Cités chefs de bataillon Bauer et Clamon
2. Tout ce dont pouvait disposer la place par suite des maladies. Il n'y avait pas en ce moment plus de 10.000 hommes à peu près valides.
3. Le sous-lieutenant Vanus, le maréchal- des-logis d'AntresoI et le fourrier Hatuite arrivèrent en première ligne sur la pièce. A Ohra. 13 officiers sur lo avaient été tués ou blessés. Le chef de bataillon Bouland eut 3 balles dans son shako ou dans ses habits et un cheval tué. Le rapport cite l'adjudant Delondres, le sergent-major Tarride, le lieutenant Bouvenet, le générai Dt villiers, le colonel d'Egloffstein et le major de Horadam,
70 DÉFENSE DE DANTZJG
parfaitement tranquilles du côté de la terre et s'occupe à nous intercepter les vivres et à gagner du terrain dans l'Inondation.
L'affaire du 5 fut très vive, l'ennemi paraissait vouloir surprendre la place par un coup de main. Il vint faire le coup de feu jusque sur les glacis. L'ennemi, dans la journée du 5, s'était avancé par la vallée de Scliottenhauser et avait été sur le point de couper la retraite à un poste de la tête d'Ohra; pour éviter par la suite un pareil accident, on fit une coupure en palissades entre les maisons qui occupent cette vallée et on les relia par une communication également palissadée à une maison carrée placée à l'embranchement de la grand'rue de Scliottenhauser et de la Radaune; on crénela et on palissada cette maison de manière à en faire un poste qui pût tenir jusqu'à l'arrivée des réserves. On en fit autant du corps de garde en arrière qui occupait le milieu de la grand'rue d'Ohi-a, et d'une maison à la même hauteur, élevée sur la digue de la Radaune.
On organise une flottille armée de pierriers pour opérer sur l'Inondation. La tempête et la gelée empêchent toute expédition.
55 février. — Mort du général de brigade Franceschi, enlevé par l'épidémie.
24 mars. — Le 24 mars, Monsieur le Gouverneur ordonne une sortie générale. On donne des inquiétudes sur tous les points à l'ennemi, pendant que le général Heudelet et le général Bachelu se portent,
avec de rartillerie à cheval, à Saint-Albrecht pour occuper la tète de la digue de l'ancienne Radaune, pendant que les troupes sorties par la porte Legethor et celles placées dans dix-huit embarcations armées de fusils de remparts, commandées par le capitaine d'artillerie Gauthier, s'en rendent maître et y font une coupure. On prit environ 250 hommes à l'ennemi S parmi lesquels des Cosaques que l'on appelle « sans pardon » et qui portent sur leurs schakos des tètes de mort.
On ramena une grande quantité de bestiaux; mais un des objets essentiels de la sortie fut manqué ; on voulait, après avoir fait une coupure aux digues de la Radaune et de la Mottlau, s'établir en arrière d'une manière assez solide pour rester maîtres du Werderqui offrait de grandes ressources. Mais, par un malentendu , les troupes qui étaient sur la digue se retirèrent trop tôt et ne donnèrent pas le tems aux troupes du Génie dy former un établissement. On se contenta alors de se fortifiera 500 toises en arrière sur les digues de la Mottlau, au moyen de deux coupures en palanques soutenues par deux maisons crénelées occupant chacune une rive de la rivière. Ce travail fat terminé le 27. Depuis cette époque, nous conservâmes plusieurs petites chaloupes d'une caronade pour faire des in-
l.Lcs rapports citent le capitaine d'artillerie Faury, qui fut fait prisonnier, le major Seifferlitz, le lieutenant Faber, le tambour Korn, le sous-lieuteuant Darbinski, le tambour Matusalick.
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cur.sioiis dans l'Inondation et surveiller les mouvemens de l'ennemi de ce côté de la place.
Plusieurs habitans de la ville , qui en étaient sortis au commencement du blocus dans la crainte d'un assaut, ainsi que d'autres habitans du pays occupé par l'ennemi, ont proâté de notre sortie pour rentrer en ville. Ils ont déjà assez de la prospérité que les Russes leur ont promise.
Il est intéressant de leur entendre raconter toutes les fausses nouvelles dont on les entretenait journellement.
Il est remarquable que ceux qui devaient nous prendre par la famine n'avaient pas reçu de distribution et que les prisonniers paraissaient contens d'entrer pour pouvoir manger.
