‹ Défense de l'enseignement des écoles catholiquesChapitre 28 sur 52 · PREMIERE SECTION · texte numérisé non relu

PREMIERE SECTION

DEPUIS LA RÉFORME DE LUTHER JUSQU'a l'aNNÉE 1830,

Je pourrais faire remonter cette première époque jusqu'à Wiclef et Jean Hus ; mais pour plus de brièveté, je m'arrête à Luther.

A peine Luther eut-il commencé sa rupture avec l'Eglise Romaine, qu'il sentit le besoin de chercher quelque part un principe d'unité, afin de réunir dans un même symbole sa doctrine qu'il voyait tous les jours s'en aller en pièces, éparse et dispersée de toutes parts, au gré des caprices de tant d'esprits turbulents et inquiets, et de tous les vents de leur doctrine. Si l'on me demande comment ce despote, si jaloux de dominer sur les esprits et sur la pensée, a pu consentir à livrer le gouvernement de cette société , dont il se déclarait le fondateur, aux volontés changeantes et mobiles de tous

les princes, de tous les tyrans possibles dans le futur contingent des âges et des siècles, je dirai que deux grands intérêts dominèrent sur son orgueil, et maîtrisèrent son amour pour le pouvoir, lequel, comme celui de César, ne souffrait point d'égal. Ces deux grands intérêts, je crois les apercevoir, le premier dans le besoin de la propagation, le second dans celui de la conservation de sa secte.

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