Chargé officiellement de désavouer le général d'Yorck
Elbing et juger par quelle route l'ennemi dirigera ses forces principales.
Il m'a été rapporté qu'une attaque avait eu lieu hier à Pomehrendorf, en suite de laquelle l'ennemi aurait occupé ce village.
Des rapports très vraisemblables m'annoncent que deux colonnes russes étaient arrivées hier ; runecomposéed'infanterieetd'artillerie,àMehlsack d'où elle marche sur Preuss-Holland.
L'avant-garde du général Diébitch,dontla colonne fait elle-même partie de l'avant-garde du général Wittgenstein, a été reconnue hier à Smupf. J'ignore à qui appartiennent les troupes ennemies, ou plutôt par qui sont commandées celles que l'on assure s'être battues hier à Pomehrendorf, si toutefois le récit qu'on m'en fait est vrai.
Nous sommes sans vivres, sans fourrage ni avoine, et sans moyens d'en envoyer chercher ; on a trompé le Roi en lui annonçant que quelques caissons nous étaient parvenus, nous n'avons rien rencontré et et l'on n'a rien vu sur la route d'ici à Elbing. Il en est de même des voitures de rouliers qui seraient arrivées ce matin à six heures à. Neukierch pour y ramasser des pièces ; il est midi et ces voitures n'ont pas encore paru ici.
.J'ai déjà mandé que les chevaux, soit de cavalerie soit d'artillerie, étaient exténués de fatigue et de faim. C'est tout au plus si, dans la division Heudelet, on pourra atteler passablement quatre à six pièces de manière à pouvoir les remuer. Il faut s'attendre
qu'au moindre échec nous perdrons artillerie et bagages. Gomment imagine-t-on que des hommes et des chevaux puissent tenir sans vivres et continuellement au bivouac, dans une saison si rigoureuse?
La division Heudelet composée d'enfans est sans force pour soutenir de semblables fatigues.
Tout le monde est fatigué. Le relâchement de la discipline, qu'on ne peut bien rétablir qu'en des lieux de repos, et les privations de toute espèce dégoûtent généraux et officiers.
J'ai le courage de dire la vérité, il faut avoir celui de l'entendre et ne pas se faire illusion ; autrement on achèvera de perdre ce qui reste de l'armée.
Je prie Votre Altesse de demander des ordres précis à Sa Majesté pour les positions qu'elle se propose de tenir; autrement je réunirai demain toutes mes forces sur les hauteurs d'Elbing pour y livrer bataille, s'il le faut. On ne le peut ici où l'on manque de tout, où j'avais l'espoir que, plus rapproché, j'aurais plus de facilité pour puiser des ressources; mais il est démontré qu'il n'y a pas plus de moyens de transport à Elbing qu'ici ou que l'on s'en sert pour des services étrangers. Rapproché de cette ville, nous aurons au moins la main dans les magasins.
Je prie, en outre. Votre Altesse d'assurer le Roi que personne n'a peur ni des Cosaques, ni de quelques forces que ce soit, ainsi que Sa Majesté le fait entendre. C'est l'expérience et la prudence qui ont tracé jusqu'ici ma conduite et je persiste à croire
qu'il faut à tout prix conserver nos communications, nous tenir réunis et ne rien laisser au hasard, parce que la moindre chance défavorable peut tout perdre.
Par erreur, j'ai dirigé le poste de la 7"* division sur cette route, j'espérais pouvoir le lui envoyer par Grostobay et Pomehrendorf. Mais ces chemins, que j'ai fait reconnaître, ne sont pas praticables dans cette saison, même pour de petites voitures. Je l'envoie au faubourg d'Elbing; cette faute m'appartient.
On se fait illusion sur le corps prussien ; malgré le désaveu formel du Roi, il sera désarmé ou désertera. LoDgtems avant cette catastrophe, officiers et soldats étaient dégoûtés de combattre pour notre cause. On peut juger si, d'après ce qui vient de se passer, ils retrouveront de la bonne volonté pour rentrer dans nos rangs. Pour s'en convaincre il suffit de lire avec un peu d'attention la lettre du général d'Yorck au Roi, accompagnant le traité qu'il a conclu.