Il meurt 4 000 hommes dans le mois de mars.
Un navire danois chargé de sel a pénétré dans le port ^ et donné des nouvelles de France.
L'Empereur a passé le Rhin avec ses nouvelles recrues; il marche sur la Saale.
14 avril. — Le commencement d'avril se passa sans événemens remarquables. Dès le commencement du mois, la maladie contagieuse qui avait dévoré la moitié de la garnison, diminua sensi-
■1. Rapport de l'ordonnateur Barthomeuf. Le sel manquait, c'était un objet de première nécessité, le navire Danois en fournit pour six à huit mois. On avait été obligé, pour se procurer cette denrée, de brûler les planchers d'anciens magasins de sel et de recueillir le sel dans les cendres.
bleraent^ et ses ravages cessèrent vers le commencement du mois suivant. Cet heureux changement fat le salut de la place.
Le 14, le chef de bataillon Szembeck, officier de grande valeur, sortit de la place avec 600 hommes tirés des 3* et 11« polonais et un obusier. Il se porta par une nuit obscure en avant de Stries et enleva un poste de 40 hommes placé dans une des maisons de Brentau. De là le commandant Potocki avec une moitié des troupes alla mettre en fuite le cantonnement de Silberhammer, l'autre moitié se porta à la course dans la plaine de Stries en criant houra et mit répouvante dans la ligne ennemie qui se retira sur Oliva. On fit jeter une vingtaine d'obus jusque dans les jardiiis de l'abbaye et on se retira. Le maréchal-des-logis Devillain, avec douze chasseurs, chargeait audacieusement au même moment tous les postes de Cosaques de la plaine de Neu- Schottland et rejoignait à Oliva la colonne.
16 avril. — Le Gouverneur écrit au général Lœwis 2 :
Monsieur le général, .Je devais espérer que je n'aurais plus à me plaindre à l'avenir de la conduite de MM. les ofliciers russes, mais je me vois avec peine obligé d'en revenir à supprimer de nouveau toute communication. Votre Excellence n'aura pas lieu d'être
i. Il mourait cependant encore une soixantaine d'hommes paijourà la fln d'avril.
.. Commandant en chef l'armée russu.
étonnée de ma détermination, car elle est sans ? doute trop bien informée de ce qui se passe dans ^ son commandement pour ignorer les propos dé- 1 placés que tiennent les officiers qu'elle envoie en parlementaires. Ils sont tels, que l'un de ces Messieurs, oubliant le caractère respectable dont il était momentanément revêtu, a saisi l'instant où l'on était allé chercher le commandant des avantpostes de Langfuhr, pour engager les soldats westphaliens, près desquels on l'avait laissé, à déserter lâchement le poste d'honneur en leur promettant de j l'argent et leur débitant des contes ridicules. j
De pareils procédés, M. le Général, doivent inter- ' dire toutes relations entre nous et j'ai l'honneur de i vous prévenir qu'à compter de demain, 17, je ne j recevrai aucun parlementaire et que mes avantpostes ont ordre de tirer sur tous ceux qui se présenteront, ce dont je m'empresse de vous avertir afin d'éviter toute méprise.
il avril. — Un arrêté du Gouverneur constitue i une commission d'approvisionnemens, dont la présidence est donnée au général Heudelet.
Depuis le premier février, chaque soldat en santé a été réduit à :
pour4jours2distributionsde4onces de viande fraîche i id. 1 id. de 4 onces de bœuf salé. I ou 3 onces de porc salé. f id. 1 id. de4 onces rizoulégumes. id. 1 id. de 30 onces de pain.
Les hôpitaux sont réduits aux deux tiers. On fa-
LE BLOCI'S 75
brique, pour eux, une liqueur faite d'infusiou de plantes, mélangée à de l'eau-de-vie et à de l'acide tartrique, pour remplacer la bière. On fait de l'eaude-vie avec du seigle. On remplace le beurre par de la gélatine extraite des os.
W avril. — On apprend que le général Lœwis est remplacé dans son commandement en chef par S. A. R. le duc de Wurtemberg, général de cavalerie au service de la Russie.
