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voir si je trouverois le Mississipi, et continuerois ma route jusques à la baye Saint-Louis, où je ferois en sorte d’avoir des nouvelles des François que M. de La Salle y a laissé, qui sçavent à présent la langue sauvage et nous donneroient une entière connoissance du pays, et verrois si la baye Saint- Louis est un lieu propre à establir, de quoy on ne peut douter puisqu'il tombe dans cette baye, qui n'a qu’une lieue de large et quinze de profondeur, vingt rivières très-belles, sur lesquelles il y a quantité de villages indiens, au rapport des François qui en sont revenus. Trouvant le lieu beau et plus advantageux que la baye de Saint-Esprit, je m'en reviendrois quérir ies autres vaisseaux, laissant à la baye Saint-Louis, un nombre d'hommes suflisant pour la possession jusqu'à mon retour, ruinant les fortifications qu'ils auroient faites. Comme à la baye Saint-Louis il n'y a que douze à treize pieds d'eau à l'entrée, il seroit peut-estre à propos de garder le poste de la baye du Saint-Esprit, quoyqu’il ne se trouvast pas de rivière, en attendant une plus ample. connoissance du pays et des ordres du Roy.
En ce cas je laisserois dans ce fort cent vingt bons hommes et en garderois autant pour la baye Saint-Louis au plus.
Je renvoyerois droit en France de la baye du Saint-Esprit les vaisseaux qui me seroient inutiles.
Si on le jugeoit à propos, je pourrois, selon la saison, faire repasser un de ces navires par l'Acadie pour donner advis à Québec de ce que j'aurois fait, pour m'envoyer des Canadiens l'année ensuite.
Cinquante ou soixante me seroicnt bien nécessaires dès cette année, qui me joindroient par les terres au mois d’aoust. Cela nou assureroit les Sauvages et nous les feroit des-
cendre, et je m'en servirois à descouvrir toutes les nations pendant l'hyver. Le peu que j'en ay à présent n’est pas sufli-
sant. ii Pour les hommes à rester aux establissemens je les pren- . toui dray sur le gros vaisseau de 250 hoinmes à rester. 100 h. 15 le c Le deuxiesme de 110 hommes. . . . . . . . . . 30 » x mer De la corvette, je la garderay avec moy à hyverner. 65 » fair
nav
De la fluste de 8o hommes. ...,....... »
De SantDominguen ss sueur 0 LEP = où
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prés
Prenant ce nombre d'hommes sur les vaisseaux, il leur en
restera suffisamment pour les ramener et manœuvrer. Il me choi
faudra une chaloupe de trente pieds de long, en pièces, bien quel: | taillée, qui aille bien. 4 J'au Les apparaux de la chaloupe et biscayenne; deux bis- S Il cayennes légères en pièces. 1 qui s S'ilse pouvoit trouver à Saint-Domingue un petit bastiment : la m comme un traversier ou en amener un de France, cela seroit ï Il bien nécessaire pour descouvrir la terre et pour la descharge à soit L des navires, ou une petite caiche ou barque de vingt-cinq à à SO trente tonneaux, qui ne tire que cinq à six pieds d’eau. * QL Il est absolument nécessaire d’avoir des scieurs de long, ï la ba } des charpentiers de maison, maçons, menuisiers, taillandiers, HN Jun : armuriers, un charpentier de navire habile. Comme il y a Ha dans ce pays quantité de bois de chesne, il sera neces- As
saire de bastir des bastimens pour la descharge des vaisseaux, pour la commodité des navigations de ce pays-là et emporter du clou pour cela. Il y a nombre de contremaistres charpentiers entretenus dans les ports qui ne font
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rien à présent. Embarquer aussi quelque cordier et des choses nécessaires pour accommoder du chanvre.
A l'armement, comme on ne peut empescher de raisonner tout le monde sur le voyage, je crois qu'on pourroit donner le change, en disant que c’est pour aller faire un establissement à l’Acadie, où tout le monde s’attend que l’on en doit faire un à la paix et en marquer quelque chose à M. de Bonnaventure dans ses ordres sur quelque prétexte de rencontre, où nous pouvons nous trouver, et que de là j'envoyeray un navire ou deux à la baye d'Hudson.
Que toute chose que je demande, comme marchandise pour présens aux Sauvages, haches, chaudières, fils, toile, je puisse choisir le tout moy-mesme et l'acheter des marchands auxquelsle Roy les payera, suivant leur facture qu’ils fourniront. J'auray le tout à meilleur marché et qui sera bon.
Il y a ci-joint un mémoire des choses pour l’establissement qui se pourra monter à 20,000 francs, desquelles il sera pris la moitié dans les magasins du Roy.
Il sera nécessaire que chaque soldat ait son fusil et qui soit bon et les Canadiens pareillement et un sabre léger, sans compter ceux de rechangefque je demande sur ce mémoire.
Que mes ordres soient généraux, comme ceux que j’avois à la baye d'Hudson, pour éviter les inconvéniens qui arrivent, quand les ordres sont trop bornés dans une entreprise de cette longueur et de cette importance, où l’on ne peut jaraais trop prévoir tout ce qui arrive.
58 RIVALITÉ ANGLAISE ra
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7 VOL UNE COMPAGNIE SE FORME A LONDRES e Se
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Lettre de d'Iberville au Ministre de la Marine. mer. De A La Rochelle, ce 18 juin 1698.
ques Monseigneur, À plus fl Voylà un mémoire des choses que je crois nécessaires tant à Jec pour les présens nécessaires à faire aux Sauvages que pour “ les fai les hommes que l’on laissera là, si vous jugés à propos que à une b l'on fasse un establissement si on y trouve quelque bon havre. î avec n On me donne advis de Londres qu'il s'y forme une compa- | etles gnie pour aller faire un establissement au Mississipi. Ils ont à cllsf demandé au Roy plusieurs choses, surtout des navires. Ilne © # feront paroist pas qu'il leur ayt rien donné, seulement une patente À ment. accordée à deux milords, par laquelle il leur donne pouvoir HN sera cc d'aller et envoyer, à l'exclusion de tous autres, establir une … dessoir colonie sur la rivière du Mississipi. … cnseml
Lesdits milords ont associé avec eux trois capitaines de présent
navire, qu'on dit estre assez habiles, qui doivent commander peuver
cette entreprise. Tous les jours ils associent ceux qui veulent ” sur qu en estre, soit de leurs personnes ou de leurs biens. Ils n’ont “| lequel encore point de navire et ne sçavent pas encore combien ils À rencon! en auront. Quatre compagnies de François protestans y doi- à de dét vent aller avec des ministres pour y instruire les sauvages. Ils 4 l'on ne ont envoyé en Hollande sçavoir si le père Enepain (sic) y veut 4 Com retourner, comme il s’offroit dans son livre dédié au Roy à de faire n
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