Chapitre XVI— De quoi se composaient les anciennes fortunes
En France, presque personne qui soit très riche par la terre. — Quelques fortunes foncières du XV11' siècle. — Mobilité ancienne des biens-fonds. — Les placements en bétail, location de vaches à l'année. — Formes d'acquisition de la propriété, inconnues de nos jours. — Droits d' « aubaine » cl de « bâtardise ». — Le domaine « direct »; il ne comporte aucune possession de terres. — La propriété urbaine, toute récente. — Les rentes « constituées », personnelles et mobilières. — Prêts sur gages corporels. -- Le roi emprunte sur sa batterie de cuisine. — Rôle des métaux précieux cl des bijoux, bien plus important qu'aujourd'hui. — La guerre est la principale « spéculation » du Moyen Age. — Prisonniers transmissibles par endossements comme des effets de commerce. — Renies sur VElat, sociétés par actions au XVU' siècle. — Commandites pour la prise à bail des impôts. — Charges vénales. — Analyse des fortunes bourgeoises. — La folie du fonctionnarisme. — Les « suppléments de gages » repoussés par les intéressés. — Deux milliards encaisses en dix-huit ans. — Bénéfices ecclésiastiques. — La confis-
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cation des biens d'église remonté à François J". — Tons les riches se trouvaient faire, partie de l'Etat. — Evolution moderne; cosmopolitisme des fortunes contemporaines. — On ne tient plus a la patrie par la bourse.
Chapitre XVII. — Partage des recettes françaises entre travailleurs et capitalistes 273
De la répartition proportionnelle du revenu actuel entre les classes. — Le capital, intrinsèquement, a sextuplé depuis cent vingt ans, tandis que les salaires ont seulement quadruplé. — La distance a grandi entre les riches et les pauvres. — Réponse de quelques économistes tirée de la baisse du taux de l'intérêt. — Cette réponse est sans valeur. — Les variations du taux de l'intérêt n'ont rien de commun avec la part du capital dans le revenu global de la nation. — La part du « patron » dans l'industrie; sa diminution considérable. — La comparaison des salaires aux bénéfices ne signifie rien pour le démontrer. — Seules preuves concluantes qu'il est aisé d'en fournir. — Comment concilier la réduction du bénéfice patronal avec l'accroissement de la fortune des capitalistes. — La coïncidence des deux phénomènes montre que celte fortune n'a pas été dérobée aux travailleurs. — Le travail d'un demisiècle cristallisé en épargnes. — Les capitaux formés sans travail. — Par leurs capitaux travaillant à l'étranger, les Français encaissent plus de « revenus » que de « salaires ». — L'accroissement des revenus par rapport aux salaires est le critérium des progrès d'un peuple; la France de Louis XV et celle d'aujourd'hui; la Russie et l'Angleterre. —■ Part du capital : 40 p. 100; part du travail : 60 p. 100. — Comment le progrès moderne tend non pas à égaliser les « fortunes », mais à égaliser les s \ouissances ».