‹ Défense de la liberté de l'égliseChapitre 38 sur 75 · II · texte numérisé non relu

II

goemcnt au profit de leur domina lion personnelle?

Et c'est dans cette situation que vous voulez nous ravir la liberté des àmes* avec la plus haute et la pli inviolable des associations, c'est-à-dire l'associaiioi religieuse, l'association spirituelle, l'association des consciences ! Vous voulez que nous demeurions en pré sence et à la merci de toutes les forces matérielles d'oi État sans religion, d'un pouvoir sans foi ; seuls, dépouil lés, sans un appui, sans un recours moral contre vous. — ^ /

Mais du même coup,*vous frappez le catholicisme, IIZ3a liberté de conscience, la liberté des cultes.

Je me résume en terminant :

L'exclusion des congrégaiions religieuses blesse l'homme dans la liberté de sa conscience; le citoy^/i dans l'exercice de ses droits; le chrétien dans la digaîfo de sa foi; c'est une exclusion illégitime dans son principe, si indigne dans ses conséquences, si absurde dans ses moyens et dans ses résultats, si étrange au temps -^ où nous vivons, que toutes les opinions libres en seront 1^^^ toujours révoltées, et que les législateurs les plus inlré pides ne pourront jamais la prononcer. |^^

A tout cela je sais ce qu'on se propose de répondre « Nous ne voulons pas exclure toutes les congrégations 1^^ religieuses; nous ne demandons qu'une exception. » E^ lisfa^ qui nous répond que vous n'en ferez pas une seconde, quand vous en aurez acquis le droit par une première! |jf^ Et après une seconde, une troisième ? Mais de quel droit la première ? Le cencile de Trente a déclaré que la coo- | ! y grégalion que vous voulez exclure est un institut pieux, insUUUum pium. Mais, me direz-vous, il y a le décret du 3 messidor an XII; j'ai montré que ce décret éuH sans force cl sans application possible — 11 dissout, di- l^j^^

-iCe

VÉRITABLE ÉTAT DE LA QUESTION. 6j

tes-YOus, les jésuites : cela n'est pas : les Paccanaristes et les Pères de la Foi, dont il parle, n'étaient pas, ne pouvaient pas être des jésuites; c'est un fait d'histoire ecclésiastique positif; la subtilité et la mauvaise foi peuvent seules le dénaturer.

Mais ici je ne puis m'empécher de le demander : comment tant de passions se sont-elles soulevées tout à coup? comment tant de haines et de colères? d'où est né ce violent orage des esprits ? qu'est-ce qui a pu les pousser à de telles extrémités ? Il importe de répondre

à ces questions : les faits ont des lumières victorieuses;

interrogeons-les.

Qa'on y prenne garde : je signale ici un fait dont la gravité n'est pas médiocre, quoique je ne puisse dire encore quelles en seront les dernières conséquences : il îinporte que l'histoire sache et atteste quels sont les hommes qui, les premiers, contrairement à un serment solennel, essayèrent de tromper les promesses d'une Charte, favorisèrent la conspiration d'un corps puissant contre la liberté , et relevant parmi nous un slupide épouvantail, en jetèrent l'odieux mensonge dans celte fecQssîon, au mépris du bons sens, au mépris d'une Dation raisonnable, qui n'a rien fait, que je sache, jusqu'à ce jour, pour qu'on se moque d'elle à ce degré.

Il fallait un signe de ralliement , il fallait un cri de guerre, il fallait un mol qui eût la puissance mystérieuse de remplacer, aux yeux des indifférents cl des tièdes, la liberté et la justice ; aux yeux de la multitude, la vérité ttle bons sens : ce mot fut trouvé.

b2 DES ASSOCIATIONS RELIGIEUSES.

M. le comle Beugnot nous a révélé ce secret:

Vous voiLS rappelez^ Messieurs^ la croisade que nous fima alors contre les jésuites; je ne sais si mes souvenin m trompenty mais il me semble qu*en 1828, nous poursuimm toute autre chose que les jésuites. Je rappellerai aux peN sonnes qui étaient alors dans Topposition , que si les jésuites nous avaient manqué, nous aurions trouvé d^aatres motifs pour justifier et affermir notre opposition, parce qu'elle était en effet légitime et nationale.

Aujourd'hui [que veut-on dire par jésuites ? Prétend-on indiquer les 206 jésuites qui, au dire de quelques écrivains, existent en France? Non, Messieurs : par jésuites^ on entend la concurrence au monopole de VUniversité. J'admire l'Université : elle a choisi le mot le plus propre à échauffer les esprits, à les irriter, aies enflammer pour sa cause. C'est un trait d'habileté sublime. Mais enfin souvenonsnous de ce qu'il y a au fond de tout cela ; c'est l'Université qui s'est fort ingénieusement rappelé 1828 en 4844.

Et avant que iVl. Beugnot s'exprimât ainsi, déjà la voix de la vérité s'était fait entendre sur ce point, et les organes de l'opinion publique avaient proclamé que b peur des jésuites n'avait été qu'une comédie.

M. de Gasparin, il y a peu de jours, disait la même pensée :

Si le mot de jésuite signifie des hommes qui ne sont pas disposés h accepter dans le spirituel le secours du temporel, je suis jésuite.

Lorsqu'en 1837 quelques membres de la Chambre des députés osèrent reparler des jésuites, voici comment M. Saint-Marc Girardin leur répondit:

Comment , Messieurs , vous avez peur de cette société! vous en avez peur, et lorsque je consulte notre histoire, ]fi

>is qu'en 1763 vous l'avez vaincue. Et aujourd'hui, vous rez tout ce (jue vous ont donné nos pères, vous avez je ne is combien d'éditions de Voltaire, espèce d'artillerie qui tmbat sans cesse les jésuites : vous les avez répandues irtout ; vous avez plus que les anciens parlements, vous ez la tribune, tous les pouvoirs publics ; vous êtes vousêmes debout, tout prêts à frapper avec les lois tous ceux li voudraient attenter aux libertés publiques, ou inspirer » doctriuQS funestes. Et malgré tant de pouvoir et de lissance qui vous viennent de vos devanciers, de vousèmes, de vos écrivains immortels et de vos lois , malgré »ut cela, vous avez peur !

Mais que sont-ils donc, et que sommes-nous? Quel est et aveu de peur et de défiance ?

Mais je ne me mets pas si bas, je ne mets pas si bas la îvilisation de 89, qu'elle ait peur des jésuites. Je crois lu'elle est capable de supporter, de combattre la concurrence. Et quant à moi^ je ne ferai jamais un aveu qui nous oJhisserait à ce point dans l'opinion de VEurope. (Trèsbien! très-bien!)

H. Amilhau, membre de la Commission dont M. Saint- Marc Girardin était rapporteur, se riait ainsi de ces frayeurs fantastiques dont on cherchait à frapper les imaginations faibles :

Elles jésuites, dont on a tant parlé et qu'on représente i tout moment comme des fantômes prêts à rentrer par ^utes les issues dans l'instruction publique !

H. de Lamartine, aux applaudissements de la Ghamkw, s'exprimait encore avec plus d'dnergie :

Lesuns se préoccupent de ce fantôme de jésuitisme, que * on fait sans cesse apparaître ici, et qu'il faudrait déclarer P^^ puissant que jamais , s'il avait la force de nous faire **<^er devant la liberté. (Bravos au centre et k gauche.)

Et après le vote de la Chambre, M. SaiDt-Marc Girardin se moquait encore, avec la finesse d'esprit qu'on I11& connaît, de ces peurs et de ces susceptibilités qui s'ag^^ gravent l'une par Vautre ; car vous savez ^ Messieurs:' que la peur se communique facilement.

Enfin, à la fin du 4 janvier 1839, \e Journal des Déba^ écrivait encore :

Est-ce bien sérieusement que Ton redoute aujourd'hui les empiétements religieux et le retour de la domination ecclésiastique! Quoi ! nous sommes les disciples du siècle qui a donné Voltaire au monde, et nous craignons les jésuites f

Nous sommes les héritiers d'une révolution qui a brisé la domination politique et civile du clergé, et nous craignons les jésuites!

Nous vivons dans un pays où la liberté de la presse met le pouvoir ecclésiastique à la merci du premier Luther venu qui sait tenir une plume, et nous craignons les jésuites!

Nous vivons dans un siècle où l'incrédulité et le scepticisme coulent à pleins bords, et nous craignons le^ jésuites!

Nous sommes catholiques à peine, catholiques de notn, catholiques sans foi, sans pratiquer, et l'on nous crie que nous allons tomber sous le joug des congrégations uliramontaincs!

En vérité, regardons-nous mieux nous-môraes et sachons mieux qui nous sommes ; croyons à la force, à la vertu de ces libertés dont nous sommes si fiers. Grands philosophes que nous sommes, croyons au moins à notre philosophie. Non, le danger n'est pas où le signalent nos imaginations préoccupées. Vous calomniez le siècle par vos alarmes e* vos clameurs pusillanimes.

Voilà où Ton en était alors : le bon sens public voptt clair sur un état de société, où certes tout n'est pas IW pour réjouir un prêtre catholique, mais où du moins tout

esl fait pour rassurer le siècle contre les terreurs imaginaires d'un passé qui n'est plus. On avait la bonne foi d'aTOuer que cette peur était un piège usé, un jeu misérable, une comédie honteuse, à laquelle il fallait renoncer désormais de surprendre la loyauté française.

Que s'est-il donc passé depuis? Rien, absolument Tien, — Mais quoi donc? y a-t-il eu des faits nouveaux? Qu'on les cite. Mais non; il n'y a rien de tout cela; il n'y a qu'une seule chose, encore un coup: l'Université se sent attaquée; elle ne sait comment se défendre, et, selon l'expression de M. le comte Beugnot, elle se souvient ingénieusement de 1828 en 18^û. Mais elle sut préparer de loin le succès de celle habilelé sublime. Voici les faits :

En 1840, M. Cousin, dans le programme officiel de Texamen du baccalauréat es lettres , imposé à toute la jeunesse catholique du royaume, introduit les Proomciales, condamnées par l'Église ; il indique les deux premières, dont Fénelon disait : « Il y en a plus qu'il n'en « faut pour découvrir le venin caché dans ce livre qui « a été tant applaudi. »

La môme année , M. Cousin fait proposer l'Éloge de Pascal comme sujet du prix d'éloquence décerné par fAcadémîe.

Plus tard, M. Villemain rappelle M. Cousin dans le Conseil royal de l'inslruclion publique.

En 1862, l'Académie décerne le prix proposé deux ans auparavant : c'est M. Dumoulin, disciple, dit-on, de M. Cousin, qui l'obtient, et M. le secrétaire perpétuel flève la voix contre celte société remuante et impérieuse J^etesprît de gouvernement et l'esprit de liberté repous- ^t égalemenL

L'Éloge de Pascal est bientôt sai?i da discours sur Voltaire ; puis viennent les bruyantes leçons du Coll^ de France sur l'ultramontanismeet le jésuitisme; pois la loi et la discussion de iSUU , où il n'est plus question que des jésuites ; puis le Juif errant et les fables stapidcs d'iiD roman impie.

Puis le dernier livre de M. Michelet. — Nous en sommes là en attendant mieux ; et les progrès de ces Messieurs nous laissent tout espérer.

