II. Seeonde catégorie
L'Angleterre, l'tle d'Oesel et le Harz forment une seconde oatégorie, dans laquelle les caractères de la faune de nos étagea G — H, énumérés ci-dessus, sont en partie représentés.
En Angleterre, nous trouvons dans certaines parties de l'étage de Ludlow et dans les Pas^4tge beds^ 6 genres de poissons associés avec divers fossiles oflfrant le caractère Silurien. Mais^ parmi ces poissons, il n'y a jusqu'ici aucune trace des types cuirassés. Les Trilobites manquant presque c(»nplètement sur cet horison, les DalmauUeê du groupe de JJaJbn. JScuusnumnij et les Bronteus n'y sont paa représentés. U en est ^ marne des Nautilides à ouverture contractée. Les OoniatiÉM sont inconnus dana cet foamatiûns, ainsi que CardUola retrastriata.
Dims Pile d'Oesel, les poissons se montrent avec \m^ variété extraordinaire de formes, classées dans près de 50 espèces. Parmi les types se trouvent aussi, comme dans notre étage G, Cocoosteus et Asterolepis. Ce dernier fournit même deux espèces, A. Harderi et A. degana^ que notre savant maître, M. le Doct. Pander, considère comme trèsrapprochées de celles de la Bohême. Mais ces nombreux poissons sont associés, dans File d'Oesel, avec beaucoup de fossiles caractéristiques de la première phase de notre faune troisième, tandis que les formes de Crustacés et de Céphalopodes, que nous venons de citer, comme caractérisant avec nos poissons la dernière phase de cette faune, manquent totalement. Aineli^ cette île nous présente l'association de certains élémens, qui distiguent en Bohême et même en Angleterre, des horizons divers.
Dans le Harz, malgré Texiguité relative du nombre des fossiles fournis pas les formations Siluriennes, la pré* sence du genre Ctenacatiihus parmi les poissons, et des types Dalmanites et Bronteus parmi les Trilobites, associés à diverses «formes d'apparence dévonienne, permettent de supposer, avec beaucoup de vraisemblance, que les calcaires de Mëgdesprung représentent une époque rapprochée de celle de nos étages G — H. Les Céphalopodes à ouverture contractée et les Goniatites n'ont pas encore été observés sur cet horizon. Nous avons fait aussi remarquer dans ces dépôts, Texistence de nombreuses variétés de Capuloides, qui rappellent la fréquence de ces formes sur les horizons supérieurs de la faune troisième, dans TËtat de New- York. •
IIL Troisième catégorie.
Dans les Etats-Unis d'Amérique, et plus particulièrement dans FËtat de N. York, le groupe supérieur de Helderberg nous présente les principaux caractères qui distinquent la faune de nos étages G — H, savoir: l'apparition sporadique des poissons cuirassés; la présence du genre
Calymerie parmi les Trilobites et le plus grand développement du type Dalmamtes; la réapparition et la fréquence relative des Nautilides.
Par ses Gastéropodes, Acéphales et Brachiopodes, le groupe américain offire avec les faunes dévoniennes de l'Europe des connexions spécifiques plus nombreuses que les étages de Bohème comparés. Mais ces connexions sont compensées par la présence, dans ces derniers, du type OoniatiteSf et de Cardiola retrostriata ^ qui ne paraissent pas exister ^ans les dépôts du groupe supérieur de Helderberg. •
En somme, la représentation relativement la plus complète que nous puissions reconnaître pour nos étages G — H, se trouverait dans FEtat de N. York, situé dans la grande zone paléozoique du Nord.