M avril. — Son Altesse fait sa tournée aux avant postes et nous avons l'honneur de l'apercevoir en visitant les nôtres, ^
26 avril. — Ordre est donné à 1 200 hommes d'infanterie d'élito, commandés par le général Bachelu, 350 hommes de cavalerie commandés par le colonel Farine et une compagnie d'artillerie légère avec huit bouches à feu de se tenir prêts pour une expédition sur la route d'Oliva. Cet ordre est donné pour attirer de ce côté l'attention de l'ennemi.
L'arrivée du nouveau général en chef russe, faisant craindre au Gouverneur de se trouver bientôt paralysé par la masse des forces ennemies, le décidait à tenter une nouvelle expédition. Le Nehrung, bande de terre comprise entre la Vistule et la mer, faiblement occupée, séparée du gros de l'armée par toute la largeur du fleuve et par toute l'étendue de l'Inondation, n'avait pas jusque-là été exploré ; il y avait quelque espoir d'y trouver des vivres.
27 avril.— Al'aube, le général Bachelu sort par le Eoim, pousse au pas de charge les avant-postes
ennemis de Neufehr sur Bohnsack , culbute les Russes^, lesconduit jusqu'à Wordeln, où était le gros de leurs forces , les enfonce et s'avance dans le Nelirung jusqu'à Stadt-Hoff^ à la séparation des deux bras de la Vistule. L'ennemi fut saisi d'une terreur panique et n'usa pas de ses moyens parce qu'on ne lui donna pas le tems de se reconnaître et que le chef de sa cavalerie fut tué d'un boulet de canon. La batterie légère fut en batterie à Bohnsack en même tems que la cavalerie formée.
Le Gouverneur suivait de sa personne le mouvement avec son état-major et deux batteries de réserve. Mais le général Bachelu conduisit cette expédition avec tant de vigueur et d'impétuosité que cela fut inutile. Ayant appris que l'ennemi s'était retiré à 12 lieues de Dantzig, le Gouverneur fit passer la Vistule aux troupes qu'il avait en réserve, pour chasser l'ennemi de la digue qu'il occupait en avant du fort Lacoste. Ce mouvement fut combiné avec celui de trois chaloupes canonnières dirigées par le contre-amiral Dumanoir.
Nous enlevâmes, tant dans le Nehrung que dans le Werder, une grande quantité de fourrages et de vivres qui commençaient à devenir extrêmement rares. On fit à l'ennemi environ 100 prisonniers et on trouva, dans une batterie placée sur une dune élevée, une pièce de canon et un obusier en bois. Nous restâmes quatre jours * dans cette position.
1. Cités par le rapport, le commandant Redon, l'adjudant major Dabski, les sou5-lioutonants Schneider et Razowski blcs- '
Cette opération fut de la plus grande utilité pour la garnison et lui donna pour trois mois de viande et de fourrages, mille têtes de bétail. Les habitans mêmes profitèrent de nos avant-postes et firent entrer en ville une assez bonne quantité de vivres.
Cetta brillante sortie, qui eut lieu dans un tems où les maladies contagieuses commençaient à disparaître, releva beaucoup l'esprit de la garnison et lai inspira une confiance et une fermeté qui ne se démentirent pas un instant pendant le reste de la défense. A la vérité, elle n'était pas assez nombreuse et, dans les momens les plus heureux, elle ne put fournir au delà de 13 à 14.000 combattans, ce qui n'était guère que la moitié de ce qu'il aurait fallu pour une place aussi étendue; mais tous ceux qui la composaient, éprouvés par tant de fléaux, de fatigues, de privations et par une foule de combats, étaient devenus des soldats aguerris. Toutes les armes rivalisaient d'ardeur et de dévouement; l'union la plus parfaite régnait parmi les troupes, malgré l'extrême diversité de nations et de langage. Elles allaient au delà de leur devoir en toute occasion.
Ces excellentes dispositions donnèrent le moj-en de contenir les assiégeans qui s'étaient successive-
sês, le major Deskur, le commandant Kamienski, le capitaine Kiener, le capitaine Naumann, les lieutenants Brolinski et Italinski, le commissaire des guerres Belizal.
ment beaucoup renforcés, de repousser constamment leurs efforts, malgré l'extrême vigueur de leurs attaques et de se maintenir toujours dans tous les points avancés qu'ils cherchaient à nous faire abandonner.