Agréez, Moiiseigneur, avec bonté, l'hommage de mon respect et de mon attachement.
Le Maréchal duc de TarenlCj Macdonald.
Sur cette lettre qui trace la seule conduite à suivre pour un faible corps d'armée sans cavalerie : se tenir réunis et conserver avant tout les communications, l'ordre est donné de se retirer sur Elbing, le roi de Naples quitte cette ville.
Joachim Napoléon au prince de Neufchâtel, Major-général.
Elbing, 10 janvier 1813.
Mon cousin^
Il faut bien céder aux demandes réitérées de M. le duc de Tàrente et je pense qu'il vaut mieux lui donner l'ordre de venir demain à Elbing que de le voir arriver sans ordre. Prescrivez-lui donc d'établir son quartier-général à Elbing et de faire couvrir cette ville.
Le général Marchand se rendra à Dantzig, passant par l'île delaNogat, par la route la plus courte.
J. Napoléon.
On voit à quel point l'Empereur manquait pour donner de l'unité, de la suite aux décisions prises en ces heures difficiles. Murât ne dominait pas d'assez haut des maréchaux tels que Macdonald pour être obéi sans discussion. Ce dernier supportait tout le poids de la retraite et, supérieur à Murât comme talent militaire, ne recevait pas sans impatience des ordres souvent peu appropriés aux circonstances. Au lieu de réunir, dès que cela avait été possible, tout ce qu'il y avait d'organisé en une seule masse et dans une seule main, le roi de Naples avait laissé les trois divisions qui lui restaient reculer à une ou deux marches l'une de l'autre, et avait exigé que l'on mît à Pillau une garnison sacrifiée d'avance. Lui, le général de cavalerie si téméraire, si héroïque sur le champ de bataille, n'avait cessé d'être hésitant, accablé par la lourde responsabiUté qui lui incombait.
Macdonald était dans le vrai en lui conseillant de sacri-
fier, à temps pour en avoir quelque profit, ce que l'on serait bientôt obligé d'abandonner sans en avoir tiré parti, et de tâcher de refaire quelque peu les troupes autour d'Elbing.
Il en coûtait au roi de Naples d'abandonner à l'ennemi les vastes magasins que renfermait cette ville, comme il avait fait de ceux de Kœnigsberg surpris par la défection des Prussiens. Mais on ne pouvait, pour les conserver, s'exposer à être cerné. Il éUiit profondément regrettable de ne pas avoir prévu ce sacrifice à temps pour ravitailler Dantzig. On approchait, en effet, de la Vistule ; les places qui dominent son cours, Thorn, Marienbourg, Marienwerder, Dantzig, point de départ de nos opérations offensives, devaient couvrir la retraite et, bloquées même, nous conserver des ressources précieuses pour un retour offensif. Dantzig surtout, clef de la basse Vistule, munie d'un matériel considérable, pouvait donner asile à une armée, immobiliser les masses ennemies. Gage précieux entre nos mains, elle pouvait forcer la Prusse hésitante à rester notre alliée, être une aide puissante à la campagne prochaine ou une compensation de quelque prix aux négociations entamées. De Smorgoni même, Napoléon, à l'heure du départ, mesurant d'un œil expérimenté l'étendue précise de ses revers, avait prévu le blocus des places de la Vistule et avait envoyé son intrépide aide de camp, Rapp.pour prendre le gouvernement de Dantzig.
L'Empereur au général comte Rapp.
Smorgoni, 3 décembre i812.
Vous VOUS rendrez à Wilna. Vous y resterez quatre jours. Vous contribuerez de tous vos moyens à rallier l'armée. Vous vous rendrez de là à Dantzig où vous remplirez les fonctions de gouverneur.
