‹ Dédicaces et lettres autographesChapitre 17 sur 21 · J. QUICHERAT · texte numérisé non relu

J. QUICHERAT

Non ! tout cela manque un peu de sincérité.

Certains écrivains n'oublient pas la réclame dans leurs dédicaces. En voici un exemple qui décore le faux-titre des Tourniquets, revue de Vannée 1861. Paris, P. Malassis, 1862 :

A M. Plankett, directeur du Palais-Royal.

Vous m*avez joué ma première revue ; permettez-moi de vous offrir la seconde et songez à moi pour la troisième. Tout à vous,

Lemercier de Neuville.

Parmi les poètes à dédicaces, on trouve encore Joseph Autran, qui a tracé ce quatrain sur le Cyclope d'après Euripide, 1863 :

A MON cher DUMAS FILS;

Il faut, certes, beaucoup de candeur intrépide Pour oser à toi, maître, envoyer ce fragment ;

J'en aurais le droit seulement

Si j'étais moi-même Euripide.

J. Autran.

Ce sonnet du sympathique auteur de V Histoire d'une épingle et de tant de légendes charmantes, est préférable. Il récrivit sur un exemplaire, en papier jaune, du Discours de réception à la porte de V Académie, qu'il venait d'imprimer pour Jules Janin :

Bis repetita.».

Il en faut un double exemplaire ; Il faut le lire au moins deux fois.

Quand j'ai du Janin dans mon verre Au lieu de deux, je dirais trois.

Je lis trop vite la première Pour bien sentir ce que je bois ; Mais en dégustant la dernière, Je comprends tout, je vois, je crois.

La cantilène qui nous charme N'aurait pas un succès de larme Si nous n'entendions qu'un couplet ;

L'oreille mieux accoutumée Espère, attend la note aimée Comme un écho, comme un reflet, •

Avril 1866.

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