C'est grâce à l'habileté, c'est grâce à l'énergie du général Rapp, secondé par un corps d'officiers tel qu'on en rencontrait rarement dans une place assiégée, que la situation de Dantzig, d'abord si compromise, arriva à être satisfaisante. L'on peut affirmer qu'en d'autres mains la place n'eût pas résisté plus de 3 mois, car la démoralisation était, au début, complète. Toute sa force résida dans l'énergie du commandement, qui sut transformer en troupes vaillantes, disciplinées et dévouées, des conscrits frappés de terreur et des fuyards de toutes les armes et de toutes les nationalités.
La fidélité des nombreux étrangers qui composaient la garnison paraissait à l'ennemi un véritable phénomène. Le sentiment de l'honneur militaire, particulièrement vif à cette époque, suffisait à attacher à notre drapeau les officiers, dont le dévouement ne se démentit pas un instant. Mais la constance de la troupe était plus difficile à expliquer et étonnait vivement l'ennemi, qui mettait tout en œuvre pour l'ébranler. C'est à l'attachement personnel que sut inspirer le Gouverneur, c'est au souffle d'héroïsme, qu'il fit, par son exemple, circuler dans les rangs de sa petite armée, qu'était dû l'excellent esprit dont les écrivains russes et allemands se sont étonnés depuis. A cela, il faut joindre la sympathie qu'inspirait le caractère généralement liant des Français et l'émulation qu'entraînaient entre ces divers corps les luttes incessantes contre un même ennemi.
Officier aussi brillantque brave, Rapp savait frapper l'i-
: igiaatioa du soldat. Se montraat partout où il y avait du iger, au chevet du malade comme sur le champ de bataille, tpprenaitàtous le mépris de la mort. Chaque jour, ou le \ ait aux avant-postes, monté sur un de ses magnifiques Lievaux, chargeant parfois lui-même les partis ennemis. SurchauEFés à cet exemple, les soldats de Dantzig ne connaissaient plus d'obstacles. Ce n'était pas seulement l'élan des troupes entraînées par leurs cadres, qui était digne de remarque, mais aussi le courage individuel, l'adresse, l'à-propos que chacun déployait dans les moments difficiles. Les rapports fourmillent d'actes d'intrépidité, qu'il serait trop long d'énuméreren détail... Tantôt, ce sont les vedettes isolées qui, chargées par plusieurs Cosaques, loin de s'enfuir, leur font tête. Tantôt, c'est un Français blessé et fail prisonnier à l'attaque du 3 mars, à non seulement s'échappe, mais encore ramène l'ofûer qui l'a pris ; ou un tambour polonais qui, avec ses jjaguettes pour toute arme, se bat corps à corps avec un ^Tenadier et le fait prisonnier ; ou un sergent français qui se jette le premier dans une maison occupée par les Russes et tombe frappé à mort. Ailleurs, c'est un voltigeur polonais qui enfonce seul la porte d'un corps de garde et crie à 40 Russes de se rendre comme la chose la plus naturelle du monde ; c'est le tambour bavarois Kern qui, battant la charge, arrive sur l'ennemi à cinquante pas en avant des siens ; ou le maréchal-des-logis Devillain qui, avec douze chasseurs, charge, de nuit, successivement tous les avantpostes de la plaine de Stries, les oblige à se replier, pénètre dans les lignes russes, y jette l'alarme et rentre sans perdre un homme.
Pour augmenter encore cette confiance de la troupe, pour donner comme une consécration publique à l'esprit d'audace qui l'anime, le Gouverneur ' transforme la parade du jour de Pâques en une fête militaire^ hors des
i. Rapport du général Rapp.
murs. Quelques escadrons de cavalerie se déploient dans la plaine au delà de Langfuhr et font reculer les vedettes russes. 7 000 hommes en grande tenue se rangent à la place même qu'elles viennent d'abandonner, Toute la ville est sortie en habits de fête; l'ennemi contemple de loin ce spectacle singulier.
Le Gouverneur, suivi d'un brillant état-major, passe les troupes en revue, les fait défiler musique en tête, et rentre sans que rien soit venu troubler la cérémonie. Pareille bravade ^ était bien faite pour exalter le moral du soldat !
i" mai. — Le mois de mai fut, à l'extérieur, absolumentdénué d'événemens dignes d'être cités .•l'ennemi chercha à nous enlever le poste d'Ohra, le 4 ; nous tentâmes, de notre côté, de lui enlever celui qu'il avait dans les maisons en avant de Rûckfort et nous lui tuâmes quelques hommes et lui fîmes 2 ou 3 prisonniers.
