‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 463 sur 504 · ACCUS TIONS DIRIGÉES CONTRE LESUEUR · texte numérisé non relu

ACCUS TIONS DIRIGÉES CONTRE LESUEUR

d'autre chose depuis quatorze ans, d’abord sous prétexte de faire cesser laguerreentreelles et entrela nation desRenards et d’autres nations voisines, à quoy il n'a pas rêuc.; aoyqu'il y ait esté plusieurs fois avec des ordres exprès de M. de Frontenac, s’estant contenté d’en rapporter des castors, et ensuite il a proposé à Sa Majesté de descouvrir des mines dans le mesme pays des Sioux. Il y a esté par le Canada sous ce prétexte. Le sieur de Champigny n'en a pas sceu le succès. Monseigneur en aura peut-estre été informé, mais il paroist qu'il ne s'est jeté du costé du Mississipy qu'à cause des obstacles qu’il a trouvez à la continuation de son commerce par les précautions de M. de Callières et de Champigny, qui ont esté pleinement convaincus que ce particulier n’a jamais eu d’autre veue que de faire la traite, et nullement le dessein de se rendre utile au Roy et aux Colonies, ce qui se vérifie par ce qu'ils ont escrit à Monseigneur.

Il est vray, comme M. d'Iberville le dit, qu’il y a eu par le passé une prodigieuse quantité de castors, et que la Compagnie s’en est trouvée surchargée, mais il n’a pas adjousté que c’estoit ce qui en avoit causé la destruction presque dans tout le Canada, excepté dans le pays des Sioux, prévoyant que Sa Majesté, en cstant informée, n'approuveroit pas la proposition qu’il faisoit en mesme temps d’oster à la colonie du Canada cette dernière nation pour l’attirer au Mississipy.

Il y a lieu d’estre surpris de ce que M. d’Iberville avance qu’il n’y a plus de terres en Canada pour s’y establir, puisqu'il est certain qu’il s’en trouveroit suffisamment pour former des monarchies entières, en se retirant et s’estendant dans les profondeurs et au dessus de celles qui sont habitées. Cepen-

Page 1