FÉVRIER 1699. SAUVAGES A BORD DE LA BADINE
bagages estant partys, ce qui me marquoit qu'ils se deffioient de moy. Nous refumasmes tout de nouveau ensemble, quoy que je ne fume jamais. Je les déterminay à venir trois à bord de nos vaisseaux, leur ayant laissé mon frère et deux Canadiens en ostages. Je me rendis à bord à deux heures après midy, où ils furent fort surpris de tout ce qu'ils virent. Je leur fis tirer des coups de canon à balle, qu’ils admirèrent beaucoup.
Le 19°, à midy, je m'en retournay joindre mon frère et ramener les trois Sauvages, qui sont de la nation des Annocchy et Moctoby; ils sont à trois jours et demy de leur village. Ils me nommèrent un village de leurs voisins Chozettas; ils sont sur une rivière dont l'entrée est à neuf lieues à l’est, qu'ils nomment Pascoboulas. Je leur fis quelques présens pour porter à leurs nations. Ils m'assurèrent qu’il y a quatre brasses d’eau dans leur rivière:
J'arrivay où estoit mon frère, à six heures du soir, où je trouvay un chef des Bayogoulas avec de ses gens et des Mougoulachas, qui sont arrivés dès hier soir, qui sont sur le bord du Mississipi, qui, s’estant trouvez en chasse au decà, s’en sont venus au bruit du canon voir qui nous estions. Ils firent beaucoup de caresses à mon frère, qui leur donna à fumer, les festina ce soir-là. Ils luy demandèrent s'il estoit venu en canot d’escorce qu'ils luy voyoient là, et s’il estoit des gens d'en haut du Mississipy, qu'ils nomment en leur langue Malbanchya. Il leur dit qu'ouy.
Estant arrivez où estoit mon frère, le ch2f ou capitaine des Bayogoulas vint au bord de la mer me faire amitié et civilité à leur manière, qui est, estant proche de vous, de s’arrester, se passer les mains sur le visage et la poictrine et vous passer
FE
de là le ciel, en veu fair amys.
nous fu se rendi les uns | semble navire a Après q teaux, C parmy € dois uni:
Je les f fis boire
admiran les huit chanter | faites de du Miss mascha.
Moctob:
Amilcot gens av Le :
scavoir mes qu’ boulas.
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commu: