‹ Défense de l'enseignement des écoles catholiquesChapitre 13 sur 52 · SUR LA THÉOLOGIE SCHOLASTIQUI · texte numérisé non relu

SUR LA THÉOLOGIE SCHOLASTIQUI

pîcs ne [)arlent plus la mênic langue, u\nii presque plus rien de conwnun dans les mœurs, les doctrines, les devoirs , la règle de conduite ; c^est une autre raison, un autre sens commun, une autre morale, (Pautres notions du vrai, du faux, du juste et de Finjuste ; en un mot, c'est un autre monde. Tout cela n'est pas nouveau : saint Augustin a beaucoup parlé de la cité de Dieu et de celle des hommes, du royaume du Christ et de celui de Bélial. Ces deux mondes ont chacun leur poids, leur mesure, leurs balances pour peser le mérite, pour dispenser la louange et le blâme, la gloire et Fignominie, la bonne et la mauvaise renommée; (Voù il suit qu'on peut être grand et honorable chez, une ti(' ces deux sociétés, pendant qu'on est vil et méprisable dans Pautre.

Nous convenons franchement que le clergé français est très-peu estimé dans le monde athée, sans Dieu, sans religion, que la révolution a créé, ou dont elle a beaucoup agrandi le domaine *, mais nous soutenons en même tenq)s, ([u'il l'est beaucoup dans le monde chrétien et orthodoxe. Et si Ton nous demande la cause de ce phénomène , nous répondrons que les études de théologie, de philosopliie , et leiu's méthodes d'enseignement n'y sont pour rien ; que la (hversite ou plutôl la coiih'ariété des doctrines sunl

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ici tout. Il iaut s^arrêter Jà : voilà du réel, du positif; tout le reste sont faux-fuyans, propos en Tair, par où Terreur cherche à faire une trompeuse diversion, pour se dérober à la vérité qui la poursuit. Entrons dans le détail.

Qu^est-ce qu\in prêtre catholique, pour un homme sans religion et sans Dieu ? Aux yeux de sa raison faussée par Terreur et la passion , c^est une manière d''imposteur, pour qui le tenij)lcest luie salle de spectacle, la chaire et Tautel un double théâtre, où il varie les représentations pour le service d^un peuple crédule et superstitieux. Aux yeux de sa politique , séparée par \iu divorce complet de la religion, c''est un homme public, un magistrat, un officier de morale, préj)0sé à la garde de certaines croyances et cérémonies religieuses , plus ou moins utiles au grand but de la société, qui est de contenir le peuple dans Tobéissance aux lois. Je voudrois bien qu^on pût me reprocher d'avoir mis ici sous les yeux du lecteur , un tableau où il y a beaucoup de charge dans les traits et les couleurs; mais je crains que ce ne soit là malheureusement une peinture fidèle de Tétat présent de plusieurs des départemens qui environnent la capitale.

Qu'est-ce qu'un prêtre, pour un croyant à la religion de Jésus-Christ , et à la parole de son Evangile? Cest le ministre et le représentant

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