‹ Découvertes assyriennes. La bibliothèque du palais de NinivreChapitre 5 sur 10 · VENTE D'ESCLAVE · texte numérisé non relu

VENTE D'ESCLAVE

« Cachet de Hataï, propriétaire de l'esclave.

« Lu-ahi est l'esclave livré.

« Et Dannaï l'a acquis de Hataï pour le prix de vingt « drachmes d'argent.

« Le prix a été définitivement fixé, l'esclave a été payé « et livré ; la rescision du marché ne peut plus avoir « lieu.

« Quiconque dans l'avenir réclamera devant moi (la « nullité de la convention, paiera l'amende).

Témoins : Samas, — Himarie, — Zabda, — Haraman, — Mannuahi, — Zikar-Samas.

« Au mois Elul (août) le 5* jour pendant l'année de Nabu-bel-idin. »

« En présence de Zikar-Samas le préposé.

Les contrats de cette nature sont nombreux ; ils soulèvent une question sur un point de l'histoire de l'esclavage antique qu'il serait intéressant d'éclaircir. Quelle était, en effet, l'origine de ces esclaves dont on trafiquait alors et qui neparaissentpas avoir subir la loi des vaincus qu'on transportait avec une si grande facilité après la prise d'une cité ? Nous n'avons aucun renseignement à ce sujet et nous devons nous

borner à enregistrer ce qui ressort des textes que nous venons de citer. Le propriétaire de l'esclave Hataï est un Syrien, tandis que l'esclave Lu-ahi est un Assyrien, vendu à un autre Assyrien, Dannaï, moyennant une somme d'argent qui équivaut à 75 fr. environ de notre monnaie.

Quelquefois le contrat n'est pas aussi simple. Il peut exister des complications dans l'origine de la propriété ou dans son mode de transmission. Il est aussi intéressant d'étudier les qualités des parties contractantes. Il en ressort un fait qu'on peut regarder comme constant, c'est que l'étranger, phénicien, juif, égyptien, avait pour contracter, vendre ou acheter, les mêmes droits civils que les sujets assyriens.

Voici un contrat d'une autre espèce. Il s'agit de la vente d'une maison. Au lieu de leur cachet, les parties y ont apposé une marque en enfonçant l'ongle du pouce dans l'argile » .

» Conf. : Textes : W. A. I., III, pi. 48, n° 3. — Trad. : Offert et Menant, Documtnts juridiques , p. 175.

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