‹ Défense des colonies (volume 2)Chapitre 28 sur 128 · D d 5 ScÛstes gris jaunâtres, alternant avee des · texte numérisé non relu

D d 5 ScÛstes gris jaunâtres, alternant avee des

lits de quartzites.

lAffne de frticture, à la basé.

- ÎOI -

Mous rappelons eu passant, que les deux bandes g 2 et g 3 manquent complètement sur cette rive de la Moldau, comme nous l'avons constaté ci-dessus et comme nous le montrerons dans la seconde partie de cette étude. L'étage H jr.iiianque également, ainsi que n6us allons le démontrer tout à ilieuiie.'»

A partir de la même faille, si nous descendons la série vers la droite, nous traverserons les mêmes formations, dans le même ordre de superposition q^ue nous venons d'iA4Î4U6i* à partir de la bande g 1 jusqu'à n(àfê'é^téKg*e D. âétQlsment, nous remarquerons un amoindrissement. dans^UépaiBseur de l'étage E, tandis qioe les dépôts «deijïDtré {Àndè'&^-se montrent dans la plénitude de leur puissance , au del^ de Branik, vers lé Sud-Est

U serait aussi possible que l'étage F' indiqué sur notre section, mais dont l'affleurement est caché sous le sol, eût réellement déjà disparu au droit de Branik, en s'ajUiincisaant vers le bord du bassin oakaîre.

. La répétition des étages que nous signalons est nettement figurée sur le croquis de M. Krejfii, et expliquée dans son texte, sauf deux erreurs, que nous lui avons transmises en 1849, avec notre explication. Elles dérivent de ce que la ligne de fracture nous semblant alors correspondre au Thalweg du vallon, nous considérions les schistes placés à gauche de cette ligne comme appartenant à notre bande d 4 , tandis qu'à la droite de la même fracture , nous admettions la présence d'un lambeau de H, reposant comme aiHéurs sur les calcaires de l'étage G. Les apparences pétrographiques de ce lambeau se prêtaient à notre Vision.

Nos études depuis 1849 nous ont démontré notre double erreur, et nous constatons maintenant, que les schistes et quartzites attribués par nous à la bande d 4 et à l'étage Hb appartiennent tous également à notre bande d S. Nous allons

- iOB -

^onc assigner aujourd'hui à 1» ligne de fractare sa véritable

positioii.

Déjà en 1860, dans notre mémoire intitulé Commet (Bull. soc. Oéol. XVIL p^ 616, 186Q) nous av^MVf fk^jçpliqii^ et rectifié notre erreur relative à la bande d 4 in4iqiiée a^ lieu de d 5 dans toute cette partie de notre bassin. H. Krejëi aurait donc pu fi^re la même rectifioi^tioii en 1862. {excusons son oublL

(^ûiNTit à rétag?;|t que nous avions s\ipposé représenta par. l^.,séirie. deç schistes et quartssites plaoés immédiateone^t au.d(^ais«b;.^, :cdp£dires;d^ à Braoik, notre eireur n^ s'est manifestée à nous, que lorsque vous avons décoiiveit dans cette série un fait bien inattendu. Oe fait consiste dans la présence d'une colonie, que nous nommons Colonie de BranUcy et sur laquelle nous appelons ppur im instant tpute l'attention des géologues.

CSolonie de BnoilL

• Les couches de schistes gris et de quartzites iinpurs,

reposant sur la masse calcaire de BnMÛk, sont presque entièrement dépourvues de fossile Cette circonstanoe rend encore plus remarquable la présence des espèces çolcMfialds dans quelques couches irrégulièren^ent disséminée» entre les schistes gris, et dont l'épaisseur varie de 6 à 15 centimètres. Les unes sont schisteuses et noirâtres; les Autres compactes et grisâtres, offrent au premier coup d'oeil l'apparence de quartzit^fi impurs et teireux. Toutes contiennent xme forte proportion de carbonate de chaux. Il existe aussi dans les mêmes schistes quelques sphéroïdes de calcaire noir, comme ceux dont nous avons signalé la présemce dans diverses colonies.

Les limites exactes entre lesquelles ces couches fossilifères sont distribuées n'ont pas pu être jusqu'ici déterminées, à catipe des circonstances dérivant du voisinage

- lOS -

immMîai éea habitaéiOni^ Muâ eUes oomprennefit un espace vertical de 30 à 40 mètres et peut-être plus.

Ges oooclieB sont interstratifiées dans la masse des schiifteB gris arec une telle régnlaiité, qu'on ne peut les ler qu'à l'aide de leurs fossiles.

Nùns n'avons f^^^rçu dans oette série aucune trace de.tràpp, tandisque les deux lambeaux de l'étage E qu'on ' voit sur la même section, présentent chacun la répétition de deux coulées distinctes et semblablement placées, sui-' vaut r<»dre siratignqpliiqueé

Les principaux fossiles recueillis dans ceUe colonie sont:

Orthoceras originale •

. • . . Barr.

Ortheceras valens . . .

. . . Barr.

C^rthoceras socium . . .

> . . . Barr.

Gardiola interrupta . . .

> . . . Sow.

GraptoUtes èolonus • .

. . • • Barr.

Fuùoides Hostinensis . .

» . . . Barr.

On sait que tous ces fossiles se trouvent paiement dana les dépôts inférieurs de notre étage E.

Ainsi, toutes les circonstances stratigraphiques et par léontobgiques concourent à démontrer l'origine coloniale des espèces renfermées dans ces couches, au milieu d'une •i puissante masse presque dépourvue de fossiles.

Pour que chacun puisse immédiatement rencontrer cette enclave, sans perte de temps;, nous dirons qu'elle est située principalement derrière la sixième petite maison à partir du vallon de Dvoretz, dans la rangée parallèle à la Moldau, c. à d. vers le milieu de cette rangée. Cette maifon porte le Nr. 113 et ses habitans sont très disposés à montrer à tout venant les couches fossilifères, dont noue

leur avons ïéwéïé TexiBfleQoe. Ceà ccmchêB s^étèndént demàre les maisons voîsiiies. ; ' : • ^

Du fait ncmveau ()ue nooft venons dei signaler^ dériyeht évidemment à nos yeux les condnsKms: soiv^anteB: '

1. Puisque la série de schistes et quartzites, reposant sur les calcaires de Branik, renferme ime Colonie^ cette série appartient à la isone coioniide, c. à d. à notre' ba^e d S.

Si Ton voulait persister k considérer' cette même série comme , représentant un lambeau de notre étage i^ il faudrait inévitablement admettre une réapparition extrêmement arriérée des Graptolites. ' >

Pour donner une idée de cette intermittence, nous constatons qu'en Bohème les espèces graptolitiques se trouvent rarement vers le sommet de notre étage E. Ce n'est que par une rare exception qu'elles Éé propagent jusque dana les couches schisteuses, alternant dans quelques localités avec les calcaires noirs, k la^ baée de notre étage F, comme dans les environs de LoehkoV'(p. 91).

Il est inom jusqu'à ce jour^ qu'une trace quelconque de Graptolite ait été trouvée, ni dans les calcaires blancs de notre étage F, ni dans les formations calcaires ou schisteuses de notre étage G. Ces deux étages ayant ensemble une épaisseur de 400 à ÔOO mètres, dont là plus grande partie est composée de calcaires compactes, k temps nécessaire pour leur dépôt représenterait l'intervalle entre les deux apparitions successives des Graptolites.

' Or , cet intervalle de temps embrasse l'existence totale et l'extinction de deux phases bien distmctes de notie faune troisième, renfermées dans les deux étages F ~ G, et offi*ant chacune des preuves de div^^eê réno* vations secondaires, très-marquées, comme dans les bandes gl g2~g3.

Par conséquent, la réapparition des Qraptolites dans notre étage H cmitStnMmîlimhf^^ et retour

bien autrement merveilleux et bien plus fatal aux doctrines Boi-disaiit orthodoxes, que là fkiV ûiÉélogaéi, \ tonfitkié par DOb colonies ; eâr, dos oolonièb et nottW ^ta|^é G ilè iepré^ sen^t ensemUe qu'une seule et ' iÀèmé ' pbalse 'd)é' ûôtrè lÎBMiite troisième. ' ' ■' ■ 1 - •; ; - m-.m. .1;

Diaprés t^es • oonmdéralions ,1 et niftine sans ihvoc^ùèir 4ôs observations pétrographiqUes, qui ' trouveront leur pUcè aîUeaniy noàs somtties autorisé à codcltorè, que là série dès •ohistes et quarteites reposant inmiléâiàfémëtït dur lett èàt Caires de notre étage €r, à Branik, aj^artient à notre bande d 5 et non à notre étage H, comme nous le suppo- «ions en 1849. ''

2. Par oondéquent aussi) ta liçue de fracture que aoos avions d^ab^rd con^e ooiOlme dirigée suStant ' lé Thahveg du petit Vallon, entre ]>voretz et Brkniky doit être re|>o#tée*lk'ot!É noèB^la £guit>nâ m^^^ c. k û.

contre la 'mâsbe kles calcaires de €}, exploitée dani^' leb plus anciennes carrières, à l'aval de ce dernier 'ViUa^/

Gontinuens maintenant notre marche sur la section fig. 2, en dedceudaut à travers les étages, au dessous dé ia Hgne de fracture de Brimik. ' '

Après avoir traversé pour la seconde fois les formation s 1 -^ F -- e t -^ e 1, n(ms retrouvons sous la surface de' ce viBàge lés àbhistes et quart^it^s de dS, exposés avec toutes letM aj^pareuces, dans leb coteaux (jUi dominent les habitations vers le Nord-Est, hors de notre ligne de section.' .

Près des limites de Branik , nous rencontrons un mamelon dé t^app, à moitié rasé pftr des carrières depuis que nous le connaissons, et dont le sommet encore saillant au dessus de la plaine, porte plusieurs constructâonS.

Oobnilt d* iBottofHtk.

Ces tntpps forment le prolongement dtos coulées qui £ont partie de la Colcmie de Hodkovi&ek| clairement yisUife dans une section naturelle et dans des oarriènesi ta pro^ montoire qui domine la vallée de la Moldan, un peu à l'aval de ce village. H est aisé de s'assurer de la continuité de ces masses trappéenneS| k partir de leeiuiomont^ixe jusqu'au mainelon de Branik, en suivant le bord des ^^ôte^w revêtus par les rocfaea pluitonij(|ueB. Sur une longueur d'environ 1000 mètresi. elles ; décrivent une ligne un peu courbe, e^ concave vers la rivière.

Mais tandis que^ près de Hodkovi6ek| les schistes a Graptolites de cette Colonie se montrent aussi bien au dessus qu'au dessous des tn^ppsi avec lesquels . ils . alterj[ient plusieurs fois, leur présence ne peut être constatée, f^ : près du mamelon d^ Branik, ni le long «des côtewK aboutissant au promontoire de Ho4kpvif(ek« Ce £ait est e^ ,h^n]PLopie avec l'extension ordinairement trèarliwtée des dépôts cçloniaux. . i .

• Cependant, on trouve enti^e le ma^oloa de trapp et le coteau voisin des traces de schistes noirs, très-fissilefi, et parmi lesquels peuvent bien exister quelques couehes à Graptolites.

Pourrait-on considérer les Colpnies de firanik et d^ Hodkoviôek coinme les parties d'une même encUfVis primitiyei démembrée par les dislocations du terrain?

Jusqu'ici cette conception nous parait sans vra^emr blance, d'après les motifs suivans:

1. Les trapps manquent complètement dan;s la Colfipii^ de Branik. Qs prédominent au contraire dans la Colonie comparée.

2. Les couches qui renferment lee GhrAptolites à Braniky contrastent par toutes leurs aj^pavences avec les schistes graptolitiques ]M)irS| partiellement mbansés» de la Colonie de Hodkoviëek.

3. En évaluant la profondeur relative de ces deu^ enclavesy au dessous; de la limite ûiférieure de ootre étage Ey on reconnaît que la Colonie de Hodkoviëek est placée sur un horiaoQ notaJblement inférieur à celui de la Cdoiûe de Branik.

D'afNrès ces considérationsi nous persisterons h regarder ces deux Colonies comme distinctes dans leur QiiffM^ jusqu'à ce que le fait contraire soit démontré.

L'existence de. la Coloinîe de HodhoyiSek i depuis longtemps jopnnue de tout |e Qiondey a été indiquée p^ M. Krejfii dans pK^n mémoire allemand p» 25% 1862, et wssi sur sa cart^, IBW.

Reprenons maintenant notre marche.

A partir du mamelon de tràpp de Branîk, nous nous ^rons en ligne droite vers un point du terrain trèsà reconnaître, et jsitué d^ms le petit vaUop latéi^al^ qui descend du village de Lhotka, vers |a vallée de la Moldim. Ce petit vallon , très-ouyert diup^i s^ partie , supérieure, éprouve vers le bas un rétrécissement brusque, qui le rédujit à une gorge de 20 à 30 mètres de largeur, entre les deux coteaux abruptes qui le resserrent de chaque côté. Le point vei^ lequel nous dirigeons notre section est {nrédsénient à U sortie de cette gorge du côté d'aval^ €^t au pied du coteau ^l'oit, cjn descendant. Ce coteau, ^p termine en cet endroit sous l|t forme d'un promontoire assez escarpé, formant la limite des bois, qui couvrent les hauteurs, nommées na Hajkach. Quiconque visitera cette localité, se trouvera immédiatement orienté, d'après cçf seules indications.

^ i Lar dii^ectioii' qjsé Houb BÛitrdniB' jétaûi i^xusi ^eàninée, nbus^ ferons d^boirâ remar^uery qu'elle ^ est < «iki pëti obUque à céUe <kB'0(mch«Bi de dS| iqu6'Mu8 travért^ '

La première colline que nous rencontrons est composée de quartzHes plus ou moins ^ purs, qui pirédominent sur les lits ^es schistes argileux gris, avec lesqu^ ils alten^iit. Ces quarisites sont exploités dans une série de Àarriès^y alignées sur la tranche deÉ roches. A mesure que nous avançons vers le Sud, les quartzites devienbent moins fréquens et au contraire, les schistes gris en se multipliant^ finissent par constituer à eux seuls tout le ten^mn: '

Toutes ces couches offirent une direction uniforme et lionnale* Il en est de même de Ibur inclinaison, sauf quelques troublés partiels, dus à la compression, et dont nous avons Voulu donner une idée sur le dessin de notre section, sans nous astreindre à reproduire minutieusement^ ces aod<dens sans importance.

Ctolo&ie dtt Vinloe sous Modrian.

' £^ ' aitiVant près du promontoire dit na Hajkcbck^ dont' nous venons de parler, on trouve, sur le chemin même; les premières traces des schistes à Graptolites, en partie cachés sous les débris. Mais en explorant les. tafais de cette colline, on i^connatt aisément la présence d'une masse considérable de cette formation, qui est à découvert dans divers petits ravins, au sommet desquels elle dispak^t sous le sol végétal Les schistes sont noirs, ttës-fissiles, et présentent seulement de rares empreintes de Oraptolites. Us ne nous ont montré aucune trace d^ calbaire. Lemr puissance peut ètt'e évaluée à 40 ou 60 mètreë.

Dés fragmeiis de trapp épaiis sur là surface du terrain, mais assez rares, indiquent l'exbtence d'une coulée, sans doute peu «considérable, et dont l'affleurement est

cikohé. £9 outre» d^ne une c^rri^e pla^é^ ûomédia^iueiit au dessous des schistes Graptolitiques | à l'entrée. 4^ llk gorge du vallon de Lhotka^ nous avons observé quelques couelies minées d^ ti^pp y entre les . l|ti^ de qiMorlEites. Il paraît danc oeiftaiUy qu^ l|t Goloi^ie renferpe qucilque» trappa dans ,€e(tte localité y conuaoya sur d'autres, . pointa . de son étendue» oji Ss sont i ^découvert 1

La masse des schistes noirs traverse^ obliquement le petit vallon de Lhotka, et s'élève en écharpe sur le talus cultivé du coteau gauche» iur lequel nous a^n» d'abord reconnu Texiâtence de cette Colonie. Malg^, divers inteir^i vâHea o elle disparait bous le. sol végétal» ou. sous le 1 dir lolriuiu des plateaux, elle peut être suivie en ligim droite jusqu'au promontoire de Vinice , à l'aval de Modvta):^ c. à d. sur une longueur d'environ 1000 mètres.

^ Scfr le sommet de ce' promontwe, dominant la valléei de la MoldaUy les trapps de cette enclave ont été exploités dans des carrières où l'on peut constater , malgré divers ktinblës locaux, qu'ils alternent, deux à troûsf, foia lavlec les aeiiistes à Graptolites. D'autre^ oanrièr^tplus coÀsidérableil dans la partie inférieure des escarpemens^ sont ouvertecii dana des bancs de quartoiteë qui i^ecouvrent la QoloAÎêu Au dessous de celle-ci, on ne peut reconnaîti^e qu'une grande masse de schistes gris, renfermant quelques lits minces de tfuartsiteB, et qui s'étend vers ModrCau. Le sol v^^étal et les débris qui recouvrent le vetiiant Oiiest de ce Iprolnontoire, empêchent de voir si cette Qolpnie se prûkmge plus ^loin dans la vailée dé la Moldali.

Au premier aspect, en considérant la position strati* gimphique dea deux colonies de Hodkoviè^ et de YiniCe sous Modr2an, on peut se demander si elles ne résultait pas du redressement répété d'une même enclave primitivé. Cette' inteiprétation serait trèii:- admissible^ ai elle poovaii être appuyéjB : par quelques lobservations poritrres. Msis au eoUtraôre, touted les circonstances qufe uou»

ayons pu étudier tendent à nous détourner de cette supposition.

1. D'abord, si l'on compare le promontoire de Hod* koviflek au promontoire de Vinîoe, où les sectibns des deux Colonies sont le mieux erpoisiées, on voit dans le premier, que les masses de quartzite sont recouvertes par la Colonie, tandis que dans le second, la Colonie est au dessous des quartzites.

2. Au promontoire de Hodkoviëek, les schistes à GraptolMes sont en partie durcis et rubannés, et ils rmiferment quelques couches minces de caltsaire. Rien de semblable ne se voit dans les schistes analogues, au promontoire de Vînice. =

3. Dans la Colonie de Vinice, les Graptolites sont très-rares. Ils sont beaucoup plus fît*équens dans la Colonie de Hodkoviéek.

4. Lee quadzites et schistes gris reposant sur la co^ lonie de Vinice, renferment des globules remarquables, dont la grosseur yarie à partir de celle d'un pois jusqu'à celle d'une forte noisette. Ces globules ne paraissent pas exister dans les couches de Hodkoyiâek.

5. Sur la carte de M. Krejôi, édition de 1863, les quartzites de Hodkoyiéek sont coloriés comme couches de Êossoy, c. à d. comme appartenant à notre bande d ij tandis que les quartzites de Vinice sont figurés oeiÉme appartenant à notre bande d2. Abstraction faite de toute erreur, cette distinction contribue à montrer, que ces roches ne paraissent pas identiques, ni dérîyant d'un même

dépôt.

6. En Buiyant l'enclaye de Vinice yers le Nord-Est, on yoit augmenter notablement l'épaisseur des sekistas @rapt(di*tiques, tandis que les ttfappt altenumt aif éc . eux

se réduisent beaaooap, et finnaent par presqne s'évanouir BBÊi droit du YaDon de Lhofka.

Âa contraire^' à partir du promontove de QpdkoviSeky en i^llant ^«rs Branik| tes schistes à GhrapteHAea disparais» sent à peu de difstanoey taiidis que là maine trappéenne persiste et parait même augmenter en épaisseur.

7. Enfin, si 'la grande puissance que ptésente #f bande d5 au droit de notre section, semble prêter un appui à Pidée d'nn redressement répété, nous ferons remarquer, que cette bande possède uiie puissance semblable dans toute sen étendue, autour du bord Sud'-Est de notre basais; calcaire. Cest un fait qui sera déniontré p«r> toutes les sections que nous ayons préparées, pour la description; des colemes placées dans cette contrée.

Anlsî, sans offltir une certitude absolue, toutes noa observations tendent à confirmait Tindépendance des Colonies de Hodkoyifiek et de Vinice, sous le rapport de leur origine. Neua avons étabfi ei-dessus la même indépendance pour la Coldnie de Branik. Pfer conséquent, les immigra* tinna eolonialea se seraient répétées au moins trois fbia dans cette partie de notre bassin^ durant la dernière phase de notre faune seconde. Si on remarque qu'un seul observateur comme nqus est dàâs l'impossibilité de scruter une à une toutes les eouehes de la bande diS^ oti concevra que ce chiffire est vraîseinblahlement au dessous de la réalité»

'; Pana tous lies cas, nous constatons à cette occasion, que nous connaissons aussi, au moins trois répétitions suc-^ cessives des dépôts graptolitiques , dans la hauteur de la «me des Colonies, sur d'autres points de notre: bassin, où les câNMmstanoes stratigraphiqwas démontrent, que ces dépôts ont été réellemeht espacés dans la série des temps- La Cqlonie de fViniée sous Modzian n'a pas étté observée par nos contradicteurs. En pàasant an pied du poo»^

montoire où Us ont varies quiaittzileB, ; qu'ils attiribmiit par erreur à notre bande dS, .Us!* ont! négligé de IgBàvir le sommet des escarpemenS| où les schistes à Graptolites et les triEippis «ont à découvert idans des .carrières!. Ils n'ont pàà soBJgpé jdaVàntage à* étudier les i^teasx du petit vallon de Lhotka, où cette Colonie n'est, pbs moins reoon: naissable.

m. Tracé des affléwremena deâ bandes Sl^S^^gS.

Pour exposer ^ nos. savans lectevris d'une manites claire et intelligible l'éteàdue Koriiontalei occupée par les étages G -^ H, objets de cette étude^ il serait indispensable de mettrei sous leul*s yeux une carte figurant < les contours de ees formaitions. Cette ca^ étant encpre «i voie de préparation, comme nous l'avons annoncé drdessas, nous nous bornerons à indiquer sommairement le tracé topographique des bandes g 1 ^- g 2 ^ g 3, et la position des principaux lambeaux de H*

' La formation schisteuse gty partout où ^'e eadstOi étant invariablement intercalée ekitre les bandes Calbaires gl — g 8, le tracé des affleuremens de cette bande intermédif^ire indiquera en même temps la présience et la direction^ des deux autres bandes concomitantes^ De cette manière, la surface de l'étage G sera esquissée* Malhdu* reusement la banjde g 2 n'existe pas dans toute l'étendue de cet étage, ainsi que nous aUolis le constater.

Avant tout, nous rappellerons que là bande g 2 se reconnaît * aisément partout :

'r 1. Par ses schistes de couleur variée, inâis Éenf^^ mànt des sphéroides caloanres, sans aucune couche de quarjtadte.

2. Par ses fossQes faciles k trouver en quelquies instans et en toute localité.

3. Par la présence presque constante des couches bigarrées qui la recouvrent, et dont les vives couleurs appellent Tattention.

4. Par la dépression longitudinale du sol, qui indique habituellement sa position entre les masses calcaires saillantes g 1 — g 3, lors même que ses roches sont cachées souB la surface du terrain.

5. Par son intercalation régulière et conformable entre les bandes calcaires g 1 — g 3. En effet, elle recouvre toujours la première, et elle est toujours recouverte par la dernière, tandis que les schistes de l'étage H ne sont nulle part recouverts par aucun dépôt Silurien,, ni par l'effet normal de la sédimentation originaire, ni par le résultat accidentel d'une perturbation mécanique queU conque.

Suivons maintenant les affleuremens des bandes de l'étage G.

1. Le point de départ de notre exploration est naturellement l'extrémité Nord-Est 'de notre bassin calcaire, qui est située dans les environs de Prague. Pour la bande g 2 en particulier, conmie pour la bande g 3 et pour l'étage H, cette extrémité se trouve figurée sur la carte des environs de Hluboéep, que nous offrons aujourd'hui à nos lecteurs PI. 2. Us reconnaîtront, au premier coup d'oeil, la disposition concentrique des trois bandes superposées de notre étage G, et en même temps l'étage H, occupant la partie centrale et supérieure suivant l'ordre vertical.

La pointe extrême de la bande g 1, s'étendant jusque sur la rive droite de la Moldau, se trouve en dehors du cadre de cette carte. Mais cette circonstance n'empêche pas de bien voir, dans le voisinage de Hluboëep, la série parfaitement Mgulière des formations, confirmée d'ailleurs par notre section, PI. 2, fig. 1.

AflSeuremeht marginal Sud -Bot des bandes

gl — g2 — g3.

2. En nous éloignant de Hluboôep, si nous suivons d'abord raf&eurement marginal du oôté du Sud-Est du bassin, les bandes g 2 et p; 3 disparaissent sous le sol végétal et sous les dépôts quaternaires couvrant le plateau qui s'étend vers Lochkov. La bande gl peut être suivie un peu plus loin, mais elle disparait aussi à son tour sous le même manteau, pour reparaître auprès de ce village. Là elle se montre seule, vraisemblablement par suite des dénudations, qui ont eu lieu avant la naissance de la faille de Lochkov, indiquée sur notre section PI. 1 fig. 6. Mais nous allons la retrouver avec les autres élémens du même étage, à quelques centaines de mètres plus loin, dans la même direction.

3. En effet, sur le coteau opposé, ou coteau droit du vallon de Radotin , en montant vers Kozorz , nous voyons en place , non seulement la bande g 1 trèsdéveloppée, mais aussi la bande g 2, très-bien caractérisée par ses roches et ^es fossiles répandus sur les champs du plateau. Le village lui même est bâti sur la tranche de ses couches, à travers lesquelles descend un profond ravin. Mais un peu plus loin la bande g 2, comme les bandes calcaires g 1 — g3, se cache de nouveau sous le sol.

4. Aux environs de Trzebotov les trois bandes g 1— g 2 — g 3 reparaissent dans leur ordre de superposition, à découvert. La première constitue la haute montagne nommée Kitiva Hora ou Kuliva Mora, au Sud-Est du village, tandis que la bande g 3 forme les collines opposées vers le Nord-Ouest. La dépression large et profonde dans laquelle la plus grande partie des habitations sont placées, a été creuséç sur la tranche des schistes de g2 et de la formation bigarrée.

6. A partir de Trzebotov, jusqu'au moulin de Pekarek ou Pekarkovitz, situé dans le vallon de Solopisk, les trois bandes de G sont très-aisées à suivre à la surface du soi. ^

6. fintre ce moulin et celui de Franta, situé à l'amont, ces trois formations restent également accessibles, et passent obliquement du coteau gauche au coteau droit de ce vallon.

7. Au bout supérieur de l'étang du moulin de Franta on peut voir de plus l'étage H, reposant régulièrement sur les couches de g 3. Ce point est remarquable, parce qu'un pli anticlinal très-distinct de cette bande, s'aplatissant brusquement, a permis aux schistes de h 1 de s'étendre sur le coteau droit du vallon, et de se rapprocher un peu de l'affleurement de la bande g 2, que nous suivons. Mais il n'existe aucun point de contact entre ces formations, qui sont là comme ailleurs aussi distinctes par leur position stratigraphique que par leurs caractères pétrographiques et paléontologiques.

8. Au droit et au Sud de la ferme de Franta, située an dessus du moulin de ce nom, en allant vers le village dit Roblin ou Rubrin, les bandes g 2 — g 3 se cachent sous le sol de la forêt, qui s'étend sur les hautes collines nommées V Zàboriinoich. Ces hauteurs formant le prolongement vers le Sud-Ouest de la montagne Kitiva Hora, doivent également leur existence à l'affleurement marginal de la puissante bande calcaire gl.

9. Ek se donnant la peine d'examiner les ravins et chemins creux qui sillonnent cette forêt, on peut y trouver la trace des schistes de g 2. Mais après avoir suivi les hauteurs à quelques centaines de mètres au Sud de Roblin, qui est bftti sur les schistes de H, cette trace devient de plus en plus apparente, à mesure qu'on descend dans le vallon qui se dirige vers Kariik.

Au fond de ce vallon^ à environ 300 mètares à Taval du moulin de UrUer Rtdninj lea schistes de la bande g 2 se montrent pleinement à découvert avec leurs sphéroides calcaires^ au pied du coteau gauche. On peut les suivre aisément vers l'amont , à la faveur d'une coupe qui a eu lieu récemment dans ces bois. Mais il faut laisser vers le midi un mamelon assez élevé qui, par sa saillie, force le vallon à décrire un coude dans une fracture à travers k bande g 1.

10. Au moulin de Unter Rubrin on voit en place, non seulement les schistes de g 2, mais encore les couches bigarrées qui les recouvrent, et qui sont exposées par leurs débris au pied du coteau gauche, près de Tétang. Ces formations sont immédiatement recouvertes par la masse calcaire de g 3, dont les couches presque verticales forment une crête très-saillante, brusquement coupée par le vallon qui remonte vers Unter Rubrin. Cette crête porte un nom très-significatif en langue Bohême, Velké SleeUyj c. à d. grands rochers.

Le petit village de Unter Rubrin est bâti lui même au fond de ce vallon, presque aux pieds des escarpemens nus des calcaires de g 3, sur les affleuremens des couches de l'étage H.

On retrouve, donc dans cette localité, comme à Trzebotov, toute la série très-distincte des divers horizons, qui sont l'objet de la présente étude, et on peut s'assurer de leur concordance stratigraphique.

11. Au droit du moulin de Unter Rubrin^ la bande g 2, comme toutes les autres formations, traverse obliquement le vallon, mais on peut encore la suivre et retrouver ses fossiles dans des lits de schistes entre les calcaires, sur les talus du chemin qui monte vers Qross-MoriiD. Vers le sommet de la rampe, cet affleurement de g 2 disparait entièrement sous le sol végétal. Cependant, ce voile

jeté sur la surface de cette bande n'affaiblît nullement les traces de sa présence, ni les signes certains de sa direction, aux yeux d'un géologue.

En effet, nous venons de faire remarquer la crête saillante formée par les calcaires de la bande g 3, entre le moulin de Unter Rubrin et le village de même nom. Nous avions signalé un peu auparavant (8) la chaîne des hautes collines, Kitiva Hora et v Zabor^'nach, constituant Taffleurement marginal de la bande calcaire g 1.

Maintenant, si nous suivons vers le Sud-Ouest la direction de nos formations à partir du moulin de Unter Rubrin, nous voyons s'ouvrir devant nous une dépression longitudinale très prononcée. Cette dépression occupée par des terres cultivées est régulièrement bordée de chaque côté par des hauteurs parallèles, formées par des roches calcaires à découvert ou entamées çà et là par des carrières, surtout en approchant de Gh*oss - Mori^n. Il est clair que ces hauteurs ne sont que les prolongemens évidens de celles qui représentent vers le Nord -Est les afHeuremens de g 1 — g 3. Ainsi, la dépression longitudinale interjacente représente, avec la même évidence, la tranche de la bande schisteuse g 2, creusée par les anciennes dénudations. On peut même reconnaître les couches rouges de la formation bigarrée, à la partie supérieure de cette subdivision de l'étage G.

En arrivant par cette dépression à l'extrémité Sud de Gross Morîin, qui est entièrement bâti sur les couches de H, nous voyons les hauteurs calcaires entre lesquelles nous cheminons , s'affaiser à la fois sur une distance de 200 à 300 mètres, figurant un col, dans lequel s'élève la chaussée conduisant à Klein-Mor2in. Mais ces deux affleure* mens de g 1 — g 3 reprennent tout leur relief au-delà du col^ en se dirigeant parall^ement vers le Sud«0u6st, et laissant entre eux une dépression longitudinale de plus en plus profonde.