7 mai. — Le capitaine d'artillerie Andrieux, avec 24 bateaux de l'équipage de ponts, parcourt le Werder.
Le 17 mai, il en fait de même.
20 mai. — Les hôpitaux sont réduits à une demilivre de viande de bœuf ou de mouton. La troupe ne mange que du cheval, d'abord ceux impropres au service de la cavalerie, puis ceux des habitans. Le fourrage a été remplacé par trente livres de pain
1. Ordre avait été donné que les armes ne fussent pas chargées. Le Gouverneur était résolu à repousser l'ennemi à la baïonnette. Il avait fait seulement placer huit pièces de canon en arrière de la petite rivière appelée la Stries, pour répondre à l'artillerie ennemie,
LE BLOCrS 8!
fabriqué avec 1/3 de son et 2/3 de farine de seigle. lis ont de plus une livre de paille et undemi-bois-
iii de son.
■2') mai. — Nous nous apercevons que le camp ennemi augmente. Le son venant à manquer, on donne aux chevaux du pain de farine de seigle brut sans son et deux livres de farine pour barbotage.
59 mai. — Une partie des chevaux est mise au vert et reçoit 3 livres 1/2 de pain et une livre de paille *.
Depuis le mois de mars, le beau tems avait permis de donner une nouvelle activité aux travaux du génie; la place avait acquis chaque jour un nouveau degré de force et, à la fin de mai, tous les travaux des fronts des hauteurs et ceux que les dégradations de rinondationavaient nécessités sur les autres parties de l'enceinte étaient terminés; en un mot la place était dans l'état le plus respectable ^.
1. Les prairies, déjà verdoyantes, furent divisées en deux parties : l'une servit à mettre les chevaux au vert pendant deux mois, l'autre fut fauchée plus tard. (D'Artois.)
2. Cette mise en état de défense du corps de place d'après les plans de la commission primitive fut confiée au colonel de Richemont, qui se trouva continuer les travaux qu'il faisait avant le siège. «Monsieur le colonel de Richemont. directeur des fortifications, dit le rapport du général de Gampredon, a développé d'îs talents très distingués, des qualités précieuses et un zèle kiatigable, qui lui ont concilié l'estime et l'attachement de tcute la garnison. Chargé de la direction des travaux du génie depuis plus de 3 ans, on peut dire qu'il est en quelque sorte le créateur des ouvrage» qui ont porté à un si haut degré la fc-rce de cette place, laquelle se trouvait hors d'état de défense ai commencement du blocus, ces ouvrages n'ayant pu encore eue achevés. »
Environ 8 000 malades dans les hôpitaux. La garnison a perdu environ 10 000 hommes au l"Mai.
En mai, l'argent commence à manquer, la contribution de guerre delà Courlande est épuisée. Le Gouverneur est obligé d'avoir recours à un emprunt remboursable au déblocus, i Les habitants se refusentà le souscrire. Le H mai, le Gou-" verneur nomme un comité spécial pour effectuer cette répartition et prendre les mesures nécessaires à la perception des fonds: comte d'Heudelet, président; général Lepin, général de Bazancourt, sous-inspecteur aux revues Deel, payeur principal Grandsire.
Les notables ne se prêtent pas à cette combinaison d'une absolue nécessité; on prend quelques otages, et on met les scellés sur plusieurs caisses. On arriveà faire rentrer environ 2 000 000 ^ .
Vers le milieu de mai, quelques bruits de conspiration courent. Deux espions russes, poursuivis comme tels, dénoncent M. Pegelau, sénateur et président de la Cour de justice, et l'accusent de préparer une révolution, le 27, pour livrer la ville aux Russes.
Une instruction est ouverte. Elle établit l'innocence def M. Pegelau.
Les espions Redai et Kisch sont pendus 2.
4*^ juin. — L'ennemi devient plus entreprenant] et sa nombreuse cavalerie inquiète beaucoup nos fourrageurs de vert ; il vient même avec de l'artillerie pour les repousser et nous lance quelques 3 obus dans le village du Stolzenberg et du Zigan- ^j kenberg. On lui rend la pareille. Le prince Radzi-I will lui enlève un poste d'infanterie sur la digue.j