‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 308 sur 504 · AVRIL 1700. LA FIÈVRE DE DIBERVILLE CONTINUE · texte numérisé non relu

AVRIL 1700. LA FIÈVRE DE DIBERVILLE CONTINUE

sonder à vingt-huit lieues à ouest-sur-ouest de la rivière, et n’a trouvé qu’une coste plate.

Le rer, le sieur du Guay est revenu, n'ayant pu aller à la mer, ayant pris une fourche dans un lac qui l’a mené dans la profondeur.

Le 2°, je l'ay renvoyé à bord, et mon frère de Chasteaugay et six de mes matelots dans la felouque. La fièvre me continue tousjours.

Les 5e et 6°, les vents ont esté au sud, fort gros. Avec les grandes mers, l'eau a monté et couvert la terre de deux doigts, en plusieurs endroits, cela pendant trois heures que la marée monte, dont on s'aperçoit tous les jours. A l'ordinaire, elle monte et baisse d’un pied. Plusieurs Canadiens des Illinois sont venus à l’establissement.

Le°,le Père Jésuite est arrivé des Bayogoulas, où il estoit resté à faire une église, avec un de ses valets et un homme que je luy avois laissé pour luy aider. Le sieur de La Ronde est aussi arrivé dans un canot d’escorce, venant du vaisseau, d’où il est parti il y a trois jours et demi. Les grandes eaux ont empesché depuis quatre jours de travailler ; la terre est si humide que ce n’est que de la boue. Les eaux n'ont point monté dans le terrain, qui est esloigné de trois cents pas de la rivière.

Le of, il a fait un gros vent de sud et beaucoup de pluye; les eaux ont monté trois doigts sur la terre en beaucoup d'endroits. Les Canadiens sont repartis pour les Illinois, hors quatre. Je leur ay donné à chacun quarante-cinq livres de poudre, en payement du temps qu’ils ont servi et pour le payement de leurs canots qui ont esté gastés. J’ay envoyé par

eux un mousse aux Nadchés pour y apprendre la langue de

cette nation,

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