Du côté Nord^ la bande g 3 constitue une crête accidentée et très-élevée qui porte divers noms, savoir : Skalka et Viska près Qross-Moriin, et Buèina vers son extrémité voisine de Karistein.

Du côté Sud, la bande g.l forme la cràte panJlile, nommée Pfaffenberg, qui va aboutir au voisinage immédiat de ce château, en le laissant un peu vers le midi.

Dans la profonde dépression longitudinale, encaissée entre ces hauteurs, couvertes de bois, est située la chaussée qui conduit de Oross-Moriin à Karistein. £Ue est presque rectiligne dans cette partie, et elle repose sur la tranche de g 2^ encore invisible sous les débris accumulés.

12. Après avoir parcouru sur cette chaussée la longue rampe descendante, l'explorateur de la bande g 2, parvenu au point où la route s^ncline vers la gauche, doit, au contraire, persister dans la direction rectiligne. En pénétrant dans la forêt par le chemin d'exploitation qui s'ouvre devant lui, il se trouvera bientôt sur un col séparant les affleuremens élevés des bandes calcaires, c. à d« les hauteurs de Pfaffenberg et de Bufiina. La surface de ce col est entièrement k découvert et occupée pa^r des champs. Là, les yeux d'un géologue rencontreront déjà des traces de la formation schisteuse. Mais s'il descend en ligne droite sur la pente rapide des vergers, jusqu'au fond de la gorge étroite où coule le ruisseau, vers Budnian, sa foi stratigraphique sera pleinement récompensée.

En effet, après avoir franchi ce petit ruisseau, au droit de la maison Dudek, il se trouvera en face d'une section naturelle de la bande gS, exposée dans la paroi verticale de cette gorge, sur la rive droite. Cette section montre les schistes de g 2 avec leur direction et leur inclinaison normales, entre les bandes calcaires gl — g 3. Ces couches schisteuses apparaissent là comme partout ailleurs, avec leurs rangées caractéristiques de sphéroïdes

calcaires, et nous n'avons pas besoin de dire, sans traces de qnartzites. fin quelques instans, on peut y recueillir des fragmens de la plupart des espèces propres à cette formation.

Pour que rien ne manque à Tévidence de cette section de g 2, si l'explorateur veut bien faire quelques pas en remontant le ruisseau, il trouvera sur la paroi opposée à celle que nous quittons, c. à d. sur la rive gauche, la tranche de la formation bigarrée, composée de couches à petits nodules calcaires. La couleur rouge très-prononcée de ces couches appelle l'attention, et donne occasion à tout observateur, de constater en ce point comme aux environs de Prague, le passage graduel exposé ci-dessus (p. 9) entre les bandes g2 — g3.

Eln y comprenant les couches bigarrées, nous évaluons xà plus de 120 mètres la laigeur occupée en ce point par la bande g 2, dont Tinclinaison est très-rapprochée de la verticale.

Comme la localité de Trîebotov, et comme le vallon de Unter Rubrin, la gorge où nous sommes permet de voir distinctement la section complète du grand affleurement marginal des étages que nous étudions, et la concordance de leur stratification.

£n effet, à partir des couches rouges constituant le sommet de g 2 et la base de g 3, si on continue à remon* ter le ruisseau, on traverse en quelques instans la masse calcaire g3, c. à d* la tranche du Mt. Buèina par la gorge que nous suivons. £n arrivant au four à chaux, situé à l'entrée supérieure de cette gorge, on voit les roches de cette bande recouvertes par les schistes de notre étage H, sans aucune alternance, ni transition, ni sphéroides calcaires.

Après cette excursion, revenons au droit de la maison Dudek^ pour reprendre la trace de la bande g 2.

13. £n regardant vers le Sud-Ouest, il est aisé de reconnaître la direction suivie par l'afïïeurement de cette bande. D'abord, elle est suffisamment indiquée par Tapparence du sol, et par un ravin qui, venant de TOuest, débouche dans la gorge où nous sommes, entre les limites que nous venons d'assigner à la formation schisteuse g 2 et aux couches bigarrées qui la recouvrent.

D'ailleurs , nous devons faire remarquer , que les escarpemens très-élevés, formant la paroi droite de cette gorge, nous montrent le prolongement des hauteurs parallèles qui nous ont servi de guides jusqu'au point où nous sommes.

Du côté Nord, c. à d. dans la direction et la continuation du Mt. Buèina, nous voyons la tranche des couches calcaires de la bande g 3, figurant un pli anticlinal aigu, dont la section est parfaitement à découvert. Malheureusement, ce pli s'affaisant dans son prolongement vers le Sud-Ouest, la trace de la bande g 3 diaparait, du moins dans un certain intervalle, sous le sol végétal du plateau sur lequel nous allons nous élever, en continuant notre marche.

Du côté Sud, l'affl^eurement de la bande g 1 se maintient, au contraire, avec tout son relief, dans la direction et le prolongement du Mt. Pfaffenberg. Ce prolongement vers le Sud-Ouest, à partir de la gorge que nous quittons, porte le nom de Mt. Javorka, et s'étend en ligne droite jusqu'à la rencontre de la Béraun, un peu à l'aval de Srbsko. Bien que la hauteur de cette crête, d'abord trèsélevée sur une grande longueur, s'abaisse graduellement en approchant de cette rivière, elle reste toujours distincte, et montre l'affleurement de la bande calcaire g 1, sans qu'on puisse s'y méprendre. Ses roches en ont aussi fourni les fossiles.

D'après ces circonstances, c'est le Mt. Javorka qui va nous diriger, et nous suivrons le pied de son talus

Nord, à la lisière des bois, car cette ligne semble aussi correspondre à la Limite entre les bandes, gl — g 2. A quelques centaines de mètres de la gorge d'où nous sortons, nous voyons apparaître parallèUement au Mt. Javorka vers le Nord, une colline semblable, mais moins élevée, qui se nomme Mt. Czihovy, et qui est aussi composée de calcaires noduleux. Cette hauteur pourrait représenter la bande g3, c. à d. le 'prolongement du Mt. Buéina dont nous avons indiqué tout à l'heure la disparition sous le sol. Mais, cet aiBenrement de g 3 serait notablement rejeté vers le Nord, puisqu'il est séparé du pied du Mt Javorka par une dépression de 300 à 400 mètres de largeur. Tout cet espace est couvert par des champs nouvellement défrichés, et qui cachent complètement la formation sous jacente, dont les débris ne sont pas mêlés à la terre végétale. Il est cependant évident que l'affleurement de la bande g 2 doit occuper au moins une partie de cette largeur, qui dépasse de beaucoup sa puissance, telle que nous l'avons observée jusqu'ici. *.

On pourrait encore concevoir, que le Mt. Czihovy est formé par un affleurement secondaire de g 1, parallèle à l'affleurement marginal du Mt. Javorka. Dans ce ca9, la large dépression qui sépare ces deux hauteurs serait un pli synclinal, occupé par deux nappes opposées de g 2. Cette combinaison serait en harmonie avec la disposition stratigraphique que nous «lions observer tout à l'heure, sur la rive gauche de la Béraun^ à l'aval de Srbsko.

14 Sans nous arrêter à ces détails purement locaux, la position que nous assignons dans tons les cas à la bande g 2, dans la dépression mentionnée, se trouve complètement justifiée lorsque après avoir suivi le pied du talus Nord du Mt. Javorka, nous arrivons au vallon de la Béraun, en un point très-facile à reconnaître. C'est celui où le chemin des voitures, qui conduit de Karlstdq à Srbsko, s'élève en lacets à partir du fond de ce vallon jusque sur le plateau. Au lieu de suivre ces lacets, si on

prend l'ancien chemin des piétons pour descendre vers la rivière, on rencontre un lambeau de la bande g 2, fortement raviné y sur le penchait du coteau. Ce lambeau montre les schistes ordinaires de g Z, avec leurs sphéroïdes calcaires caractéristiques, et leurs fossiles. Les couches, quoique troublées par des glissemens, présentent cependant, en somme, la direction et l'inclinaison normales, comme celles de la bande calcaire g 1, sur lesquelles elles reposent Ce lambeau est compris dans un pli synclinal de cette bande, qu'on peut aisément reconnaître, en observant ce coteau du haut du coteau opposé. C'est la disposition stratigraphique à laquelle nous venons de faire allusion. (13.)

Franchissons maintenant la Béraun, qui coule à quelques pas.

15- Considérons d'abord, que la vallée étroite de cette rivière représente l'une des plus fortes fractures éprouvées par notre bassin calcaire, suivant une direction transverse, mais oblique à son grand axe. Par suite de cette fracture, la partie du grand massif calcaire située sur la rive droite de la Béraun, est devenue indépendante de la partie que nous venons de parcourir sur la rive gaudie, et elle a éprouvé des mouvemens un peu différens, dans le redressement de ses lambeaux.

Nous en voyons une première preuve en abordant le coteau rive droite, car sa paroi nue et à pic est composée des couches de g 1, presque verticales, c. à d. beaucoup plus fortement redressées que celles de la rive gauche. En pénétrant dans ce c6teau par le ravin dit Klenova Rokle^ qui débouche un peu à l'aval de la maison du gardien Nr. 30, et en montant dans la branche de ce ravin presque parallèle au chemin de fer, nous sommes immédiatement en contact avec les trois bandes g 1 — * g 2 — g 3. Ces trois formations superposées en parfaite concordance montrent leurs tranches à nu dans ce ravin, creusé principalement aux dépens de- g 2 et g 3. Mais,

danB oette localité, les oouches du grand affleurement marinai au lieu de pencher vers le Nord-Ouest, comme sur tout le reste du contour parcouru, sont inclinées vers le Sud-Est Cependant cette incUnaison renversée pourrait nous faire soupçonner, que nous sommes ici sur un affleurement secondaire, tandis que le véritable affleurement mai^nal aurait été rejeté plus loin vers le Sud, par Teflfet de la grande fracture oblique où coule la Béraun. Le sol n'étant pas suffisamment à découvert dans l'étendue nécessaire pour pouvoir étudier cette question, nous nous bornons à l'indiquer, sans pouvoir la résoudre en ce moment.

