demi

Page 1