Nul, mieux que l'intrépide officier qui gouvernait déjà cette place en iS\i, n'en connaissait les ressources ; nul, plus que lui, ne joignait à de rares qualités militaires les ressources de l'administrateur, le tact du diplomate, la haute situation, l'autorité nécessaire au rôle singulièrement difficile de gouverneur d'une vaste cité, à la veille d'être séparée, pour un temps indéterminé, du reste dt3 l'Europe.
Dès le 4 janvier, alors que le roi de Naples songeait encore à la possibilité de traiter d'un armistice, Napoléon écrivait d'une façon pressante :
L'Empereur au général comte Rapp.
Paris, le 4 janvier 1813.
Je reçois votre lettre du 22 décembre. Dantzig doit être approvisionné et armé de manière à pouvoir rester six mois isolé et cerné. Je réunis quatre corps d'armée qui feront 300 000 liommes, indépendamment de la Grande armée. Si jamais le cas arrivait que vous fussiez cerné, je viendrais moi-même vous dégager. Occupez-vous de réunir tous les approvisionnemens nécessaires.
Mais Rapp réclamait en vain, depuis son arrivée à Dantzig, que l'on munît à temps la place de tout ce dont elle avait besoin, en tirant de Kœnigsberg et d'Elbing les ressources qui s'y trouvaient accumulées.
Le général Rapp au Major général.
Dantzig, le 4 janvier 1813.
Monseigneur, J'ai reçu l'affligeante nouvelle que Votre Altesse
Sérénissime m'a fait l'honDeur de me communiquer. J"aime encore à me flatter que ce n'est pas encore avec l'autorisation de son souverain que le général d'Yorck a fait une honteuse capitulation, dont les motifs sont aussi perfides que déshonorans pour ce général; quoi qu'il en soit des intentions du Gouvernement prussienje continue toujours à me garder avec le plus grand soin ; mais je ne dois pas dissimuler à Votre Altesse Sérénissime que ma garnison actuelle ne peut nullement suflire au simple service de surveillance et que^, telle réduction que j'aie pu faire du nombre d'hommes nécessaire au service, les troupes n'ont presque plus de repos.
Le général de brigade Gault, commandant la 3me jjrigade de la division Heudelet, m'a informé par une lettre du 20 décembre que deux des six bataillons de sa brigade ont été retenus à Spandau par ordre du général en chef du 11"°* corps et que quatre bataillons seulement arriveront à Dantzig les 3 et 4 janvier; savoir le 4'' bataillon du 17« régiment léger, fort d'environ 700 hommes; le 3 et le lendemain 4, les trois bataillons composant la 17' demibrigade d'infanterie légère, d'à peu près 1600 hommes ; ce général ajoute qu'il doit être de sa personne, le 1" janvier, à Dantzig; cependant. Monseigneur, rien n'a encore paru et ces bataillons ne m'ont pas encore été annoncés.
Votre Altesse m'avait donné l'ordre de faire filer ces troupes sur-le-champ vers Kœnigsberg, ne conviendrait-il pas aujourd'hui que je gardasse les quatre
46 DÉFENSE DE DANTZK]
■bataillons attendus? Il faut, Mon Prince, 15 000 hommes pour garder Dantzig dans les circonstances actuelles sans trop fatiguer les troupes, et je n'ai pas plus de 3 000 hommes pour le service, ayant détaché quatre compagnies pour escorter des prisonniers de guerre et une pour la garnison de Dirschau.
Je n'ai pas besoin de faire remarquer à Votre Altesse Sérénissime combien mes réclamations pour mon approvisionnement de siège étaient fondées, l'état fâcheux des choses montre aujourd'hui quelle est l'importance de Dantzig et cependant cette place, qui peut être le refuge momentané de l'armée, n'est point approvisionnée, tandis qu'il faut 30 000 hommes pour sa défense, base d'où l'on aurait dû partir pour y faire entrer des vivres.
"Un marché vient, dit-on, d'être passé. Mais peuton espérer qu'il puisse recevoir son exécution, si l'on considère que la viande nécessaire ne se trouvera qu'au loin? Le sel même manque ici, car on n'a pas permis aux bâtimens qui allaient en chercher en Suède, chaque année, de suivre leur destination accoutumée.
