Murât, roi de Naples
Sur ce, Monsieur le Comte, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.
J. Napoléon.
Cette détermination fut bientôt connue. La Cour, encore placée sous la main de l'Empereur, ne put faire autrement que désavouer le général d'Yorck. Elle le fît sans difficultés, mais non sans arrière-pensées.
Le Comte de Saint-Marsan ^ au Major général. Berlin, 4 janvier 1813.
Monseigneur,
Le Roi vient ;d'envoyer M. de Hardenberg chez moi pour me communiquer ses déterminations; les voici :
S. M. fera partir demain, au plus tard, à midi, un de ses aides de camp , le lieutenant-colonel de Natzmer, pour se rendre auprès de S. M. le Roi de Naples; cet officier portera la nomination du général Kleist comme lieutenant général commandant le contingent. Il portera aussi le désaveu formel de la convention signée par le général d'Yorck, l'ordre au général Kleist de faire arrêter cet officier général, s'il y a moyen, et de le faire conduire à Berlin; enfin l'injonction de disposer du contingent selon que S. M. le Roi de Naples l'ordonnera et d'exécuter en tout les ordres de S. M., qui sera priée de faire