La paroi droite, presque verticale de Klenova Rokle expose très-clairement les schistes de g!|B, d'une couleur verte prononcée, et également caractérisés par leurs spl^éroides calcaires et par leurs fossiles habituels, qu'on peut rencontrer en quelques instans. Ces schistes sont recouverts par les couches bigarrées, montrant leurs couleurs vives, et le sommet de l'escarpement est couronné par les calcaires noduleuz de g3, avec des teintes jaunes et rouges* L'apparence de cette paroi est si caractérisée par les couleurs de ses diverses roches, qu'on la remarque à 3000 mètres de distance, en regardant vers l'Ouest, lorsqu'on se trouve à la station de Earlstein. Nous recommanderons aux géologues la visite un peu pénible mais très-instructive de ce ravin. Us pourront même , après avoir atteint le plateau, retrouver un petit lambeau des schistes de notre étage H) reposant sur les calcaires de g 3, qui forment des crêtes saillantes entre les surfaces cultivées. Ainsi, cette localité, comme plusieurs autres déjà citées, permet de reconnaitre en place toute la série des dépôts qui sont l'objet de la présente étude.

16. Au sommet du ravin Klenova Rokl^ les schistes de la bande g 2 disparaissent sous la terre végétale. Mais en suivant la direction générale des formations k travers le plateau, sur quelques centaines de mètres, on retrouve cette formation k découvert Elle est exposée sur les

parois d'un nouTOau ravin, qui descend rapidement dans la gorge profonde nommée Dlauhé MeytOy aboutissant elle même à la Béraun, un peu à raval du vallon latéral de Koda. Dans ce ravin, les schistes de g 2 et les couches bigarrées reproduisent toutes les apparences que nous venons de décrire, et se voient semblablement intercalés entre les bandes calcaires g 1 — g 3. Seulement, ils nous avertissent par la diminution rapide de leur épaisseur, que nous approchons ae la limite de leur étendue horizontale. Ces formations plongent toutes également vers le Sud-£st, comme dans Klenova Rokle.

Cet affleurement de g 2 ' est visible sur une étendue d'environ 400 mètres, et ti*averse très-obliquement la partie supérieure de Dlauhé Meyto. A partir de la ruine située au droit du ravin par lequel nous descendons, les couches schisteuses s'élevant en ' écharpe sur l'escarpement du coteau gauche de cette gorge, disparaissent bientôt sous les débris, tandis que les couches bigarrées continuent à nous servir de guides. On peut les suivre à découvert jusqu'au sommet de cet escarpement, où leur tranche se cache sous la terre végétale. Mais la couleur rouge de leurs débris nous permet encore de reconnaître leur présence dans la même direction et assez loin sur le plateau qui s'étend vers Koda et Tobolka.

17. Sur la surface de ce plateau, nous voyons entre des zones cultivées, plusieurs faibles hauteurs incultes et parallèles. Leur forme alongée suivant la direction générale de nos formations conooinrt avec les apparences des couches calcaires dont elles sont composées, à nous indiquer les affleuremens des bandes g 1 — g 3. Ces affleuremens peuvent être suivis jusqu'à 400 ou 500 mètres de Tobolka, où ils disparaissent sous le sol végétal. C'est la limite extrême de notre étage G dans cette direction. Les dépressions entre les hauteurs étant occupées par des champs, il est impossible de constater si elles représentent là comme ailleurs, la position de la bande schisteuse g 2,

car nooB n'avons plus aucun moyen de yérification vers le Sud-Ouest.

La bande calcaire g 3 peut être bien distinguée près de la limite indiquée, parce que nous la retrouvons avec l'inclinaison normale vers le Nord-Ouest, près du sommet du ravin qui descend du voisinage de Tobolka vers Koda. £lle est immédiatement recouverte en cet endroit par les schistes de l'étage H, en stratification concordante.

18. En résumé, l'affleurement marginal Sud-Est de notre étage G peut être suivi sans difficulté à partir de Hluboéep, près Prague, jusqu'au voisinage de Tobolka, situé sur le plateau au delà et sur la rive droite de la Béraun. La distance entre ces deux points est d'environ 26 Kilomètres en ligne droite, dont cet affleurement s'écarte très-peu.

Dans cette étendue, les parties de la bande g 2 qui sont à découvert, sont reliées entre elles presque partout par des dépressions longitudinales du terrain, qui montrent d'une manière continue sa position et sa direction, entre les affleuremens saillans des deux bandes calcaires concomitantes, gl — g 3, partout reconnaissables par leurs caractères établis ci-dessus.

Sur plusieurs points intermédiaires, il existe des sections naturelles, qui permettent de voir à découvert la sàrie normale et complète des trois bandes de l'étage G et l'étage H, régulièrement superposés en stratification concordante.

Partout où la bande g 2 apparaît au jour, elle présente les mêmes caractères pétrographiques, les m^es sphéroides calcaires sans quartzites, et les mêmes fossiles.

Enfin^ dans l'étendue des 26 Kilomètres de cet affleurement, il est impossible de signaler un seul point, où la

bande g 2 puisse être confondue avec les formations de Pétage H, soit par les apparences pétrograpbiques, soit par une obscurité stratigraphique quelconque, dérivant des perturbations du terrain, soit par ses caractères pidéontologiques.

Revenons maintenant à nott*e point de départ près Hluboéep, pour parcourir de la même manière TafSeurement marginal opposé de l'étage G, suivant le bord Nord- Ouest de notre bassin calcaire.

Aifleorement marginal Nord -Ouest des bandes

gl — g2~g3.

19. Notre carte PL 2. indique la direction presque rectiligne de cet affleurement, à partir du sommet du bassin correspondant, et notre section fig. 1 montre les relations stratigraphîques des étages G — H. Dans cette localité, la bande g 2 offre matière à diverses observations, que le lecteur trouvera exposées dans la seconde partie de cette étude, Chap. 7.

Au-delà des limites de notre carte, la direction de g 2 se prolonge sans déviation notable vers le Sud^Ouest, en passant immédiatement au Nord de Klukovîtz. Dans cette étendue, la bande g 2 est exposée d'une manière presque continue, parce que son affleurement est placé sur le coteau droit du vallon de St. Procop, qui est très-* accidenté et sillonné par des ravins. U est donc facile de reconnaître immédiatement cette formation , soit par la nature de ses roches et par ses fossiles, soit par son interposition régulière et concordante entre les bandes g 1 — g 3, également à découvert Partout aussi on peut voir les schistes de H en place, sur la bande g 3.

20. Après avoir dépassé le village de Klukovitz, bftti en partie sur la tranche de la bande calcaire g 8^ et à la limite des oouehes de H^ plongeant égidement vers le Sud-

Eaty nous rencontrons nne dislocation qui a causé un remarquable déplacement des affleuremens que nous suivons, sans modifier cependant ni leurs relations , ni leur incUnaiaon normale.

Ce déplacement peut se reconnaître immédiatement par robsèrvation de la bande g 3, qui, constamment placée entre deux bandes schisteuses g2 — hl,ale privilège de figurer une crête saillante et le plus souvent très-élevée au dessus du sol environnant. Elle se montre au droit de Klukovitz sous ces apparences encore très-prononcées, malgré les brèches incessantes que produisent les carrières au sommet de la tranche de ses couches presque verticales et isolées.

Or, en franchissant le ravin qui descend du plateau de Slivenetz et passe immédiatement sous les dernières maisons de Klukovitz vers FOuest, nous trouvons siu* sa rive gauche une hauteur arrondie et inculte, nommée Homoly bordant le vallon de St. Procop. Cette hauteur forme le prolongement évident et en ligne droite de la crête de g 3, que nous venons de quitter à Klukovitz sur la rive droite du même ravin, car les couches calcaires dont elle est formée sont immédiatement recouvertes comme «dans ce village par les couches de Tétage H.

Mais à environ 250 ou 300 mètres de Klukovitz, la colline Homol est interrompue par un second ravin, parallèle au premier et descendant en ligne droite vers le vallon de St. Procop. Au-delà de ce ravin vers FOuest, on voit une série de hauteurs calcaires trè&*saillantes, formant le^ coteau rive droite de ce vallon, et qu'on prend, au premier coup d'oeil, pour le prolongement évident de la bande g 3, à cause de leur direction semblable, et de Tidentité apparente des roches. Cependant, ce n'est qu'une illusion.

En effet, en étudiant ce second ravin, on est surpris de trouver le kmg de sa paroi gauche, les schistes de g 2 avec leurs aphéroides calcaires, reposant aur le prolonge^

ment supposé de gS, tandis que sur la paroi droite, on voit la véritable bande g 3 formant la colline Homol, régulièrement recouverte par les schistes de H, très-reconnaîssableSy ainsi que nous venons de le constater.

Lorsqu'on arrive au sommet de ce ravin, cette énigme s'explique clairement, car on retrouve sur sa paroi gauche le véritable prolongement de g 3, reposant sur les schistes de g 2 et recouvert à son tour par les schistes de H. Ces derniers s'étendent sur la paroi droite et sur le plateau, sans aucune trace quelconque de calcaire, dans cette direction. Ce prolongement de g39 qne nous voyons surgir brusquement à la surface du sol, forme une nouvelle crête calcaire, dont le relief va croissant vers l'Ouest, et qui est exploitée par une série de carrières. Cette crête se nomme za Brka et elle est figurée sur notre section PL 1 fig. 3. Nous avons recueilli dans ces carrières les fossiles les plus caractéristiques de la bande g 3.

Ainsi, cette bande g 3, et avec elle toutes les autres bandes superposées, ont éprouvé un rejet horizontal, à la distance d'environ 100 à 150 mètres vers le Sud. Ce chifire représentant aussi la largeur occupée en cet endroit par la bande g 2, il résulte de cette circonstance fortuite, quei la bande gl, par suite du même rejet, a été reportée exactement au droit et sur le prolongement de la colline Homol, c. à d. de la bande g 3. Toutes ces formations ont conservé leur inclinaison régulière vers le Sud-Est

La ligne de fracture qui a permis à ce rejet horizontal d'avoir lieu, et que nous nommons faille de KlukovitE, est par conséquent représentée par le second ravin à l'Ouest de ce village. Le prolongement de cette fracture vers le midi contribue sans doute aux perturbations que nous observons au-delà du plateau de Slivenetz.

Dans sa direction vers le Nord, la faille de Klukoyitz coïncide avec le petit vallon de Neudorf, dans sa

partie moyenne. Nous observons dans ce vallon les mêmes effets du rejet des formations qu'il traverse, mais qu'il s^ ndt hors de propos de décrire aujourd'hui.

'Nous avons cru nécessaire d'expliquer en détail cette pertutbation dans la direction des affleuremens que nous suivons, afin d'éviter que quelque passant ne vienne à dé" couvrir un jour en ce point, que nos deux bandes g 2 — h 1 forment le prolongement horizontal l'une de l'autre. A cette occasion, nous engageons les explorateurs à se placer sur les hauteurs du coteau gauche, c. à d. qui s'élèvent vers Vohrada, afin de mieux saisir les traits du terrain que nous venons d'esquisser, et ceux qui nous restent encore à décrire, sur le coteau droit du vaUon de St. Procoip. Voici ce qu'ils reconnaîtront d'un seul coup d'oeil.