La cessation absolue du commerce et les sacrifices immenses que Dantzig a dû faire pour l'armée seraient peut-être des motifs pour les habitans de mauvaises dispositions, mais je puis répondre qu'ils ne donneront lieu à aucun mécontentement, je les ai toujours bien traités et je n'ai pas trop à me plaindre de l'esprit public dans les circonstances actuelles.
Je suis, avec un profond respect,
Mon Prince, De Votre Altesse Sérénissime, Le très humble et très obéissant serviteur, Rapp.
Le roi de Naples et son entourage, pleins d'illusions, n'avaient pu admettre la possibilité du blocus prochain de Dantzig. Ils s'étaient laissé arrêter, pour le transport des approvisionnements d'Elbing. par des questions d'argent dont la responsabilité effrayait l'intendant de la Grandearmée, mais qui eussent été vite tranchées en présence du Maître.
Le iO, lorsqù'eut été, à contre-cœur, expédié l'ordre demandé par Macdonald, il fallut bien se rendre à l'évidence et songer à la défense de Dantzig, trop tard, hélas ! pour pourvoir à son ravitaillement.
Le roi de Naples an Major général.
Marienbourg, le H janvier 1813.
Mon cousin,
Je désire que vous fassiez connaître au général Rapp que le 10* corps évacuera vraisemblablement Elbing dans la nuit ou dans la journée de demain pour se rapprocher de Dantzig, que ce corps est destiné à compléter la garnison de cette place et qu'il en prendra le commandement aussitôt qu'il sera arrivé dans son territoire, M. le duc de Tarente ayant reçu l'ordre de rejoindre mon quartier-gé-
néral. Vous lui annoncerez que c'est lui qui reste définitivement, en sa qualité de gouverneur, chargé de la défense de la place. Il ne devra conserver de toute la garnison que le nombre de généraux indispensables pour le service de la place et renvoyer les autres au grand quartier-général; il devra aussi renvoyer à Stettin et Gustrin toute la cavalerie de ce corps qu'il ne croira pas devoir garder dans la place ; il faudrait aussi qu'il dirigeât sur Stettin les cinq ou six batteries de campagne que le général Sorbier a ordonné d'organiser à Dantzig.
Il faut, en un mot, lui recommander de ne pas perdre une minute et d'employer tous les moyens qui sont en son pouvoir, pour faire évacuer sur les différentes places de l'Oder le superflu des différens magasins de la place, surtout de l'armement, de l'habillement et des effets de sellerie. Il faut lui faire connaître enOn qu'en lui confiant la défense de Dantzig, l'Empereur lui donne la plus haute marque de confiance et que je suis persuadé que, dans cette circonstance comme dans. celles de toute sa vie, il fera bien et qu'il acquerra de nouveaux titres à la bienveillance de l'Empereur.
Sur ce, mon cousin, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.
J. Napoléon.
On lui transmettait en même temps la lettre du Ministre de la guerre, arrivant de Paris»
Le Ministre de la guerre au général Rapp.
Paris, le 5 janvier 1813.
Général,
J'ai l'honneur de vous informer que l'intention de l'Empereur est que la place de Dantzig soit considérée comme en état de siège, et qu'il soit pris toutes les mesures nécessaires pour son approvisionuemeut, afin que dans le cas où elle viendrait à être découverte par l'armée, elle puisse résister jusqu'à ce qu'on vienne la dégager.
Votre dévouement à l'Empereur me répond assez, Général, de vous pour remplir, sur tous les points, les intentions de Sa Majesté et pour justifier sa confiance.
Je vous invite, au surplus, à vous concerter avec M. l'intendant général de la Grande-armée, en tout ce qui concerne l'approvisionnement de bouche de la place de Dantzig. ainsi qu'avec le général Éblé pour les approvisionnemens de siège pour le rapport de l'artillerie.
J'ai donné connaissance de ces dispositions à S. A. S. le prince de Neufchàtel.
Recevez, etc.
