U ROI OTHON^ ROI DE LA GRECE
Paris, le 3o juillet 1840.
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Je prends la liberté d'offrir à Votre Majesté un ouvrage qui reçoit en ce moment en France un accueil propre à me faire croire que déjà, sous des rapports généraux, il pourra lui paraître mériter l'honneur qu'elle daignerait me faire en l'agréant; mais ce que j'entends dire des frais qu'elle fait journellement pour relever de leurs décombres les monuments destinés à perpétuer, sous un titre ou un autre, la gloire des peuples qui l'ont acceptée pour chef, me donne la persuasion que ce livre peut avoir pour elle un intérêt tout particulier*
En effet, Sire, j'ai mentionné dans ce livre (p. 196, t. i*''), des antiquités très-importantes que j'ai remarquées dans l'une des contrées les plus célèbres parmi celles qui font partie de vos États. Ce sont les restes de deux monuments, qui, selon ce que je présume , n'ont jamais été explorés, et dont l'existence, je crois pouvoir le dire, n'a été révélée, avant moi, par aucun autre voyageur, puisque le seul , à ma connaissance, qui en ait parlé (un Anglais, le colonel Leake), et cela, fort longtemps après mon passage dans les lieux, où du moins comme moi il a distingué ces vestiges, puisque, dis-je, ce voyageur ne leur a point donné de nom, et qu'il paraît y avoir attaché si peu d'importance, qu'il ne les a pas même marqués sur la carte qu'il a tracée de cette localité, objet d'ailleurs de fort savantes investigations. Et cependant cette localité, c'est celle des Thermopyles, et ces deux monuments, les anciens