‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 71 sur 504 · D'IBERVILLE PART POUR LES OUMAS · texte numérisé non relu

D'IBERVILLE PART POUR LES OUMAS

dienne, qu'il me dit que Tonty, en passant, luy avoit donné, Ils me donnèrent plusieurs enseignes comme il estoit venu à leur village, me montrant des haches et cousteaux de luy. Depuis la mer jusques à ce village, je n'ay trouvé rien qui marquast que des François eussent passé par là. Je ne voyois point des Tangibao et des Quinipissas, comme les relations le disent, que je voyois visiblement estre fausses, comme ce qu'ils ont escrit du Canada et de la baye d'Hudson et du retour du sieur Cavelier de :1 baye Saint-Louis. Il! rapporte beaucoup de choses fausses, au rapport du journal du sieur de Joustel, que vous m'avez fait l'honneur de m'envoyer. Ces Bayogoulas me marquent que les Quinipissas estoient à cinquante lieues à l’est dans les terres et qu'ils estoient six villages de cette nation. Ils me dirent que la rivière ne se fourchoit point; ils me nommèrent les nations qui sont dessus. Me voyant si haut, sans avoir de preuve certaine que ce fust le Mississipi et qu’on me diroit en France que ce ne l’estoit pas, n'ayant veu aucune nation dont les François eussent parlé dans les relations, j'ay cru devoir aller aux Oumas, où je sçavois que Tonty avoit esté, et que je ne pouvois pas aller trente lieues sans trouver la fourche dont les relations parlent, par laquelle je ferois descendre une chaloupe et un canot pour connoistre laquelle des deux seroit la meilleure à habiter. Je craignois que les Sauvages ne voulussent me cacher cette fourche pour m'engager à habiter la leur, par l'advantage qu'ils en retireroient. Je me résolus d'aller aux Oumas; le chef des Bayogoulas s’offrit à venir avec moy avec huit de ses femmes en canot,

Le 16°, je partis pour les Oumas, où je me rendis le 20° à

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