Enfin, le U janvier, Napoléon écrivait encore au prince de Neufchâtel :
Paris, 11 janvier.
Je n'ai pas besoin de vous recommander de bien approvisionner Dantzig. Il doit y rester au moins 10 compagnies d'artillerie, des sapeurs, beaucoup
d'ingénieurs et au moins quatre généraux dont un commandant en second et pouvant remplacer le général Rapp. Vous devez avoir un cliiffre sûr avec le gouverneur de Dantzig.
Le 10® corps devant occuper Elbing le H, le grand quartier général se mit en mesure de gagner Thorn, que l'on espérait garder comme centre de réorganisation.
Le Major général au général de Campredon.
Elbing, le 11 janvier 1813.
Le roi ordonne, Monsieur le général Campredon, que vous vous rendiez sur-le-champ à Dantzig pour y prendre le commandement de l'arme du génie. Le Pî'ince de Neufchâtel, Major général, Alexandre.
Je pars d'Elbing le 11 au matin avec le grand quartier général et, en route, je reçois l'ordre de me rendre à Dantzig. Le grand quartier général se rendait à Marienbourg.
Couché à Neuteich. — Les équipages du Maréchal y arrivent également. Le 12, arrivé à Dantzig. — Le Maréchal remet ses troupes au général Rapp.
Celui-ci écrivait de Dantzig la lettre suivante.
Le général comte Rapp au Maréchal duc de Tarente.
Dantzig, le 12 janvier 1813.
Monsieur le Maréchal, Le Roi m'a informé que Votre Excellence ayant
reçu l'ordre de se rendre près de Sa Majesté, les troupes du lO» corps faisaient partie de la garnison de Dantzig. Toute flatteuse que cette preuve de confiance soit pour moi, je ne me dissimule pas la difficulté de la tâche que j'ai à remplir et c'est justement ce qui me fait vivement regretter que Votre Excellence ne vienne point ici.
Je vous prierai au moins, Monsieur le Maréchal, de tenir la campagne autant que cela sera possible à Votre Excellence, afin de me donner le tems de faire entrer dans la place les bestiaux et les fourrages que j'ai donné l'ordre de faire rassembler.
Le général Franceschi, commandant la 34^ division m'a prévenu qu'il rentrait à Dantzig; je lui ai donné l'ordre de prendre position en avant de la Vistule et je le fais soutenir par un bataillon qui part à cet eflet pour se rendre derrière le même fleuve.
Je suis avec respect,
Le général de division, aide de camp de VEmpereur^ Gouverneur de Dantzig,
Comte Rapp.
Désormais investi du commandement de ce qui restait du 10* corps, Rapp prit, lui-même, les mesures pour retarder l'investissement.
Le 13, la tête de pont de Dirschau est évacuée. Mais le général Bachelu repasse la Vistule, surprend les Russes et les oblige à abandonner un moment la rive droite. — Le général Haxo part de Dantzig
avec les officiers et les troupes du génie. Je prendsson logement chez M. Weiciiman, conseiller privé, Jopen-Gasse, près de l'Arsenal. ^
Le 14 janvier, le Maréchal Macdonald part de \ Dantzig. La brigade Bachelu est attaquée àPraust; ] elle contient l'ennemi toute la journée. j
Le même jour, je renvoie six de mes domestiques ■ et je réforme une partie de mes équipages. j
Le 15 janvier, on resserre les lignes, la droite < s'appuyant sur Praust, la gauche sur Beichemborg. ,
Les Russes commencent le blocus.
Nos troupes se retirent lentement. \
Le 16, le général Gault culbute encore les Russes. i Ce qui reste de la 34'"" division revenant de Moscou, j rentre dans la place. On resserre encore la ligne, la] droite à Saint-Albrecht, la gauche à Reichemberg. ,
Du 17 au 20, les troupes rentrent encore. |
Le 21, le blocus est complet. i
De douze mois, les troupes françaises ne franchiront pluaj le cercle de feux qui marque, le 21 janvier au soir, la ligne i lointaine encore des bivouacs ennemis. {