Prenez-y garde toutefois : l'opinion a ses caprices, et malheureusement elle «st presque toujours sans respect dans ses dédains comme dans ses entboosias* mes ; et en vérité , tout cela est si fort , qu'elle pourrait bien finir par vous châtier sévèrement

Quant à moi, si j'avais plus d'autorité pour être entendu, je dirais à tous ces vaillants adversaires des jésuites qu'on ne se joue pas ainsi deux fois d'une grande nation ; je leur répéterais du moins ce que M. SaioL-- Marc Girardin ne craignait pas de dire à la tribaoe en 1837 :

Messieurs, vous vous donnez trop beau jeu, lorsque, ave^^ le talent que vous avez , vous agissez sur les imagination en parlant toujours de cette société fameuse, dont le fan tome se montre sans cesse dans ces discussions : sous 1 rapport dialectique, cela n'est pas loyal : vous avez déjî fait la part à la frayeur peut-être légitime que vous ave: des Jésuites, vous leur avez déjà imposé un serment : At venez pas sans cesse nous jeter ce spectre à la tête.

C'est assez : nous achèverons ici cette bistohre de résistances du monopole universitaire; aussi bien iloe^ s'agit pas en ce moment de le combattre. Je signale seulement les causes et l'esprit de la lutte dans ceux

qai se sont fails les adversaires de TÉglise : on le sait, leur arme la plus puissante est la stupide frayeur qu'inspire le nom de jésuite. Toute leur raison est là : c'est le dernier mot de leur habileté : c'est le grand effort de leur esprit. Il y a heureusement quelque chose en ce inonde de plus fort à la longue que tout cela : c'est le bon sens.

Pascal, le grand adversaire des jésuites, a dit : L'opinton est la reine du monde. C'est uu mot vrai. L'opinion vaine et frivole règne trop souvent sur le monde, dicte ses lois, rend impérieusement ses arrêts, et contraint parfois les meilleurs esprits, les caractères les plus élevés, à plier sous sa misérable force. Maîtresse d'erreur, ajoute Pascal, d'autant plus fourbe quelle ne Vest pas toujours. iMais l'empire de ceiie superbe puissance enne- ^^ie de la raison est heureusement passager. L'opinion ïï'esl qu'une reine éphémère, et il y a un pouvoir supérieur au sien , qui brise , quand il le faut, son sceptre d'an jour, c'est le bon sens, dont Bossuet, de la hauteur de son génie, disait : Cest le maîlre véritable de la vie humaine. Ce mot est plus grand, et heureusement pour l'humanité, plus vrai que le mot de Pascal. On l'oublie Quelquefois; on se soulève contre le bon sens; mais ^près les plus bruyantes révoltes , il faut se soumettre ^nOn, et reconnaître son profond et mystérieux pouvoir.

Il y avait r parmi les anciens, un peuple chez qui on ^ dit que le bel-esprit courait les rues, et qu'on cherchait ^Q vain le bon sens dans les académies savantes.

On dit que , parmi les peuples modernes , il y a une ï^ation brillante et généreuse, ardente et lière, mais quelquefois aussi vaine, spirituelle et légère, qui estime dans le fond et dans le vrai la probité et le bon sens, et

chez qui la raison vaincue reprend tôt ou lard son empire, mais qui, trop souvent, préfère l'esprit riant el moqueur, lit avec avidité les fables qu'elle méprise, 8( plaît aux terreurs imaginaires; capable de résister i tout, excepté à un nom frauduleusement inventé poui lui faire peur en l'amusant.

Quoi qu'il en soit, il faut qu'on y prenne garde : c'es jouer contre elle un jeu toujours ignoble et quelquefoi périlleux. Si elle a les défauts brillants de la jeunesse elle en a aussi les qualités généreuses : elle se prenc quelquefois à s'irriter tout à coup contre ceux qui s( moquent d'elle ; elle ne les brise pas dans sa colère mais elle a des dédains qui suffisent à sa vengeance.

Je ne crains pas de le dire, il n'y a peut-être pas xm nation chez qui le bon sens ait une puissance plus vive plus spontanée, et tout à coup plus irrésistible.

