‹ DédicacesChapitre 61 sur 69 · A EDMOND PICARD · texte numérisé non relu

A EDMOND PICARD

Puisqu'il n'est pas permis en ce libre pays Qui pourtant fut la France et prétend encor l'être, De parler librement d'un homme libre et maître De soi, d'un citoyen, d'un artiste — obéis,

Poète, à ton idée, et faisons ébahis ! Les sots et les puissants — même chose peut-être — • En célébrant cet homme, un soldat? Non. Un prêtre ? Non ! tout cela dans toi. Picard, qui ne trahis

Ni ta foi politique (en ce siècle critique Il sied vraiment d'avoir une foi politique), Ni la foi littéraire, artistique qu'il faut

Avoir aussi pour consoler l'âme indignée

Des choses de la vie encor que résignée

Et pour laquelle on meurt aussi, car ce le vaut.

Hôpital Broi(fif(ais, juiUel 1803.

XGV

A FRANCIS POIGTEVIN

Toujours mécontent de son œuvre D'autant plus exquise de flou Et d'amour de l'art dûment fou Où la limace et la couleuvre

Ne peuvent rien qu'user leur dent Et leur bave, n'est-ce pas, presse Littéraire en général ? Qu'est-ce Que cet indicible imprudent

Qui n'écrit pas pour la publique Moyenne et jamais ne réplique Aux haros que parle halo

D'un esprit en bonne fortune, Mystérieux comme la Lune, Clair et sinueux comme l'Eau,

18 septembre 1894.

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