‹ Défense de Dantzig en 1813. Journal de siège. Journal personnel et notes du général de division de Campredon, commandant le génie du 10e corps. Lettres diverses. Annotés et publiésChapitre 13 sur 47 · Voirie tableau donnant l'état do la garnison. 'fi · texte numérisé non relu

Voirie tableau donnant l'état do la garnison. 'fi

six à sept mille hommes à présenter à l'ennemi... Plusieurs autres circonstances fâcheuses augmentaient beaucoup les difficultés de la défense. Cette superbe place de Dantzig, qui était destinée à jouer le plus grand rôle, si les armées françaises avaient conservé leur supériorité, n'était en quelque sorte qu'ébauchée dans ses parties extérieures lorsqu'elle commença à être attaquée. La confiance que le gouvernement français avait dans la continuité de ses prospérités lui avait fait adopter, pour l'agrandissement de cette place, des projets d'une telle étendue que leur exécution complète aurait demandé un grand nombre d'années ^ ; 7 à 8 millions déjà jetés en travaux de fortifications, quoiqu'employés avec beaucoup d'économie, avaient été très insufflsans. Plusieurs ouvrages importans n'étaient pas même commencés; beaucoup d'autres étaient restés imparfaits; les fronts d'attaque même n'étaient point achevés, ni revêtus en maçonnerie ; en sorte que ces fronts, n'étant point susceptibles de recevoir de l'eau dans leurs fossés, ne se trouvaient point encore à l'abri d'un coup de main. Mais ce qu'il y avait de plus inquiétant, c'est que cette place, destinée à éprouver un des plus terribles bombardemens dont l'histoire fasse mention, n'avait pas un seul magasin voûté à l'épreuve de la bombe, pour mettre en sûreté les munitions de

1. La commission se composait des généraux de brigade Chambarlhac et Haxo et du colonel de Richemont, directeur des fortifications.

guerre et de bouche, les hôpitaux, etc. Tous les ;

fonds accordés avaient été, d'après les ordres du :;

gouvernement , appliqués exclusivement à entre- î

prendre les ouvrages de fortification restés impar- ]

faits... ^

j Ces inconvéniens n'étaient pas encore les plus 1

fâcheux. Lorsque l'ennemi se présenta devant ;

Dantzig, c'était le moment le plus rigoureux de ce |

cruel hiver. La place, entourée, dans la majeure ,

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