‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 334 sur 504 · JUILLET 1009. VISITE DES PASCOBOULAS · texte numérisé non relu

JUILLET 1009. VISITE DES PASCOBOULAS

nations d’En Haut ne doutent point que nous ne soyons au bas du fleuve. Ces Sauvages se trouvoient si bien parmy nous que ces Messieurs ont eu beaucoup de peine à les faire embarquer. Il a fallu que je leur aye donné, pour leur servir de guide pour le portage, le jeune homme des Bayogoulas, n'ayant pour pilote que le petit enfant que j’avois envoyé .aux Ommas, qu'ils ont pris aux Bayogoulas en descendant.

Un nommé Launay, qui estoit avec eux, m'a fait une carte du fleuve qu'il dit avoir descendu et monté deux ou trois fois. Il estoit avec M. de Tonty, quand il a fait la paix avec les Quinipissa, qui nous ont si adroitement caché cette nation. Il m'a asseuré que le chef des Mogoulachas est véritablement celuy des Quinipissas ils estoient establis, en ce tems-là, vingt lieues plus bas qu'ils n’en sont. À présent que la maladie les a destruits, le peu qu'il en a resté s’adjoint à la nation des Mogoulachas, dont le chef est du nombre, et l'ont receu pour tel, car il est chef.

Le 13°, le chef des Pascoboulas est veriu nous chanter le calumet de paix. Il avoit à sa suite sept hommes de la mesme nation. Je n'ay point veu de Sauvages moiris embarrassés, Ils nous ont embrassés, ce que je n’avois point veu faire aux autres. [ls passent seulement la main sur la poitrine à leur abord, ayant eslevé leurs bras au ciel. [ls m'ont apporté en présent des peaux de chevreuil, que j'’ay données sur le champ à nos chasseurs pour faire des souliers sauvages, quelque peu de viande boucanée et la moitié d’un chevreuil. Ils sont repartis après avoir eu leurs presens comme les autres.

Il a plu presque tous les jours pendant le mois de juillet.

Nous n'irons plus chercher à boire si loin; sans le vent de

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