21. La crête za Brka représentant g 3 et les hauteurs parallèles plus massives qui constituent Taffleurement de gtj figurent- ensemble un double chevron, dont l'angle s'ouvre vers le midi, et dont le sommet est placé dans le coteau gauche du vallon de St. Procop, à peu près au droit et an Nord de Holin , un peu à l'amont du moulin nommé Novy Mlyn. Ce sonunet correspond à une partie entamée par des carrières , dans la bande g 1 , sur les escarpemens nommés Vapatriilka,

A partir de ce sommet, on voit distinctement ces affleuremens parallèles se diriger d'un côté vers la faille de Klukovitz, et du côté opposé, vers le Sud-Ouest, jusqu'à une distance d'environ IdOO mètres, où leur trace semble disparaître sous la surface du plateau qui s'étend' vers Voriech.

Le point que nous indiquons en ce moment comme limite des branches occidentales du double chevron, est an grand ravin descendant de ce plateau vers le vallon de St Procop, à peu près vie-à^vis et au midi de Vohrada.

N'ayant pas trouvé roccasion d'apprendre son nom, nous le désignerons par celui de ravin des explorateurs.

Or, dans toute l'étendue entre la faille de Klukovitz et cç ravin, c. à d. sur une longueur développée d'environ 2000 mèties, on voit une dépression longitudinale trèsmarquée et séparant régulièrement les affleuremens sailll^nis et parallèles de |g 1 — g 3. Cette dépression occupée par des terres cultivées, indique l'affleurement caché de g 2. On peut s'assurer de ce fait par deux observations directes.

D'abord, au sommet du chevron, la dépression que nous signalons coïncidant avec le fond du vallon de St. Procop, on voit les schistes de g 2 clairement exposés aa pied du coteau rive droite, et caractérisés par leurs sphéroïdes calcaires.

Ravin des explorateurs.

22. Si nous nous transportons maintenant au ravin des explorateurs, ses parois nous montrent à découvert une belle section des trois bandes de notre étage G. Cette section, très-instructive, reçionte même dans la série jusqu'à la base de H) qu'on peut reconniutre au sommet du ravin. Si nous descendons à partir de ce sommet, nous rencontrons sous les schistes de H la bande calcaire gS^ dans le prolongement de son affleurement visible et saillant sur le sol, à partir de la crête za Brka. Elle est couronnée par des couches minces, feuilletées, siliceuses et blanches, sous lesquelles apparaissent les couches solides des calcaires noduleux, jaunes et rouges, coupés à pic par le ravin. La puissance des calcaires n'atteint par 20 mètres, mais les couches feuilletées sont plus épaisses, et leur limite est indistincte vers le haut..

Sous les calcaires rouges, nous voyons les couches bigarrées avec leurs apparences les plus caractéristiques

décrites ci-dessus (p. 9) et elles occupent par leurs alternances très-serrées une hauteur d'environ 30 mètres.

Sous ces couches bigarrées, et sans qu'on puisse assigner des limites tranchées , nous traversons une masse de schistes alternativement rouges, jaunes, gris, &c., caractérisés par des rangées plus ou moins espacées de sphéroïdes calcaires, et ofirant une puissance d'environ 160 mètres. C'est la masse principale de la bande g 2, que nous voyons reposer par sa base sur la bande calcaire g 1, barrant en travers le ravin dans lequel nous descendons vers le Nord. Comme cette puissante masse calcaire a opposé une forte résistance aux érosions, ce ravin a été infléchi vers l'Est, et s'est ouvert un chemin plus facile sur l'affleurement des schistes de gZ, en longeant la bande g 1. Nous le suivons ainsi en revenant sur nos pas, et parallèlement au vallon de St. Procop. Mais après avoir parcouru environ 250 mètres, le ravin rencontrant une brèche à travers les hauteurs formées par g 1, se recourbe brusquement vers le Nord et tombe dans ce vallon par une chute très-rapide.

Ce retour sur nos pas nous fournit l'occasion de faire remarquer, dans la niasse de gl, entre des zones jaunâtres ou bleuâtres, une zone d'un rouge sanguin, et qui offre une puissance d'environ 60 mètres, entre des limites distinctes, sur la tranche naturelle de cette bande, au point où elle est traversée par le ravin des explorateurs^ Cet exemple confirme d'autant mieux les observations exposées ci-dessus (p. 10) qu'il est aisé, en passant sur le coteau gauche du vallon de St. Procop, d'y reconnaître en place au dessous de g 1 , les calcaires de F , caractérisés par leurs fossiles, et régulièrement superposés à l'étage E.

Ainsi, cette localité dont nous recommandons la visite aux géologues, présente une section complète de notre division supérieure, sans aucune lacune,

23. En continuant notre marche à partir du ravin des .explorateurs vers le Sud-Ouest, nous perdons bientôt la trace visible des formations que nous étudions, parce qu'elles disparaissent successivement sous le sol du plateau, en approchant de Vorâ^ech. C'est Fétage H qui se cache le premier, et ensuite par ordre descendant, chacune des bandes g3— g2 — gl. Puis Tétage F et Fétage E, avec ses masses trappéennes, disparaissent aussi à leur tour. Mais leur direction et leur puissance nous permettent de fixer, d'une manière très-approchée, la position que doit occuper l'affleurement marginal des étages supérieurs, sur l'espace où ils sont invisibles.

D'après notre estimation, ces affleuremens se trouve* raient entre Voi*2ech et la bergerie située à 600 ou 700 mètres au Sud de ce village. Cette position nous parait d'autant plus vraisemblable^ qu'au droit de la tuilerie, qui est à 1600 mètres au midi de Vor2ech , nous voyons en place un affleurement secondaire de g 1 , très-développé et plongeant vers le Nord-Ouest, c. à d. à Fopposé de celui que nous suivons. Cet affleurement secondaire est , exposé au sommet du grand ravin, Panaczkova Rokle, dont nous avons mentionné la partie inférieure, dans notre description ci-dessus (p. 83) PL 1 fig. 6.

24. En nous éloignant de Vorîech suivant la direction générale des formations, nous aboutissons au vallon de Tachlovitz , dans l'espace compris entre le moulin situé sous ce village et le moulin Kalina (1). Or, notre section PI. 1 fig. 6 nous montre précisément dans cet espace l'affleurement marginal des bandes gl — g2 — g3, dans leur succession normale, et un peu plus loin, c. à d. auprès du moulin Gelinek, Faffleurement de l'étage H.

Ainsi, malgré l'intervalle d'environ 6000 mètres, entre le ravin des explorateurs et le vallon de Tachlovitz, nous pourrons considérer Faffleurement marginal de notre étage G, et en particulier celui de notre bande g 2, conune

trmcé d'une maQÎère aatisfaisante, à partir des environs de Hluboéep.

25. Après avoir franchi le vallon de Tachlovitz, un peu à Famont du moulin de Kalina (1), nous retrouvons sur le coteau droit la bande g 1 exploitée dans des carrièresy qui nous montrent qu'elle n'a rien perdu ni de ses apparences pétrographiques, ni de sa puissance. Mais les bandes g 2 et g 3 disparaissent sous la terre végétale, et à partir de ce vallon, il nous est impossible de distinguer leur trace dans le prolongement de l'étage Q vers le Sud- Ouest Cette disparition pourrait s'expliquer de deux manières.

On peut d'abord concevoir, que la bande schisteuse g 2 en s'amincissant rapidement dans la direction que noua suivons, est la seule qui s'évanouit complètement, dans l'intervalle couvert qui s'étend entre le coteau que nous quittons et les hauteurs de Hoch-Âugezd, où noua voyons reparaître les calcaires de G traversant ce village. Selon cette supposition, la bande g 3 continuerait à exister vers le Sud-Ouest, mais elle ne pourrait plus dtre distinguée de la bande g 1, avec laquelle elle constituerait une seule masse, présentant les mêmes apparences pétrographiques dans toute son épaisseur.

Il nous semble cependant qu'on peut admettre avec plua de vraisembliance , que la bande gS a réellement ^sparu en s'affaiblissant graduellement, comme la bande g 2. En effet , si nous poursuivons notre marche sur l'affleurement des calcaires de G, au-delà de Hoch- Âugezd, nous le trouvons à nu et entamé par des carrières espacées sur une ligne presque droite de 7000 à 8000 mètres de longueur. Cette ligne, laissant les villages de Lu2etz et de Bubovits à 400 ou ÔOO mètres vers le Sud, aboutit au village de Hoçtin, bâti au pied des couches presque verticales de cet étage, plongeant vers le Sud-Est.

Or, noB recherches depuis vingt tûnq ans dans cette région ne nous ont jamais fourni la moindre preuve paléontologîque de Texistence de g 3, car nous n'y avons découvert aucune trace des Céphalopodes, ni des autres fossiles propres à cette bande. Au contraire, les calcaires des environs de Lui^etE, d^ Bubovitz et de Hostin nous ont présenté un grand nombre des formes les plus caractéristiques de la bande g 1 , comme divers Dalmanites, Phacopa, Bronteus &c. indiqués avec le nom de ces localités, sur les tableaux de distribution ci-dessus, Chap. 2. Ainsi, tous les faits connus jusqu'à ce jour tendent à nous montrer , que c'est uniquement la bande g 1 qui apparaît dans cette contrée. Elle couronne les hauteurs, et en approchant du vallon de St. Ivan elle forme des crêtes escarpées, par les tranches de ses couches plus ou moins redressées. Ces couches exposent les couleurs par fois très -prononcées, que nous avons signalées sur d'autres points du même affleurement, comme à l'Ouest de Holin (p. 131).

Remarquons maintenant, que le grand affleurement marginal de notre division supérieure, dans cette contrée, resté complet et composé des mêmes élémens stratigraphiques qui le constituent partout ailleurs, à l'exception des deux bandes g 2 — g 3 , qui ont disparu. C'est ce qui résidte de deux observations très-aisées.

D'abord, en suivant à partir de Hoch-Augezd vers le Sud* Ouest, la puissante masse des calcaires de G, dès que nous approchons de Lu£etz, il est aisé de reconnaître qu'elle est recouverte par les schistes de l'étage H, offrant eux-mêmes une grande épaisseiir. Les terres cultivées empêchent d'abord de voir le contact entre ces deux formations, mais au droit de Bubovitz leur superposition immédiate et concordante se montre à découvert et reste visible, non seulement jusqu'à Hostin, mais encore au-delà, dans la même direction vers la Béraun.