Chez elle , les diverses époques d'un siècle peaveo être le jouet de la violence, de la mobilité et du capric des opinions; mais le génie national se soutient toa jours, et triomphe à la longue par le bon sens : c'ee sur lui que les honnêtes gens , que les hommes d bonne foi doivent compter pour accomplir le grand oa vrage de la pacification religieuse. Qu'ils comptes aussi sur la Providence.

Le bon sens est l'allié naturel de leur cause.

La Providence est la grande alliée du bon sens.

J'avais écrit ces lignes, quand un vote récent e venu S ce semble, prêter un nouvel appui aux advei saires des congrégations religieuses.

' Le 5 mai 1845.

' E ÉTAT DE LA QUESTION. f,9

<^ ^n de rétracter ici des raisons

<;^ -^u'à présent on n'a rien ré-

^\i> '•* *ouic leur force.

?^ ':> . . d'ailleurs sur la portée de

'-; î>; .plnion qui l'a dicîé, et sur la

-^ '"''• a faite au ji^^ouvcrnement.

ait, du scandale, une manifestation.

la ; mais on en a été médiocrement satis-

un spectacle curieux aujourd'hui d'étudier

.ras où cette discussion laisse tout le monde.

*eul-on trouver dans le vote même de la Chambre

^nc pensée déterminée?

Un ordre du jour motivé a suivi des interpellations Solennelles : quel sera le résultai? Qui pourrait le dire? Qu'y a-l-il de possible?

On a cité une longue nomenclature de lois relatives 5ux congrégations religieuses.

Toutes ces lois, la discussion même en a fait preuve, Sont plus ou moins contestables quant à leur existence et à leur application.

Mais parmi ces lois si diverses, si contestées, quelle est la loi qui serait véritablement en vigueur, la loi qu'on voudrait précisément exécuter?

Je le répète : tout paratl incertain, indéfini; il y a partout antinomie et contradiction. Pourrait-on dire qu'on s'est réellement entendu?

On a parlé de dispersion : mais comment? par quel moyen? Et où s'arrêtera cette dispersion? Deux , trois, cinq, plusieurs ecclésiastiques enfin , veulent vivre ensemble , habiter sous le même toit : les forcera-t-on à se séparer parce qu'ils seront religieux ? Ira-t-on jusqu'à braver le ridicule de la langue, jusqu'à vouloir

dissoudre, disperser l'iodiîidu lui-même? — Je parle sérieusement : tant que vous n'avez pas expulsé l'individu , vous n'avez pas dissous l'association religieuse.

Pour quiconque a vu, observé, étudié attentivement cette étrange délibération, il est manifeste que la Chambre était mal à l'aise, indécise , étonnée elle-même de sa froideur et de son embarras.

Ei maintenant on est réduit à chercher péniblement les moyens de donner à certaines exigences une satisfaction qui sans doute répugne, comme elle a répugné, pendant quinze ans , à tous les ministères passés (sans excepter ceux de M. Thiers) , parce qu'ils n'ont pu se dissimuler qu'elle blesserait profondément la raison, la justice et l'Église.

Oui, l'Église : qui ne le dit aujourd'hui? La question des jésuites n'est évidemment qu'une question d'apparence , comme sont, au reste, parmi nous, la plupart des questions qui agitent le présent et compromettent l'avenir.

Nous vivons dans un temps vraiment singulier : on ne sait où placer la réalité des choses, ni le bien, ni le mal : on se balance dans des oscillations perpétuelles.

Une décision ferme et franche pourrait seule venir en aide aux besoins du pays. Ne se trouvera-t-il donc pas un homme capable de la prendre?

Quoi qu'il en soit de ces réflexions, s'il y a une chose certaine , c'est que l'œuvre, si désirable pour tous, de la pacification religieuse ne s'accomplira pas en dehors de la liberté, de la vérilé et de la justice.

MANDEMENT

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