‹ Dédicaces et lettres autographesChapitre 7 sur 21 · A MON AMI J. JANIN · texte numérisé non relu

A MON AMI J. JANIN

Chacune de ces fleurettes Etait venue à son tour, critique des poètes, Vous dire un petit bonjour.

Mais, hélas I sur vos tablettes, On n'a pas fait long séjour.

Le vent a pris les pauvrettes Et par la fenêtre un jour.. .

C'est le sort de toute chose !

C'est le sort de chaque rose Qu'à la main on croit tenir !

Fleurettes ou poésies, Par l'oubli trop tôt saisies, Pour rester doivent s'unir.

Ernest Serret.

25 septembre 1851. Viroflay.

Sur un in-12, sévèrement relié par Niédrée:

Deux hommes ou Un secret du inonde^ drame en 5 actes et en vers, Adolphe Dumas a écrit ces lignes pénétrantes :

Janin, cette année-là, était le plus heureux des hommes et il le méritait hien, car il était le meilleur des hommes. Il eut pour moi un duel à Tépée, une bataille rangée à la plume, et me fit une pension de 2,U00 francs.

Adolphe Dumas.

« Voilà bien Janin tout entier ! s'écriait un de ses admirateurs, lors de la vente de la bibliothèque de Passy. Les larmes vous montent aux yeux, devant tant de délicatesse et de grandeur. Si ce livre n'est pas retiré de la vente, nous supplions, pour Thonneur des lettres françaises, la Bibliothèque nationale d'en faire l'acquisition et de le placer tout ouvert à ce feuillet VIII, dans ses vitrines d'honneur. »

Le livre ne fut pas retiré de la vente, il n'est pas sur les rayons de la Bibliothèque nationale, et les lettres françaises n'en sont pas moins honorées pour cela.

Les dévouements n'y sont pas rares à ce point.

Parmi les dédicaces, celles de Victor Hugo viennent en première ligne. La bibliothèque de Jules Janin en possédait de magistrales, témoin celle-ci, burinée sur un exemplaire de la. Légende des siècles :

À celui qui, comme poète et comme ami, est inépuisable.

A la plume vaillante et ailée.

Au noble cœur qui comprend et qui célèbre la victoire des vaincus.

A Thomme qui, depuis trente ans, est un des éblouissements de Paris.

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