En second lieu, sur le même parbours^ il n'est pas moins facile de constater^ au dessous des. calcaires de G, la présence de Tétagé F, et encore mieux celle des deux sabdivisions extrêmement développées de notre étage E. C'est en effet dans cette contrée, que sont situées diverse» localités fossilifères de cet étage, depuis longtemps exploitées par nos ouvriers, et qui ont fourni un si grand nombre de fossiles, dont la proveuance est attribuée à des villages plus ou moins éloignés, comme Luietz, Bubovits, Lodenitz, Sedletz et St Ivan. Le fait est qu'à l'exception des deux derniers, tous les autres sont situés assez loin des affleuremens de notre étage E, qui occupe la surface d'un odteau boisé , très-élevé , penchant vers le Nord-Ouest, et entièrement cfêpourvu d'habitations queloonques.

Tous les étages de notre division supérieure, et même une partie de notre étage D, régulièrement superposés avec une inclinaison semblable vers le Sud -Est, sont exposés dans le prolongement de ce même coteau, formant la rive gauche du ruisseau qui coule de Lodenitz vers St. Ivan et Hostin. On peut embrasser d'un seul coup d'oeil cette section grandiose, en se plaçant sur les points les plus élevés au sommet du coteau, rive droite, d^ même cours d'eau.

Les environs de Hostin nous fournissent une double preuve de la disparition complète de la bande g 2. En effet, les calcaires de G formant dans cette contrée un grand pli synclinal, parallèle à l'axe du bassin et dans lequel les schistes de H sont semblablement reployés, les deux nappes de ce pli sont également coupées, presque à pic, le long du ruisseau, l'une à l'amont, l'autre à l'aval de ce village. Ainsi, en parcourant ce vaUon à partir de St. Ivan jusqu'au point où il débouche dans la Béraun, on traverse deux fois toute l'épaisseur de l'étage G, sans retrouver aucune trace distincte de la bande schisteuse g 2.

Au-delà de Hostin yen le Sud -Ouest, si nous continuons à suivre Taffleurement marginal de l'étage G, nous rencontrons une lacune d'environ 3 Kilomètres, qui correspond à la vallée de la Béraun. On conçoit aisément que cette lacune résulte à la fois de la grande fracture où coule la rivière et des dénudations qui ont suivi la dislocation du terrain, et qui, entraînant les étages supérieurs, ont mis à nu l'étage E , avec de grandes masses trappéennes.

26. Après avoir franchi la vallée de la Béraun, si nous gravissqns les hauteurs situées à l'Ouest de Tetin et nommées Mt Damil ou Damiely y nous retrouvons en place les calcaires de g 1. Cest le dernier lambeau de cette bande et de l'étage G, qui existe sur l'affleurement marginal que nous suivons. Cette circonstance doit rehausser beaucoup à nos yeux la valeur des caractères paléontologiques, qui nous montrent l'identité de cet horizon sur les points les plus éloignés où nous puissions le comparer. En effet, entre Dvoretz, près Prague, où nous avons signalé un lambeau extrême de g I , vers le Nord-Est (p. 100) et le ^Mt. Damil, près Tetin et Béraun, où nous observons le lambeau extrême de la même bande vers le Sud-Ouest, il 7 a une distance d'environ 27 Kilomètres en ligne droite.

Or, les calcaires noduleux du Mt Damil comme ceux de DvoretE se distinguent surtout par la fréquence des Dalnumitea et de quelques autres formes propres à cet horizon, comme Chrirurua gibbua &c. Bien qu'ils renferment aussi d'assez nombreuses espèces d'Orthocères mal conservés, nous n'y avons jamais rencontré la trace ni d'un OvniatiteSf ni d'un PhragmoceraSy ni des autres Céphalopodes qui sont propres à l'horizon supérieur du même étage, c. à d. à la bande g 3. Ainsi, aux deux extrémités comparées, la bande g I nous présente exactement les mêmes caractères, soit positifs, soit négatifs, constatant son identité parfaite, et l'absence semblable des deux autres bandes g 2 — g 3.

27. Parvenu k cette limite de l'affleurement marginal Nord-Oneet de noire étage G, noua ferons remarquer, que l'existence de ses trois subdivisiimB g I --^ g 2 *— g 3, est manifeste sur pkis de la moilié de son étendue, c. h d. à partir des environs de Prague jusqu'au vallon de Taohlo- ▼itz. Partout où nous retrouvons les afiSeuremens de ces trois bandes entre ces deux pointa, bous constatons qu^eUes conservent leurs relations stratigrapfaiques, leurs apparences pétrographiques et leurs fossiles distinctiff, comme sur l'affleurement maigîniJ opposé, ou 8ud-£st, décrit ci-dessu&^

Au contraire, dans la seconde moitié de Taffleurement Nord^Ouest, à partir du vallon de Tachlovitz jusqu'au delà de la Béraun,* nous ne pouvons reconnaître que la subdivision inférieure g I , maintenant constamment ses apparences pétrographiques et ses caractères paléonto-^ lexiques.

Considérant d'un autre côté, que dans l'étendue de cette seconde moitié, les calcaires de l'étage G sont iiiimé* diatement recouverts par les formations schisteuses de l'étage H, nous sommes induit à admettre, que l'absence de nos bandes g 2--^ g 3 dans cette contrée, ne saurait être attribuée auit dénudations, mais qu'elle dérive sim-i plement de l'absence primitive de ces dépôts, sur cette, partie de notre bassin calcaire.

Cette inégalité dans l'étendue horizontale de noa formations se manifeste d'une manière analogue, mais in-^ verse, pour les subdivisions de notre étage F. £n effet les calcaires cristallix» blancs et rouges constituant la bande f 2, sont très^développés dans toute la portion Sud- Ouest de notre division supérieure^ tandis que nous.les: trouvons à peine représentés» sur quelques points, dans le centre et vers l'extrémité Nord-Est, où la bande f 1, sivaù, calcaires noirs , est au contraire presque uniformément interposée entre les calcaires de la bande e 2 et ceux de la bande g 1.

Nous aUonB maintenant jeter on coup d'oeil sur les affleuremens secondaires de notre étage Cl, dans l'intérieur de la surface coroprÎBe entre les deux affleuremens principaux que nous venons de parcourir, sur les bords opposés de notre bassin.

AfflenremenB BecondaLres des bandes gl — g2 -- gS.

28. L'ellipse très-alongée qui représ^oite la surface occupée par nos étages G — H, et dont nous avons signalé la troncature vers l'extrémité Sud-Ouest, c. à d. au-delà de la Béraun (p. 60), présente encore dans le sens de son grand axe une longueur d'^iiâron 27 Kilomètres, ainsi que nous venons de le dire. Afin de compléter les élémens de cette surface, dont l'extrémité Nord-Est est figurée sur notre PL 2, nous ajouterons, que sa plus grande largeur, mesurée perpendiculairement au grand axe, varie entre 3500 et 4500 mètres. Cette dimension est trèsconsidérablement accrue sur notre section transverse PI. 1 fig. 6, à. cause de l'obliquité du vallon que nous avons suivL

Au droit de Hostin et Srbsko, c. à d. dans la région où la Béraun traverse notre division supérieure, l'ellipse figurée par les affleuremens marginaux de notre étage 6, présente encore une largeur d'environ 4000 mètres.

Enfin, cette ellipse au droit de sa troncature, entre le Mt. Damil et les environs de Tobolka, n'a pas moins de 3000 mètres de largeur.

Après avoir exposé ces dimensions horizontaleB, nous rappelons que la puissance totale de nos étages G — H, ne peut pas être évaluée en moyenne au dessous de 500 mètres, et celle de l'étage G en particulier au dessous de 300 mètres;

D'après ces données, il est très-aisé de reconnaître, que le nombre des affleuremens secondaires de. notre étage

G doit être très-Hmité sur la surface du bassin qu'il occupe. Pour nous bire une idée du maximum qu'aurait pu atteindre ce chîffréy nous sopposercms deux conditions extrêmes, savoir: Que l'étage H a été complètement enlevé par les dénudationsy et que la masse de l'étage G, rendue indépendante de toute formation sous-jacente , a été reployée a plis serrés et juxtaposés, de manière à placer toutes ses couches suivant une inclinaison verticale, abstraction faite de toute faille &c.

Dans ce cas imaginaire, il est clair que pour connaître le nombre des plis synclinaux, il suffirait de chercher combien de fois le double de la puissance moyenne de l'étage G, c. à d. 600, est contenu dans le diamètre transverse maximum de l'ellipse figurant ses contours, c. à d. 4500. On obtient ainsi en nombre rond, le chiffire de 7 plis, ou bien de 14 affleuremens répétés de l'étage G, dans la largeur du bassin correspondant. C'est évidemment une limite supérieure et impossible dans les conditions réelles qui existent dans notre bassin. Considérons en effet que:

a. L'étage H, loin d'être totalement absent, se voit en plusieurs points interposé entre les nappes redressées de l'étage G, comme le montrent nos sections PI. 1 et 2.

b. Les -couches de G, au lieu d'être redressées verticalement, offrent des inclinaisons très-variables, dont la moyenne ne dépasse guère 45^, comme nous l'avons admis pour plus de simplicité dans nos sections. Ces sections montrent en même temps des surfaces sur lesquelles les couches de cet étage sont ondulées et non redressées.

c. Les dislocations qui ont eu lieu dans notre bassin ont atteint non seulement les étages supérieurs G — H, mais elles ont agi à une profondeur assez grande

pour ramener à la sarfiuie par des plis 6m des fiôDes, les étages fious^jacens E «^ F de notre division sopérienre* Noos avons d^à indiqiié ce fait en passant (p. 60) et notre section PL 1 fg. 6 en préaente un exemple très-marqué, au droit de Lochkov.

D'après ces considérations, nous ne pouvons pas nous attendre à trouver 7 plis synclinaux formés par l'étage G dans la largeur qu'il occupe, et selon tonte apparence, ce chifi&e doit être réduit de prés de moitié. En effet, notre section à travers le bassin calcaire ne jurésente la trace que de 4 plis, et encore ne sont-iU pas tous assez prononcés, pour que la tranche des trois subdivisions de cet étage soit partout complètement exposée* A ces quatre pUs s'ajoutent deux £uUes parallèles à ce même système de perturbations, et que nous avons déjà signalées dans notre dascriptian de la section PI. 1 fig. 6. Ainsi, le nombre de ces dislocations réelles montre l'infériorité à laquelle nous devions nous attendre, par rapport à la liipite purement idéale que nous avons calculée ci-dessus.

Eln suivant la marche adoptée pour décrire la section transverse de notre bassin calcaire, si nous partons de TachlovitsB, nous rencontrons les quatre plis synclinaux et les deux failles dans l'ordre suivant, qu'on peut reconnidtre sur notre profil PI. 1 fig. 6, en attendant notre oarta

L Pli sjmclinal dont l'axe passe par le moulin- Gelinek.

