‹ Défense de l'enseignement des écoles catholiquesChapitre 12 sur 52 · SUR LA THÉOLOGIE SCHOLASTIQUE · texte numérisé non relu

SUR LA THÉOLOGIE SCHOLASTIQUE

» lesquelles nos prédécesseurs passoient tran- )> quillement leurs jours? Ah! au lieu de dé- ») daigner nos efforts, et d'achever d''abattre ainsi » notre courage, ne seroit-il pas plus juste de )) consoler nos peines , et d''animer notre con- )) fiance par plus d"'empressenient et de docilité )) que jamais? Et si la divine parole a perdu )> quelque chose de ses ornemens extérieurs et » de sa magnificence dans nos bouches, ne doit- » elle pas d^iilleurs vous être plus précieuse , » parce qu''elle est plus rare; et ne devriez-vous }) pas conserver avec un soin plus religieux ces )) dernières étincelles du feu sacré qui vous reste, » et qui menace de s''éteindre (i) ?»

Des hommes d''Etat, dans leurs observations sur la situation présente du clergé en France , insistent beaucoup sur cette réflexion; il paroit qu'elle les a vivement émus, car elle se reproduit souvent dans leurs commuuications diplomatiques et leurs épanchemens politiques. Le clergé, disent-ils, depuis ijgo a prodigieusement baissé dans l'opinion publique , et aujourd'hui sa considération y est petite et pres- (jue nulle. De ce fait, qu'ils alVirment comme certain et incontestable , remontant à ses premières causes, l'ignorance du sacerdoce catholique, le vice de son éducation et de ses études,

(ij ^1. tic Mac-Carlln , Scrinan uir' la parole de Dtea.

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les idées et les connoissances suratinées qu^on y puise , les méthodes de la v ieille scholastique qui dominent encore renseignement de ses écoles; tontes ces choses sont dans leur bouche, et viennent sous leur plume. Voilà, disent-ils encore dans leur plan de réforme, ce qui met les prêtres français en arrière de leur siècle et du progrès de ses lumières. M. Bautain et les siens applaudissent à ces discours, font sur ce sujet des concessions fâcheuses, au nom du public éclairé dont ils se disent les organes; et tout cela en haine de la scholastique, ce grand ennemi de la vérité qu'ils ont juré d'exterminer, dans Finlérêt de la science de la religion et de son sacerdoce.

Il y auroit bien des choses à dire, des explications à demander, des distinctions à faire, avant que d'admettre ce fait qu''on nous donne comme incontestable ; mais pour plus de brièveté dans la controverse, nous Fadmettons, ou, pour mieux dire , nous le laissons passer.

La déconsidération du clergé est réelle dans un certain monde, nous n''en disconvenons pas; mais à côté de ce fait, nous croyons devoir placer cet autre qui n'est pas moins certain : c'est que la trop fameuse révolution de i 789 a divisé, partagé le monde en deux; elle a créé partout , et surtout dans notre France, au sein de la même nation , deux sociétés différentes. Ces deux peu-

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