II. Pli synclinal, dont l'axe indéterminé passe à l'aval du moulin Dvorak.

Faille de Dvorzak.

IIL Pli synclinal dont l'axe passe par Chotecz, et qui présente un petit repli dans la même localité.

IV. Pli synclinal dont Taxe passe par le vallon des carrières, à l'amont de Lochkov.

Faille de Lochkov,

Sans le seconrs d'une carte, il serait imj^dBible d'indiquer clairement le tracé de ces plis et; failles dans nétre bassin. Nous nous bornerons donc en ce moment à ajouter quelques mots au sujet de* leur direction.

29. Le pli synclinal au droit du moulin de Gelinek est formé par im double affleurement des deux étages G — H, ainsi que nous Favons fait remarquer ci-desstis (p. 75). Nous avons également constaté (p. 133) qu'à partir du vallon de Tachlovitz jusqu'à l'extrémité Sud-Ouest de notre bassin calcaire, les bandes g 2 — S 3 ne peuvent plus être distinguées, et que, la bande g I paraît seule constituer les affleuremens de l'étage G. Nous ferons observer de plus, que les deux nappes opposées de ce pli étant très-rappro*^ chées, il est posible qu'il ne s'étende pas à une grande distance, ni vers le Sud-Ouest, ni vers le Nord-Est, car le bassin va en se rétrécissant gradueUement dans ces deux directions contraires. Dans tous les cas, le terrain étant couvert, nous ne pouvons suivre ce pli d'une nianièm certaine, ni dans un sens, ni dans Vautre, à partir de la localité où son existence est évidente sur l'étendue de quel* ques centaibes de mètres, parallèlement au grand alte de notre massif calcaireJ

30. Le pli synclinal au droit du moulin Dvoriak n'est pas aussi complet que le précédent, parce que l'étage If manque au centre, et que la seconde nappe a été tronquée par la iUlle signalée à Taval de cette localité. Par compensation, l'étendue longitudinale et la direction de ce plî, sont relativement mieux indiqués* Ea effet, du côté du Sud-Ouest, si nous traversons le vallon, nous trouvons vers le sommet du coteau droit, vtn peu au desstis du village de GheynitK b^ti sur son versant, une coulée de trapp d'environ 25 mètres d'épaisseur, ; et panussant former le prolMgement de celle qui est intercalée dans la bande g 2, an droit du moulin DvorSak. Elle est associëë à des couches calcaires à petits nodules jaunes et rouges, qui représenteraient les couches* bigarrées ou les couefaeè infé-

rienrea de g 3. La surface du sol ne permet pas de bien distinguer en ce point toute la série des formations. On peut voir cette coulée sur ^ une longueur de 300 mètres dans la même direction , à la faveur d'un chemin creux entre les champs. Le point où elle disparaît est à environ 1000 mètres du moulin Dvoriak. Plus loin vers le Sud- Ouest, on ne peut suivre aucune formation sous les terres qui couvrent le plateau. ^

Dans le s^is opposé, c. à d. en partant du moulin Dvori^, vers le Nord-Est, nous avons déjà constaté que ra£9eurement de g 2, et par conséquent la nappe du pli dont il fait partie, se prolonge visiblement à quelques centaines de mètres, de sorte qu'on peut évaluer à 1500 mètres rétendue sur laquelle ce pli synclinal peut être reconnu.

Il est vraisemblable que le pli anticb'nal compliqué d'une faille et figuré entre le moulin Dvorîak et Chotecz, se prolonge vers le. Nord-£st à travers le grand ravin Panaczkova Rokle, vers le sommet du petit vallon latéral de Hinter Eopanina et Zmrzlik* Dans ces deux localités, nous retrouvons les formations inférieures à l'étage G ramenées au jour, et notanunent les couches fossilifères de l'étage E) avec Orthoc. Bohemicum^ un grand nombre de Céphalopodes &c. &c. Mais la conne^on entre les lambeaux iaolés de ces affleuremens est difficile à constater à travers les plateaux couverts par la terre végétale, aana trace ni fragmens des roches sous-jacentes. Cependant, leurs directions comparées sur notre carte fourniront. à ce sujet des données très-rapprochées de la vérité.

31. Le pli synclinal au droit de Chotecz, combiné avec un petit repli que nous avons figuré, présente égale- >^ment dans ses deux nappes la série complète des trois bandes de l'étage G, surmontées par des lambeaux de l'étage H. On peut reconnaître chacune des bandes calcaires, non seulement sur les coteaux, mais encore au fond du vallon, où elles se montrent sous la forme de bar-

rages naturels, qui ont été ourerts de main d'homme, pour faciliter 'le passée des eaux.

Dans la direction vers le Nord-Est , le pli synclinal de Chûtecz peut être aisément suivi, du moins par Tune de ses nappes. C'est celle qui s'incline vers le Nord-Ouest, et dans la direction de laquelle se prolonge notre section, à partir du moulin Zimmermann jusqu'au petit yallon laté* rai de Hinter Kopanina, c à d. sur une distance d'envi-: ron 3000 mètres^ ainsi que nous l'avons expliqué ei-dessus (p. 84). Les sinuosités du vallon principal, à l'aval de Chotecz, ayant fortement entamé cette nappe sur plusieurs points, les coteaux présentent des sections transverses tjpèa^ instructives. Nous citerons particulièrement celle qui est exposée au droit de l'étang du moulin de Vavrovitz, et qui montre la tranche de trois bandes gl — g2' — gâ dans leur ordre naturel de superposition, et plongeant régulièrement vers le Nord-Ouest.

Le petit vallon latéral de Hinter-Kopanina forme la limite jusqu'à laquelle nous pouvons reconnaître le pli de Chotecz.

Dans la direction opposée, c à d. Sud-Ouest, les nappes du pli de Choteos peuvent être suivies jusqu'au sommet du c&teau droit, où elles se cachent sous les terres du plateau. Notre carte fournira cependant les moyens de reconnaître, par diverses traces intermédiaires, leur connexion avec les masses calcaires qui reparaissent à la surface du sol, dans les environs de Klein Eucharz^ Gross Eucharz, Tmo-Augezd, Bubovitz &c. &c« et qui se prolongent jusqu'à la vallée de la Béraun.

Malgré l'intervalle d'environ 12,000 mètres qui s'étend dans cette direction, sans aucune apparition des bandes gZ — g 3 qu'on puisse assigner au prolongement du pli de Chotecz, nous devons mentionner ici les affleuremens de ces deux bandes qui çont visibles à Srbsko, sur les

deux bords opposés de la B^aon, comme pouvant représenter la même ligne de dislocation , ou une ligne très rapprochée.

L'un de ces affleuremens de g 2 est placé à Feutrée de SrbskOy du côté de Karlstein. Il repose visiblement sur les calcaires de g I et il peut être suivi jusqu'à la prairie bordant la rivière. Il est caractérisé, non seulement par les schistes propres à la bande g 2, mais encore par les couches bigarrées, exposées immédiatement au dessus, et passant sous les premières maisons. Ces couches fortement colorées sont recouvertes à leur tour, par les calcaires de g 3, qui s'élèvent en collines sur la rive gauche du ruisseaii qui traverse le village. Ainsi, toute la série des formations de l'étage G est exposée sur cette ligne, qui est très rapprochée du grand affleurement marginal décrit cidessus (p. 121).

La bande schisteuse g 2 qui nous sert de guide, reparaît sur le coteau droit de la Béraun, vis-à-vis Srbsko, stu* les islus du gi*and chemin montant vers Tetin. L'intercalation régulière de cette formation, entre les bandes calcaires g I — g 3 est très apparente le long de ces talus, comme sur ceux du chemin de fer placé au dessous. Elle est d'ailleurs très visible sur les escarpemens de la haute montagne na Zmale^ qui dominent et complètent cette section naturelle.

Outre la présence des sphéroides calcaires dans les schistes de g 2, nous avons recueilli dans cette localité la plupart des fossiles caractéristiques de cette bande, soit sur le bord du chemin, soit dans la cave du gardien No. 31, creusée dans la masse schisteuse, contre le tîhemin de fer.

Bien que tout cet affleurement de G sur la rive droite soit un peu rejeté vers le Nord, par rapport à ceïui que nous venons de décrire sur la rive gaui^e, à l'entrée de Srbsko, il est probable qu'ils ont formé originairement

le prolongement Tun de l'autre. Le rejet horizontal qui a rompu leur alignement primitif s'expliquerait aisément par l'effet de deux fractures voisines, savoir: la grande fracture transverse et oblique où coule la Béraun et la fracture longitudinale dont la trace est bien mai*quée dans le petit vallon de Eoda, c. à d. au (àed Sud du Mt. na Zvisle, que nous venons de mentionner.

32. Lie quatrième pli synclinal que nous avons indiqué ci-dessus est celui dont l'axe correspond au grand ravin des carrières, un peu en amont de Lochkov. Les circonstances locales ne permettent pas de suivre les nappes de ce pli sur le coteau boisé qui s'élève sur la rive droite du vallon, ni sur le plateau qui s'étend au-delà vers le Sud-Ouest Mais dans la direction opposée, ou Nord-Est, le ravin remontant vers la plaine élevée de Slivenetz nous montre que le pli se dirige à peu près vers ce village, probablement sans l'atteindre* Deux circonstances concourent à faire naître cette oppinion. D'abord, les parois de ce ravin se rapjMroehent rapidement dans la direction Nord- Est Ënauite, les calcaires qui forment les parois sont ceux de la bande g 1, qui reste seule dans cette contrée. Nous rm^pelons que nous avons déjà signalé ci-dessus (p. 90) la disparition semblable des deux bandes g 2 — g 3 au droit de la faille de Loobkov. D'après ces apparemees, le pli des carritees ne saurait avoir beaucoup de profondeur, ni par conséquent une grande étendue horiaontale.

33. En somme, les affleuremens secondaires des bandes g 1 — - g 2 — g 3, relativement beaucoup moins prolongés que leurs affleuremens marginaux, contribuent cependant à nous montrer la constance dans les cariactères pétrographiques et paléontologues de chacune d'elles, sur toute son étendue horizontale. Ils nous fournissent en même temps des données très-utiles pour la détermination de cette étendue, évidemment inégale sur la surfSeu^e de notre bassin. Enfin, leur direction constamment^ concenteique à celle des grands affleuremens marginaux est une

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preuve de la régularité des dislocations principales, subies par notre massif calcaire, par l'effet des compressions latérales, dirigées à peu près normalement à l'axe longitudinal du bassin.

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